7, 4M$ de compressions en 2014 à l’UQTR: Avenir budgétaire inconnu

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Pour l’année 2014-2015, l’UQTR a dû revoir son budget de 7,4M$.
Pour l’année 2014-2015, l’UQTR a dû revoir son budget de 7,4M$.

La mauvaise nouvelle était arrivée en juin dernier. L’Université du Québec à Trois-Rivières allait connaître une baisse totale de ses subventions gouvernementales de 7,4M$. Malgré un budget équilibré pour l’année 2014-2015, l’université ne connait pas son avenir budgétaire pour l’année prochaine et doit ainsi travailler dans un environnement inconnu.

Les compressions avaient commencé à l’été dernier avec une première annonce le 5 juin de plus de 4M$ millions de coupures, suivies d’un retrait partiel de réinvestissement stratégique d’environ 2M$ de dollars, pour terminer avec une autre coupure de 1M$ au mois d’août. C’est un total de 7,4 millions de dollars que l’université a dû combler afin de rééquilibrer son budget.

Jointe au téléphone par le Zone Campus, la vice-rectrice aux finances de l’UQTR, Johanne Giguère, expliquait que l’administration avait réparti les coupures budgétaires imposées au prorata dans l’université. Ces coupures ont donc été opérées au niveau des quatre vice-rectorats. Ainsi, le vice-rectorat aux finances, le vice-rectorat à la recherche et au développement et le vice-rectorat aux études et à la formation ont réduit leur budget de fonctionnement de 18% chacun. Le vice-rectorat aux ressources humaines a quant à lui revu 10% de son budget.

Pour équilibrer son budget 2014-2015 à la suite des compressions, l’UQTR a procédé à des coupures de nature administrative avec une stratégie à deux niveaux, soit une optimisation des services ainsi qu’une réduction des frais administratifs. Néanmoins, Johanne Giguère tient à préciser que l’augmentation de 2,94% de la population étudiante a permis une plus grande rentrée de fonds et donc de limiter les coupures dans les différents vice-rectorats.

Jointe au téléphone par le Zone Campus, la vice-rectrice aux finances de l’UQTR, Johanne Giguère, expliquait que l’administration avait réparti les coupures budgétaires imposées au prorata dans l’université.

Quant aux rumeurs concernant des fermetures de programmes, la vice-rectrice aux finances déclarait: «Pour le moment, aucune fermeture de programme n’est envisagée. Ce n’est pas dans l’intérêt de l’UQTR de fermer un programme même si celui-ci n’accueille que quelques élèves.»

Pas de services aux étudiants en moins

Même si le vice-rectorat aux études et à la formation a dû revoir son budget de 18%, François-René Lord, le directeur du service aux étudiants (SAE) affirmait au Zone Campus qu’aucun service n’avait été supprimé. Deux postes n’ont toutefois pas été renouvelés, dont un départ à la retraite. Concrètement, l’année passée, le SAE employait trois conseillères d’orientation alors que cette année, il n’y en a que deux. L’impact de cette mesure se traduit néanmoins par une augmentation du temps d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous.

De plus, le budget de fonctionnement au niveau du service de psychologie qui servait à payer un étudiant stagiaire a également été revu à la baisse ainsi que les supports aux activités étudiantes qui ont dû être coupés de 20%. Il y a également eu une diminution du nombre d’ateliers offerts aux étudiants, comme les ateliers de gestion des études, et le programme de parrainage pour les étudiants étrangers a été supprimé. Face à cette compression de 320 000$ pour son service, François-René Lord expliquait: «Notre objectif dans l’équipe est de faire le maximum avec les ressources que l’on a. Ça nous a obligés à nous questionner sur la somme des services qu’on offre, à savoir s’ils sont toujours d’actualité, en fonction des besoins des étudiants. On n’a pas eu le choix de se questionner.»

Concernant le budget pour l’année 2015-2016 à déposer en avril prochain, Mme Giguère déclare qu’il n’y a actuellement aucun indicateur du gouvernement et qu’il faut donc travailler dans un environnement inconnu pour le moment.

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