20 ans de la Galerie R3: Conversations altérées

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Lorraine Beaulieu, attachée d‘administration responsable de la Galerie R3 et Karine Bouchard, historienne de l’art et chargée de cours. Oeuvre en arrière-plan : Jérémie Deschamps-Bussières, La Réunion, 2013. Crédit: PBoissonnet.

Les musées et salles d’expositions ont eu la possibilité de rouvrir à la suite de l’annonce du passage de la Mauricie en zone orange. L’équipe Zone Campus a été invitée pour célébrer la réouverture de la Galerie R3. En plus de la réouverture, c’est l’exposition Conversations altérées qui fut annoncée. Cette dernière se déroulera du 10 au 31 mars.

Petite histoire de la galerie

L’exposition est présentée par Lorraine Beaulieu, directrice de la galerie et par Karine Bouchard, historienne de l’art, chargée de cours et membre du comité de la collection de l’UQTR. La directrice était présente pour annoncer la réouverture de la Galerie R3, mais aussi pour nous parler de son historique. Fondée au début des années 2000, elle était à l’origine située dans le pavillon Nérée-Beauchemin et évoluait sous le nom CEDAS. Elle était à cette époque dirigée par le département des arts de l’UQTR. Elle a depuis pris le nom «R3» qui rappelle d’une part les dimensions du cube blanc, considéré comme l’environnement dans lequel les œuvres se livrent le mieux, et d’autre part, la ville de Trois-Rivières.

Depuis 2013, elle a changé d’emplacement et est maintenant annexée au pavillon Benjamin-Sulte. Dans ce que Madame Beaulieu appelle le «laboratoire de création» de l’UQTR, le travail est considéré comme professionnel et il est reconnu par la communauté artistique de la région. C’est une fierté de la Galerie R3 que de contribuer à une ville d’art, d’histoire et de culture, souligne Madame Beaulieu.

Conversations altérées

L’exposition, créée avec l’aide de Karine Bouchard, regroupe 39 œuvres tirés de la collection de l’UQTR, de 1975 à aujourd’hui. Avec ces 39 œuvres, Madame Bouchard a voulu «faire converger la réalité actuelle, les états issus d’expérience et de situations qu’on vit en temps de pandémie, aux situations vécus imaginés par des artistes».

La scénographie de l’exposition a été réalisée par Karine Bouchard, avec le but d’abolir les hiérarchies inhérentes au musée d’art. En regroupant par thématiques anachroniques, l’exposition fait «résonner des œuvres du début de la collection avec des œuvres actuelles». Les œuvres sont disposées en trois volets: Présences, Spatialités et Solitudes.

À la conférence de presse était présent Jean-François Hinse, responsable des communications de l’UQTR. Jean Lamarche, le maire de Trois-Rivières, était aussi présent. L’homme politique a souligné l’importance de la Galerie R3 comme «lieu de diffusion et d’ouverture sur le monde».

Parmi les autres invités, nous avons eu la chance d’avoir quelques mots du nouveau recteur de l’université, M. Christian Blanchette. Bien qu’il ait découvert la Galerie depuis peu, M. Blanchette soulignait l’importance de ce lieu pour la santé mentale. M. Blanchette en a profité pour parler de son amour de l’art. Les œuvres d’art lui permettent de se laisser aller à l’émotion et de se ressourcer.

L’administration de la Galerie R3 espère, dans un avenir proche, célébrer ses 20 ans avec moins de sobriété.

La Galerie R3 est ouverte au public du mercredi au vendredi, de 13h à 17h. L’exposition Conversations altérées se déroulera jusqu’au 31 mars.

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