Troisième Nocturne de la création: Le mariage parfait entre créativité et vie académique

0
863
Maryse Paquin, Catherine Parissier, Jean Asselin et Valérie Therrien (respectivement président du C.A. et directrice générale par intérim du Musée québécois de culture populaire) ainsi que Patricia Comeau. Photo: Gracieuseté
Maryse Paquin, Catherine Parissier, Jean Asselin et Valérie Therrien (respectivement président du C.A. et directrice générale par intérim du Musée québécois de culture populaire) ainsi que Patricia Comeau. Photo: Micheal O’Cain

Le jeudi 1er décembre dernier, au Musée québécois de culture populaire, se tenait la troisième édition de la Nocturne de la création. Mise sur pied par la professeure à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) Maryse Paquin, cette soirée visait notamment à rendre accessibles les arts à la population et à offrir aux étudiants l’occasion de mettre en pratique leurs connaissances.

L’évènement, supervisé par madame Paquin, est coordonné par cinq étudiants. Quatre d’entre eux suivent le programme du baccalauréat en loisir, culture et tourisme (Camille Couvrette, Alicia Lemieux, Patricia Comeau et Marc-André Beauchamp) et un autre est au baccalauréat en communication sociale (Jonathan Regnière). Ce comité organisateur est relié à un projet d’intervention dans la communauté (PICOM). Il s’agit donc pour ses membres d’enrichir leur parcours académique par une expérience sur le terrain.

En plus des cinq étudiants mentionnés ci-haut, la Nocturne implique ceux faisant partie du cours Culture, citoyenneté et milieux de vie, enseigné par madame Paquin. Leurs tâches étaient bien reparties pour assurer une organisation bien huilée: accueil des visiteurs, logistique, présentation des créations artistiques.

Avec la partie création, le public a pu se faire raconter une histoire de pêche (poissons en chair et en os en sus) et une légende; mieux connaître l’histoire du Québec selon la thématique de l’hiver; créer une bande dessinée; assister à une mise en scène dans l’ascenseur; collaborer à une séance de peinture corporelle (body painting); connaître sous une forme théâtrale l’histoire des communications; jouer à la chaise musicale; s’adonner à une séance de bruitage; rencontrer deux sculptures vivantes expliquant les lieux où elles étaient.

Le temps d’une soirée, vie muséale et milieu étudiant se sont mariés pour offrir une cérémonie des plus colorées au public.

Une équipe mobile (formée par Valérie Avard, Stéphanie Belcourt, Laurence Gagné, Marie-Ève Lépine et Alexandra Milot) se promenait avec des masques à travers les différents endroits et activités. Le but des cinq comparses: s’immiscer dans la foule, jouer les spectatrices masquées et exagérer leurs réactions afin de déstabiliser les gens. Par exemple, les cinq joyeuses luronnes ont volontairement provoqué un photobomb incluant les dignitaires présents au Musée. Parmi ceux-ci, mentionnons la vice-rectrice aux études et à la formation de l’UQTR, madame Catherine Parissier.

De Grenoble à Trois-Rivières

Maryse Paquin a eu l’idée de la Nocturne de la création alors qu’elle séjournait à Grenoble. La ville française organise depuis plus d’une douzaine d’années une Nocturne des étudiants. Marquée par cette expérience, la professeure du Département d’études en loisir, culture et tourisme souhaitait donner naissance à un évènement similaire. D’un autre côté, madame Paquin déplorait l’absence dans le cursus scolaire d’une activité permettant aux étudiants de vivre une expérience sur le terrain en dehors des stages.

L’instigatrice de l’activité a donc la volonté d’offrir à de futurs diplômés l’opportunité de mieux maîtriser les aspects techniques reliés aux tâches exigées, de vivre ainsi les rouages du terrain. Une telle expérience s’avère, selon madame Paquin, bénéfique pour les étudiants.

Un des objectifs de la Nocturne est également de favoriser la rencontre entre la jeunesse et le monde muséal selon une formule dont le but consiste à rendre le résultat final intéressant et actuel. Pour la professeure du cours Culture, citoyenneté et milieux de vie, la médiation culturelle (soit la rencontre entre le milieu culturel et la population) est essentielle pour valoriser le patrimoine et la mémoire collective. Madame Paquin a donné l’exemple en ayant fourni des objets anciens dans le cadre de l’activité «Manipulation d’objets antiques», incluse dans la programmation de la Nocturne.

Cette année, cette manifestation culturelle était ouverte pour la première fois au public. Des navettes ont même été offertes gratuitement aux étudiants du niveau collégial. Une activité parfaite pour relier académique, promotion du patrimoine et volonté d’accessibilité pour la population.

Jack Saloon A2018

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here