
Le Comité de Solidarité Trois-Rivières est un organisme qui travaille depuis longtemps sur des enjeux comme le racisme, l’injustice sociale et le vivre-ensemble. Son objectif est simple, mais essentiel : créer des espaces pour réfléchir, échanger et surtout agir. Cette semaine, l’organisme a décidé de marquer le coup pour la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale avec deux événements complémentaires. L’idée ? Sensibiliser autrement, sortir du cadre habituel, et donner envie aux gens de s’impliquer. Entre humour et mobilisation dans la rue, le message est clair : il faut en parler, et surtout, il faut le faire ensemble.
Faire passer des messages autrement : Le stand-up comme miroir social
Le Zone Campus s’est alors rendu au premier événement de l’organisme jeudi le 19 mars, une soirée stand-up avec quatre humoristes, animée par la talentueuse Emna Achour. Les artistes présents n’avaient clairement pas la langue dans leur poche. Coralie Laperrière, Xavier Boisrond et Érika Suarez ont présenté des numéros drôles et intelligents. Leurs sketchs étaient très ancrés dans le réel. Tout au long de la soirée, les rires se sont enchaînés dans la salle ; le public est resté attentif à chaque performance. Les numéros alternaient humour et réflexions sur des réalités vécues, créant un lien direct avec les spectateurs.
Et justement, c’est là que le format prend tout son sens. Parler de sujets comme le racisme à travers l’humour change la manière dont ils sont reçus. Le stand-up crée une proximité immédiate avec le public, ce qui rend les propos plus directs et plus faciles à entendre. Au lieu d’un discours formel, les messages passent par des histoires, des situations concrètes, souvent tirées du quotidien. On ne se sent pas attaqué, on se sent invité à réfléchir. L’humour fait passer des messages de manière subtile : parfois, il est même plus efficace qu’on ne le pense. On rit, quelques secondes après, on réalise. Et ça reste. Ce décalage donne aux propos une portée différente, souvent plus marquante, parce qu’ils s’inscrivent dans un moment partagé et accessible à tous.
« On est tous comme du bon vin : on devient meilleur avec le temps», Erika suarez.
Un sourire sur toutes les lèvres, mais aussi une belle invitation à réfléchir à soi et changer ce qui doit l’être, dépasser ses préjugés. Ensemble, on peut faire progresser la société.

Des rendez-vous qui divertissent et qui font réfléchir
Encore une fois, le Comité de Solidarité Trois-Rivières a réussi son pari. Ce genre de soirée, ce n’est pas juste du divertissement, ça fait réfléchir, sans forcer. Ce n’est pas la première fois qu’il propose ce type de format. On se souvient de ses soirées de courts-métrages engagés, qui abordaient déjà des thèmes comme le racisme ou les violences. Ces initiatives offrent des espaces où le public peut vivre un moment culturel. Elles permettent aussi d’être exposé à des réalités sociales. Sans prétendre transformer les choses instantanément, ces événements participent à nourrir la réflexion et à susciter des discussions.
De la soirée au mouvement : agir contre le racisme

Et la suite est arrivée vite. Le deuxième événement a eu lieu ce dimanche 22 mars, et cette fois, dans la rue. Une grande marche était organisée à Trois-Rivières pour dire haut et fort que le racisme n’a pas sa place ici, alors que les discours anti-immigration sont de plus en plus présents. Des décisions comme l’élimination du PEQ suscitent des réactions. Les actions de l’ICE au sud de la frontière choquent le public. Dans ce contexte, rester silencieux n’est plus une option. Le départ était prévu à 13 h 30 au stationnement Papineau du Cégep de Trois-Rivières. Des prises de parole et des surprises artistiques étaient au programme. Que ce soit par le rire ou par la marche, chaque geste compte. Et parfois, tout commence par une simple soirée où on vient juste… pour rire.
Si tu veux passer une soirée agréable et détendue, tout en ayant matière à réfléchir, suis la page Facebook du Comité de Solidarité Trois-Rivières ou visite son site internet pour ne rien manquer.




