Un groupe électro de Montréal s’amène à Trois-Rivières: Le Centre artistique Pauline-Julien accueille Hologramme

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Les trois membres du groupe présents se laissaient transporter dans leur univers musical électronique. Photo: Edena Sawyer
Les trois membres du groupe présents se laissaient transporter dans leur univers musical électronique. Photo: Edena Sawyer

Groupe montréalais créé tout récemment en 2015, Hologramme avait commencé à mûrir bien avant dans la tête de Clément Leduc. Musicien universitaire de l’UQAM, amateur de claviers et de toutes les sonorités qu’ils peuvent apporter, Leduc s’est mis à composer des pièces, avant de recruter d’autres musiciens, afin de compléter son beau projet.

Une ambiance toute en électro

Le début de la soirée a été assuré par l’excellent DJ FunkyFalz, qui a fait danser quelques personnes jusqu’à l’arrivée du groupe, à 22h. L’ambiance et le rythme électro se sont installés dès l’arrivée des spectateurs dans la belle salle du Centre artistique Pauline-Julien. De grandes toiles de la peintre Yolande Bernier étaient exposées sur les murs, créant un drôle de mélange avec la musique jouée. Mais c’est là le propre du centre: mélanger les genres artistiques, et offrir le tout au public.

Trois membres sur quatre du groupe Hologramme ont alors fait leur entrée. Leduc, toujours derrière ses claviers, a commencé la soirée en entamant la pièce «Ouverture», la première figurant sur leur premier disque éponyme. Les deux autres musiciens l’ont rejoint ensuite; Laurent St-Pierre derrière sa batterie, et Rémi Chenette derrière sa machine à sons, qui produisait toutes les sonorités possibles et agrémentait du même coup la musicalité installée par le synthétiseur.

Même les lumières éclairant la scène et la salle contribuaient à créer une ambiance éclatée propre au groupe. Sa musique, en ce point semblable, faisait littéralement voyager les spectateurs en des lieux aussi incongrus qu’imaginaires. «On s’en va sous l’eau!» C’était le leader du groupe qui nous indiquait parfois en paroles où il voulait nous emmener, dans quels univers il souhaitait nous faire voyager.

C’est un style qui ressemble à ce genre expérimental que l’on entend lors d’une soirée dans un bar du centre-ville, le genre qui nous marque et qui nous donne toujours un sentiment mitigé, à savoir si l’on aime ça ou pas.

Un style musical peu commun

Pour une oreille non habituée à ce genre de musique, il peut être difficile de s’en approcher et d’en comprendre toutes les particularités musicales. Le groupe Hologramme rejoint le genre du rock-électro, quelquefois du pop-électro, en gardant toujours à sa source l’influence du son du synthétiseur des années 70, l’époque où celui-ci a commencé. Il n’y a pratiquement pas de paroles, seulement des séquences de sons ou de mélodies parfois préenregistrées qui se répètent et qui forment la base de la pièce musicale.

C’est un style qui ressemble à ce genre expérimental que l’on entend lors d’une soirée dans un bar du centre-ville, le genre qui nous marque et qui nous donne toujours un sentiment mitigé, à savoir si l’on aime ou pas. Mais ici, le groupe Hologramme donnait à voir un autre côté de ce style peu commun, beaucoup plus agréable et attirant. La preuve était même visible chez deux jeunes spectatrices qui dansaient de leur manière contemporaine, au grand plaisir du groupe et du reste de l’assemblée.

Hologramme a son côté expérimental, mais sans trop s’éloigner de ce petit quelque chose qui accroche les gens, en restant toujours près du genre qu’ils représentent: l’électro. Après ce qu’ils ont offert le 25 novembre dernier, il ne serait pas surprenant de les voir revenir bientôt avec quelque chose d’encore plus poussé et d’encore plus personnel. C’est souvent avec le temps et après une bonne recherche musicale que l’on trouve le genre qui nous est propre. Et Hologramme ne semble pas bien loin du sien.

Jack Saloon A2018

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