Colisée de Trois-Rivières: Le CERAS, un projet toujours au point mort

0
Le projet de CERAS de l’UQTR. Photo : UQTR
Le projet de CERAS de l’UQTR. Photo: UQTR

Le 29 septembre dernier, la rectrice de l’Université du Québec à Trois-Rivières faisait part dans la presse de l’avancement du projet de colisée en partenariat avec la Ville de Trois-Rivières. Depuis avril dernier, le projet en est resté au point mort puisqu’aucune décision n’a été prise quant à l’attribution du partenariat et de la subvention entre le projet de l’université ou celui du District 55.

Le 23 avril 2014, la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières et Yves Lévesque, le maire de la Ville de Trois-Rivières présentaient un projet de colisée baptisé Centre d’excellence régional académique et sportif (CERAS). À l’origine, le CERAS devait se situer entre l’avenue Gilles-Boulet et le terrain de soccer et il devait comporter deux patinoires, dont une dans une enceinte de 5000 sièges, mais aussi des locaux affectés à la recherche, des cliniques, des bureaux et des aires de restauration.

Néanmoins, depuis le mois d’avril, les négociations quant à la construction du nouveau colisée sont au point mort bien que l’UQTR souhaite toujours voir aboutir ce projet. Dans un entretien réalisé auprès du quotidien régional, la rectrice de l’UQTR, Nadia Ghazzali, explique que l’université souhaiterait toujours profiter du partenariat avec la ville de Trois-Rivières, mais aussi de la subvention d’environ 27 millions de dollars qui est incluse dans ce partenariat. Elle explique également que l’UQTR a prévu un second projet au cas où ce partenariat avec la Ville venait à ne pas aboutir en faveur de l’université. Malgré cet étrange et soudain dédoublement de projets, la rectrice indique que l’UQTR «fera tout pour travailler avec la Commission scolaire.»

Le choix entre deux projets similaires

Pour rappel, le Conseil municipal de Trois-Rivières doit décider avec le comité des finances de la Ville, où sera construit le futur colisée. La balance penchera entre le terrain de l’Université du Québec à Trois-Rivières et celui du District 55, situé au pied du pont Laviolette. Si les deux projets comportent chacun une patinoire pouvant accueillir plus de 5000 personnes, le projet proposé par le Groupe Robin inclurait trois glaces supplémentaires, de moindre taille, ainsi qu’un centre de foires et un hôtel. Une décision devrait néanmoins être rendue très prochainement, soit dans le mois à venir, quant au choix du partenariat.

Mais malgré cet étrange et soudain dédoublement de projets, la rectrice indique que l’UQTR «fera tout pour travailler avec la Commission scolaire.»

Le plan B

Dans le cas où la Ville déciderait de soutenir le projet du District 55, la direction de l’Université du Québec à Trois-Rivières réfléchit déjà à un plan B. Ainsi, l’autre projet serait toujours un mariage entre le sportif et l’académique, tout en allant chercher des partenaires afin de financer ce projet puisque l’UQTR ne souhaite pas injecter d’argent dans le projet. «Le CERAS, ce n’est pas seulement la glace, c’est toute l’interaction qui va se faire. Il y aura des bureaux de chercheurs, de la place pour faire de l’information, pour donner des ateliers, pour des laboratoires et c’est ça le plus important», a fait valoir Mme Ghazzali. En attendant, la rectrice explique que ce projet ne se fera pas tout de suite, mais plutôt d’ici quatre ou cinq ans.

Une décision quant au futur projet de colisée devrait être donnée durant le mois d’octobre 2014.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here