Conférence: Croyance vs Connaissance

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Antony Bertrand-Grenier, Ph.D

Loin du Carnaval étudiant, se tenait mercredi une conférence organisée par le Centre interuniversitaire de criminologie comparée intitulée : Croyance vs connaissance, Recherches de vérité par la pensée critique et la science. Cette conférence nous était donnée par Antony Bertrand-Grenier.

Un chercheur dévoué

Présentement étudiant à la propédeutique pour accéder au doctorat en philosophie, Bertrand-Grenier est aussi professeur associé et chercheur à l’UQTR. Titulaire d’un doctorat en physique médicale, il nous fait part lors de sa conférence de son amour récent et de sa passion pour l’épistémologie et la philosophie des sciences.

L’épistémologie, c’est-à-dire la philosophie de la connaissance, est un sujet auquel s’intéresse Bertrand-Grenier depuis environ 2 ans. Cette passion l’a frappé comme une révélation lorsqu’il a écouté une entrevue entre Cyrille Barrette (célèbre biologiste québécois) et le créationniste Julien Perreault. Barrette mentionne dans cette entrevue la différence entre croire et savoir. C’est le début d’un nouveau parcours pour notre physicien.

(…) il découvrit que l’Alaska, qu’il a longtemps cru comme étant la onzième province canadienne, était en fait un état américain!

Bertrand-Grenier commence sa conférence en nous parlant de son enfance, époque où il attribuait la source de la connaissance aux adultes présents dans sa vie. Les fondements de cette confiance furent remis en cause lorsque, après plusieurs années, il découvrit que l’Alaska, qu’il a longtemps cru comme étant la onzième province canadienne, était en fait un état américain!

Biais cognitifs, fardeau de la preuve et sophismes

En se penchant rétrospectivement sur ses réflexions, le présentateur nous arrive avec la question sur laquelle il a basé son hypothèse: c’est-à-dire quoi croire et ne pas croire?

À travers l’heure et demie que dure la conférence, nous sommes exposés aux fondements de la pensée critique et des différents biais qui peuvent envenimer notre raisonnement. Les biais cognitifs sont exprimés en détail, nous offrant un panorama large des tromperies de la pensée. Par exemple le biais de confirmation, l’effet de halo et l’effet Barnum.

Nous sommes par la suite confrontés à la décortication des arguments logiques, nous mettant bien en garde contre les arguments fallacieux, les sophismes, souvent utilisés pour nous faire avaler n’importe quoi. Les fondements de la pensée critique, du dogmatisme et du scepticisme sont aussi expliqués. C’est aussi une grande entreprise de mise en garde contre les renversements d’arguments infaillibles.

La croyance commence là où la connaissance s’arrête.

Croyance contre connaissance

Finalement, Bertrand-Grenier nous propose une véritable thèse sur la nature de la connaissance. La croyance et la connaissance sont pour lui extrêmement distinctes. En effet, la croyance commence là où la connaissance s’arrête. C’est à travers un impressionnant diagramme pyramidal que sont échelonnés les types de savoirs, pour culminer au sommet par la théorie scientifique revue par les pairs.

La croyance, c’est quand on ne peut prouver que ce qu’on avance est vrai ou faux. La croyance n’a aucun fondement et ne peut constituer un savoir. C’est la dichotomie que nous présente ici le jeune chercheur. Croire et savoir sont deux choses distinctes, et la connaissance, elle, s’acquiert à travers un usage balancé de pensée critique et de méthode scientifique.

En vous invitant à suivre les prochains travaux et publications d’Antony Bertrand-Grenier, et en lui souhaitant bonne chance dans ses futures recherches!

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