Coaching des Patriotes : Jacques Laporte quitte les Patriotes

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Jacques Laporte a été le 12e entraîneur-chef de l’histoire des Patriotes. Photo : Archives

Après une 14e saison chez le club de hockey des Patriotes, une 13e saison comme entraîneur-chef, deux victoires au championnat canadien, pour un total de 80 victoires en séries éliminatoires, Jacques Laporte quittera ses fonctions le 25 mai prochain.

Futur incertain

Originaire de Crabtree, près de Joliette dans Lanaudière, l’entraîneur-chef quittera l’organisation après 14 ans de services. Ce dernier dit ne pas connaître les défis qui l’attendent : «Je quitterai mon emploi le 25 mai, je ne resterai pas pour le recrutement ou pour toutes autres tâches connexes au sein des Patriotes. Pour l’instant, je n’ai pas idée de ce qui s’en vient. Je m’intéresse au hockey, je m’intéresse aussi au golf, et les médias sont aussi quelque chose qui me tentent. Je n’ai jamais pris plus d’une semaine de vacances, ça se pourrait que j’en prenne un peu.»

Sans chômer pour autant, Laporte tient à chaque année une école estivale de perfectionnement au hockey pour enfants et adolescents avec des partenaires de l’UQTR, notamment avec Olivier Denis et les entraîneurs adjoints Marc-André Quilico et Jean-François Brunelle.

Le passé

Questionné à propos des moments vécus les plus chers comme entraîneur-chef, Jacques Laporte souligne ces événements : «Les deux Championnats canadiens de 2000-2001 et 2002-2003 [où pour l’occasion, l’équipe a été présentée à la foule du Centre Bell, entre deux périodes d’un match des Canadiens] sont ce que tout coach se rappellerait le plus. Je me souviens d’excellents joueurs et de grandes réussites pour le programme en général. Ça va au-delà du hockey aussi, tous les bons contacts que j’ai établi au fil des ans, les bénévoles, ce sont 13 années qui vont me rester à jamais, c’est super important pour moi.»

«Il a atteint plateau des 80 victoires en séries, c’est un record parmi les entraîneurs actifs, et le faire en 13 ans, c’est exceptionnel. C’est une très lourde perte pour l’organisation des Patriotes.» – Jacques Brouillette à propos de Jacques Laporte

Tous ceux qui étaient dans l’organisation en 2009 se rappellent aussi de la remontée légendaire face à l’Université Western, où les Patriotes sont revenus de l’arrière de 3 buts en 31 secondes, pour finalement remporter le match et accéder au Championnat canadien. Un match décrit par des joueurs comme Pierre-Alexandre Joncas et Jean-Sébastien Breton comme étant non seulement une rencontre inoubliable, mais aussi comme une leçon de vie, où il faut garder espoir.

Le prochain à la barre des Patriotes

L’organisation des Patriotes devra bientôt trouver son nouvel entraîneur, son nouveau conducteur, et plusieurs qualités et valeurs doivent être véhiculées par son successeur, selon Laporte: «Ça prend de la passion, parce qu’il ne faut pas regarder les heures qu’on fait. Ça prend aussi quelqu’un qui met l’emphase en dehors du hockey, pas seulement sur la glace. Il faut aussi aimer les joueurs qu’on entraîne, il faut aider tous ces gars-là, autant sur la glace qu’en dehors. Ils ne sont pas juste des sportifs, ce sont aussi des étudiants qui doivent se concentrer sur leurs cours, pour mener à terme des études, pour devenir quelqu’un. L’Université est un passage important dans la vie des joueurs et il faut les accompagner dans la vie en général. Aussi, mon remplaçant bénéficiera du fait qu’il n’aura pas à veiller au financement de l’équipe, il pourra se concentrer avec plus d’ardeur sur le coaching et sur les joueurs, l’aspect financier sera géré par quelqu’un d’autre, et il faut dire que ce n’était pas évident.»

Jacques Brouillette, statisticien des Patriotes, a dit au sujet de la fin de l’ère Laporte chez les Pats : «Le départ de Jacques est une lourde perte, il était la colonne vertébrale de l’équipe. J’ai passé 13 ans avec lui, où parfois on a partagé de bons moments sur la route. Ce n’est pas juste un coach qu’on perd, c’est plus significatif, c’est le départ d’un ami. La moitié de ma carrière avec les Patriotes, je l’ai passée avec Jacques et je peux dire qu’il a fait un travail colossal. La ligue ne l’a jamais choisi comme entraîneur de l’année et c’est scandaleux. À sa deuxième année comme coach il gagné le Championnat canadien. À part en 99-2000, où on a fait la finale, Jacques n’a jamais été sélectionné comme meilleur coach au Canada. Aussi, il a atteint plateau des 80 victoires en séries, c’est un record parmi les entraîneurs actifs, et le faire en 13 ans, c’est exceptionnel. C’est une très lourde perte pour l’organisation des Patriotes.»

Pour ce qui est des joueurs, le respect envers le personnel d’entraîneurs régnait dans la chambre. Tommy Tremblay disait il y a quelques semaines, en séries éliminatoires : «Les coachs sont appréciés pour la qualité de leur travail et ça se ressent, le travail que tout le monde fait dans cette équipe-là est remarquable, on veut tous la même chose, atteindre notre but, soit d’aller au Championnat canadien. On a une belle gang de winners avec qui on va aller loin.»

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