Carnet d’une globe-trotteuse : Venise – Sur les flots du romantisme italien

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Italie, belle Italie. Il est de ces contrées à la beauté fascinante, au charme irrésistible. Des lieux qui s’imposent sans prévenir, qui marquent durablement, sans que l’on sache vraiment expliquer pourquoi. La botte italienne fait incontestablement partie de celles-là. Venise, mondialement réputée pour ses gondoles et masques vénitiens, ne nuit certainement pas à la réputation du pays. Quiconque y pose un pied en repart foncièrement différent, mû par l’élégance et l’unicité de ses rues dénuées de véhicules. Cap sur les canaux les plus romantiques du monde. 

Coucher de soleil sur le Grand Canal de Venise. Crédits : Journaliste.

Direction Venise, le coup de cœur assuré

Comment expliquer que certains endroits nous marquent plus que d’autres ? Peut-être parce qu’ils résonnent vivement, sans bruit, avec quelque chose de profondément intime. À Venise, le dépaysement commence avant même d’y poser le pied. La ville extracontinentale est reliée au monde par un long pont, seule attache terrestre de cet ailleurs. Une fois franchie, plus aucune voiture. Ici, on marche sur ses pavés autant qu’on fend ses eaux

La cité aquatique répartie en une centaine d’îlots ne saurait être vue autrement que comme un véritable joyau architectural, paysager et culturel. Son nombre de ponts incalculables en fait un lieu labyrinthique immense. À Venise, se perdre n’est pas un échec : c’est une nécessité, une règle tacite. Chaque ruelle étroite débouche sur une surprise, chaque pont offre un nouveau point de vue, et le temps semble s’étirer à chacun de ses recoins. 

Oeuvres en verre soufflé, savoir-faire ancestral de l’île de Murano au large de Venise. Crédits : Journaliste.

Bien sûr, il faut garder en tête qu’accéder à la beauté de cet endroit hors du commun a un prix. Il faut, par exemple, compter environ 60$ pour une passe de transports de trois jours, tandis que les cafés et glaces atteignent des sommets assez exorbitants. Mais face à l’émerveillement engendré par sa découverte, les chiffres vénitiens s’effacent presque à notre insu. Car Venise se vit pleinement, et la trace qu’elle laisse est bien plus précieuse que toute somme. 

Le Campanile, cette tour haute d’une centaine de mètres, surplombant Venise et sa lagune. Crédits : Journaliste.

L’âme de Venise : ses douces eaux 

L’eau est omniprésente à Venise : elle en est l’âme, la force et les fondations. La cité, érigée dès l’an 421 sur des pieux enfoncés dans la vase, semble flotter et résister au temps, comme protégée par ses propres canaux. Chaque maison, chaque pont, chaque dédale tient grâce à ce lien intime entre la ville et l’eau, comme si celle-ci la portait, la façonnait et lui offrait sa pérennité.

Là-bas, l’eau dicte le rythme de la ville et de ses passagers. Les vaporettos évoluent dans les artères vivantes, transports habitants habitués et touristes fascinés le long du Grand Canal. Fait déroutant : même les ambulances et la police naviguent sur l’eau, imposant un tempo d’urgence particulier, loin du vacarme des klaxons automobiles et du stress des feux rouges. Dans les ruelles secondaires, les gondoles amoureuses glissent doucement dans le calme et l’intimité des gorges étroites

Se laisser porter par les eaux, c’est s’accorder à leur cadence : ressentir ses clapotis réguliers, admirer les contours de la ville, regarder le soleil danser sur les façades colorées. Les bâtiments semblent eux-mêmes s’incliner vers le canal, comme pour le remercier de les maintenir si fiers et droits. On comprend vite la magie qui s’opère dans le cœur des visiteurs : chaque instant émerveille, surprend et se transforme en une parenthèse suspendue d’un temps oublié.      

Burano, la multicolore, ses maisons colorées et ses canaux étroits. Crédits : Journaliste.

Une v-île aux mille visages

Mais impossible d’éviter la foule qui se presse aux emblèmes tangibles de Venise. La place Saint-Marc, véritable cœur battant de la ville, impressionne par sa grandeur et sa majesté. Avec ses façades sculptées et sa magnifique basilique surmontée du Campanile, tour de 98 mètres offrant un point de vue remarquable sur la lagune, elle représente un immanquable inoubliable. Quelques vaguelettes plus loin, le pont des Soupirs captive immédiatement par sa beauté, autant que par sa part de légende. Un millier d’autres détails font de la Sérénissime une place pleine de charme : flâner dans ses recoins, c’est sentir et respirer Venise au plus profond de soi

Au-delà du centre historique, la lagune dévoile des îles au charme unique. La multicolore Burano se distingue par ses maisons aux façades éclatantes, se reflétant dans les canaux comme autant de touches d’un tableau vivant, mouvant. Ses ruelles enserrées et ses ponts minuscules invitent à de nouvelles découvertes, propices à l’éblouissement de ses visiteurs. À quelques encablures, Murano offre un contraste fascinant : ici, l’art du verre soufflé rythme l’espace et le temps. Les nombreux ateliers et boutiques confient au monde un savoir-faire millénarial dont les conceptions naissent du feu et de l’eau. Impossible de rester de marbre devant cette fragilité hypnotique

Terres en eau, ciels en feu

Le soleil déclinant sur Venise annonce le début d’une nouvelle contemplation. Les canaux s’embrasent de teintes polychromes, tandis que les dernières clartés du soir illuminent palais et ponts. Chaque gondole glissant sur l’eau se transforme en silhouette poétique dans ce décor incandescent. Chaque reflet est un instant fragilement suspendu que le temps semble vouloir retenir. 

Dans cette éclatante douceur, chaque détail prend des allures de poème à réciter au monde entier. Le ciel embrase la lagune, et le clapotis des gondoles devient une musique légère, presque fragile. Venise se fait alors confidentielle, intime, suspendue entre lumière et eau, offrant à qui la regarde un souvenir aussi fugace qu’éternel. Le temps s’efface, et l’on comprend que chaque coucher de soleil ici n’est pas seulement un spectacle : c’est une émotion gravée au cœur, un moment que l’on voudrait retenir à jamais.

Le Grand Canal, ses gondoles et bateaux divers naviguant sur l’artère principal de la ville. Crédits : Journaliste.

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