ÉDITORIAL — L’humain approximatif: Le beau garçon Trudeau, un bilan

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Samuel «Pedro» Beauchemin. Photo: Mathieu Plante
Samuel «Pedro» Beauchemin. Photo: Mathieu Plante

Le 4 novembre dernier a marqué le second anniversaire de mandat au Parti libéral canadien. Cela fait déjà deux ans que le beau Justin Trudeau a remplacé le fade Stephen Harper.

Lors des élections de 2015, un vent de fraîcheur a soufflé sur le territoire canadien. Maintenant que nous sommes rendus à la moitié du mandat libéral, qu’en est-il des promesses faites par Justin et son parti? Car il n’y avait pas que la légalisation de la marijuana!

Bilan positif

Commençons par les promesses que le premier ministre canadien a su tenir. La famille canadienne était au centre du programme. En 2016, il bonifie les prestations d’assurance-emploi pour les proches aidants. La période des prestations passe de six semaines à vingt-six.

Il n’y avait pas que la légalisation de la marijuana!

Une nouvelle allocation canadienne pour les enfants (ACE) voit le jour. Il s’agit d’un paiement mensuel non imposable attribué aux familles des classes moyennes. Le gouvernement souhaite ainsi stimuler l’économie chez les familles concernées et peut-être même inciter les jeunes familles à avoir des enfants.

Les étudiants à temps plein ont maintenant droit à un maximum de prêts et bourses de 3000$ par année, ce qui représente une augmentation de 1000$. Ceux à temps partiel passent de 1200$ à 1800$. Les classes économiques touchées sont les mêmes que pour l’ACE. Cela veut dire que le gouvernement traite la classe moyenne de la même manière que celles plus défavorisées. Il serait temps que ces deux catégories sociales comprennent qu’elles ont plus de points en commun qu’elles le croient.

Trudeau avait aussi promis de sortir de l’obscurantisme conservateur. Sur le plan écologique, il annule le projet d’oléoduc du Northern Gateway. Ce projet de plus de 1000 km aurait relié l’Alberta à la Colombie-Britannique, mais serait passé sur des territoires appartenant aux Premières nations. Il signe le 12 décembre à Paris un accord limitant le réchauffement climatique. Toutefois, les résultats de cette conférence sont encore en attente. De plus, les États-Unis se sont retirés de l’entente.

Sortir de l’ère conservatrice, c’est aussi redonner le droit aux scientifiques de prendre la parole et de publier dans les médias canadiens. On peut citer la restauration du financement  de plusieurs programmes pour la recherche sur les océans et l’eau potable, un projet de plus de 197 millions de dollars sur cinq ans.

Trudeau avait aussi promis de sortir de l’obscurantisme conservateur.

Le gouvernement libéral a aussi remis en application le recensement long: ce dernier permet une meilleure qualité d’analyse pour les recherches en sciences humaines. De plus, le projet de loi C-50 n’est pas voté par le nouveau gouvernement. Ce projet, proposé par le Parti conservateur, voulait favoriser l’accès aux informations personnelles des citoyens lors d’enquêtes éventuelles.

Au grand malheur ou au bonheur de certains, le Canada a accueilli plus de 40 000 réfugiés syriens depuis novembre 2015. Toutefois, il ne faudrait pas oublier que la Syrie n’est pas l’unique pays en guerre. Des demandes d’asile venu de pays d’Afrique dorment depuis des années. Ce sont des milliers de personnes qui vivent dans des camps de réfugiés depuis tout ce temps. Il faudrait peut-être arrêter de vendre des armes à qui est prêt à payer le prix.

Bilan négatif

N’allez pas croire que cet article a pour but d’encenser Trudeau et son cabinet mixte. Parlons maintenant des promesses qu’ils n’ont pas su tenir.

La plus flagrante est probablement celle de la réforme électorale: le parti sortant a décidé de ne plus réformer la méthode de scrutin. Pour bien comprendre cette formule, vous pouvez écouter la vidéo de Daniel Green et de ses (très) longs Lego. Mais en gros, une représentation proportionnelle donnerait une meilleure représentativité, car elle serait équivalente au pourcentage des votes obtenus. Si vous ne comprenez toujours pas, je vous renvoie à la vidéo des Lego.

Malgré l’investissement dans l’environnement et la recherche, les promesses de sortir du pétrole et de remettre sous protections des milieux naturels vulnérables ont été brisées. Heureusement, nous sommes en paix pour le moment. Le plan d’Énergie Est n’est pas près de voir le jour…

Il faudrait peut-être arrêter de vendre des armes à qui est prêt à payer le prix…

Il y a des tas d’autres promesses que le PLC n’a pas encore tenues. Si cela vous intéresse, vous pouvez toujours jeter un œil sur l’adresse du https://trudeaumetre.polimeter.org. Ce site présente toutes les promesses faites par Justin. Pour un total de 226 promesses, 72 sont en progrès, 59 ont été achevées, 36 ont été brisées et 59 ne sont pas encore commencées, en date du 3 novembre.

Si mes articles, ou notre société en général vous rendent anxieux, l’UQTR offre des services de soutien psychologique. Vous vous dites peut-être que ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un peu de stress. Ça tombe bien, les Services aux Étudiants (SAE) offrent des ateliers gratuits pour la gestion du stress. Pour connaitre la date de ces ateliers, vous pouvez consulter le site http:/uqtr.ca/sae.

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