«ELLES» : Exposition collective de femmes au Bar l’Embuscade

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ELLES exposition
Vue de l’exposition | Crédit: ALebeau
Le 5 mars dernier, le Bar l’Embuscade ouvrait l’exposition collective «ELLES». Un vernissage a eu lieu en formule cinq-à-huit où les artistes étaient présentes. Commissariée par Élyse Chaîné, l’exposition réunit un total de six artistes – dont la commissaire.

«ELLES» regroupe les artistes Joan Lefebvre, Françoise Bouchard, Fontaine Leriche, Francesca Sinotte, Alexandra Giroux et Élyse Chaîné. Deux d’entre elles, Alexandra Giroux et Élyse Chaîné, sont étudiantes au baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

En plus d’être étudiante, Élyse Chaîné est actuellement commissaire au Bar l’Embuscade. À chaque mois, elle commissarie une nouvelle exposition. L’initiative de l’exposition collective «ELLES» s’est développée suite à une rencontre entre la commissaire et l’artiste Joan Lefebvre en janvier dernier. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, elles ont eu envie de proposer une exposition entièrement réalisée par des femmes pour le mois de mars.

Journée internationale des femmes : quelques mots sur son origine

Le 28 février 1909 a lieu la première Journée nationale des femmes (National Woman’s Day) aux États-Unis. À partir de cette date, les femmes socialistes américaines décident d’organiser chaque année, le dernier dimanche de février, une Journée nationale des femmes pour célébrer l’égalité des droits civiques (La Rédaction, 2020). Auparavant appelée «Journée internationale des femmes», elle est née de l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, en août 1910 à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague (Arc, 2014).

L’objectif fût de «présenter notre conception personnelle de la femme», souligne la commissaire.

« ELLES » : ouvrir le dialogue

La commissaire a fait appel à des artistes qui traitent de la femme. Elle affirme toutefois qu’il n’y avait pas de thème précis ou de restrictions. L’objectif fût de «présenter notre conception personnelle de la femme», souligne la commissaire. Dans sa pratique artistique, une dimension féministe est présente, d’où son intérêt d’organiser une exposition portant sur les femmes. L’exposition «ELLES» a donné lieu à plusieurs œuvres qui traitent des femmes, et ce, de diverses façons. Certaines sont du côté de la revendication – dans une perspective féministe – alors que d’autres sont plutôt du côté de la célébration des femmes.

Or, de mon point de vue, la force de cette exposition réside, d’une part, dans la rencontre des gens durant le vernissage, et, d’autre part, dans l’ouverture d’un dialogue sur les femmes (leurs conditions, leurs revendications, leurs célébrations, etc.). Selon moi, l’expérience esthétique n’est pas au rendez-vous. Les œuvres sont très près l’une de l’autre, ce qui empêche une lecture complète de celles-ci. Il faut alors garder en tête qu’il s’agit d’une «exposition de bar», souvent qualifié de non-lieu pour les arts visuels.

Il reste toutefois intéressant d’explorer ces non-lieux, de voir comment l’art peut y surgir.

Il reste toutefois intéressant d’explorer ces non-lieux, de voir comment l’art peut y surgir. Est-ce que cela change le rapport que nous avons à l’art? Permettent-ils d’accueillir un public différent? Est-ce que les non-lieux peuvent être exploités sous d’autres paramètres que ceux auxquels nous sommes habitué.e.s? Les questions restent ouvertes et il semble primordial de s’y pencher.

L’exposition «ELLES» est présentée au Bar l’Embuscade, 1571, rue Badeaux, Trois-Rivières, jusqu’au 31 mars 2020.

Lire aussi : «Désordre en chantier»: Christine Ouellet et l’art poélitique

Bibliographie :

Arc, S. (2014, 7 mars). Journée des femmes: la véritable histoire du 8 mars. CNRS Le journal. Repéré à https://lejournal.cnrs.fr/

La Rédaction (2020, 4 mars). Droits des femmes : cinq questions sur la journée du 8 mars. Vie publique. Repéré à https://www.vie-publique.fr/

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