Énorme implication et beaucoup d’espoir lors de la manifestation pour le climat à Trois Rivières

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La tête de la marche. Crédit photo : Ny Angy Rakotomalala

Environ 4 200 manifestant.e.s ont répondu présent, le vendredi 27 septembre, à l’appel de La planète s’invite à l’Université (LPSU), l’AGE-UQTR et de différents organismes de Trois-Rivières et de la Mauricie pour se manifester pour le climat. L’événement qui s’est déroulé avec succès, selon les organisateurs, a montré que l’environnement est devenu l’une des causes qui regroupent le plus les jeunes d’aujourd’hui… Zone Campus a marché avec eux, sous un beau soleil quasi printanier.

Il est 11h40, les quelques dizaines de personnes qui préparaient la scène devant les Cubes avaient chaleureusement accueilli le cortège venant du Cégep de Trois Rivières. La place est alors envahie par des étudiant.e.s de l’UQTR et du Cégep, des membres du Comité de Solidarité Trois-Rivières, la Table Régionale des Organismes Communautaires en santé et services sociaux du Centre-du-Québec et de la Mauricie, des membres de la confédération des syndicats nationaux (CSN), des chauffeur.se.s de taxi habillé.e.s en t-shirts jaunes où on peut lire un slogan contre le projet de loi n°17 (loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile) et quelques nationalistes avec leurs drapeaux du Québec et le tricolore des Patriotes, etc. Quelques minutes après, et pendant que les manifestant.e.s discutaient de la gravité des scénarios et des chiffres qui peuvent coûter cher à notre planète, les choses sérieuses commençaient avec un discours de l’AGE-UQTR, de « La Planète s’invite à l’université – UQTR », du syndicat du personnel professionnel de l’UQTR et de Daniel McMahon, recteur de l’université, qui a vu le microphone se faire débrancher, quelques secondes lors de son discours, sans que cet incident ne semblât perturber le recteur qui a fini son discours sous les applaudissements de la foule.

«C’est les générations futures qui doivent se battre pour la planète.»

– UNE ÉTUDIANTE DE L’UQTR

«Allons-y! On marche pour le climat!»

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Crédit photo : Ny Angy Rakotomalala

La manifestation a commencé vers 12h30, en suivant le boulevard des Forges vers le parc Champlain (au centre-ville). Les manifestants scandaient contre les politiques environnementales du gouvernement, contre les entreprises qui courent, encore et toujours, derrière les profits, et ils scandaient aussi pour un meilleur avenir pour eux et pour les générations à venir. Certain.e.s manifestant.e.s ont amené leurs enfants afin de partager cette belle expérience avec eux et peut-être aussi pour les éduquer et les préparer à ce qui les attend. D’ailleurs, une étudiante de l’UQTR nous a déclaré, en marchant fièrement avec son amie, que «c’est vraiment bien que les enfants participent aussi à la manif’, c’est les générations futures qui doivent se battre pour la planète». Se battre pour la planète passe par la rue, surtout lorsque les manifestant.e.s s’écriaient le classique «À qui la rue? À nous la rue!», pendant que quelques fidèles musulman.e.s, qui venaient juste de faire leur prière du vendredi, avaient rejoint la manifestation en sortant de la mosquée.

D’autres slogans ont occupé l’espace, à l’image de «On marche pour qui? Pour la planète! On marche pour quoi? Pour le climat!» et aussi «On est plus chaud, plus chaud, plus chaud que le climat!» tandis qu’une femme dans la cinquantaine n’a pas pu cacher sa joie de partager la rue avec des jeunes en disant que «c’est beau ce qui se passe présentement, en plus il fait beau aujourd’hui. Tu vois? Même le climat est clément, là (rires)!».

Et concrètement, on milite comment?

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À gauche, l’une de nos journalistes Laura Lafrance. Crédit photo : Ny Angy Rakotomalala

La majorité des pancartes que nous avons vues sont recyclables et réutilisables, ce souci environnemental était omniprésent chez les manifestant.e.s, notamment ceux et celle qui n’hésitaient pas, en plein milieu de la manifestation, à faire une «pause» pour nettoyer la forêt à côté de l’UQTR. Au parc Champlain, les organisateurs et les organisatrices ont invité ceux et celles qui restaient à ramasser des déchets dans le parc et ont rappelé que la manifestation n’aurait aucun sens si les participant.e.s quittaient le parc en jetant des déchets par terre.

Alexis, un jeune adolescent, a volé la vedette lors de cette cérémonie avec son discours improvisé.

Après avoir remercié tous.te.s les participant.e.s pour leur implication, les organisateurs et les organisatrices ont fait le tour de la majorité des problèmes actuels qui touchent la région, la province, le pays et toute la planète. Tandis qu’Alexis, un jeune adolescent, a volé la vedette lors de cette cérémonie avec son discours improvisé (il était le seul qui ne lisait pas sa feuille déjà préparée) et son implication envers les classes défavorisées, les pays pauvres et les générations futures.

Et pendant ce temps, au Québec

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Crédit photo : Ny Angy Rakotomalala

Selon l’organisation Greenpeace Québec, près de 500 000 manifestant.e.s ont occupé, vendredi, les rues de Montréal pour la grève pour le climat, ce qui donne à cette manifestation l’honneur d’être la plus grande manifestation dans le monde cette semaine. Quant à Québec, le chiffre a atteint la barre de 25 000 personnes, selon Catherine Dorion, la députée de Québec Solidaire. Le Devoir a aussi reporté que des marches se tenaient à Rimouski, Saguenay et ailleurs.

D’ailleurs , la manifestation à Montréal a été notamment marquée par la présence de la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui a rencontré, avant le début de la marche, le Premier ministre Justin Trudeau, qui faisait aussi partie des manifestants contre les politiques gouvernementales… Greta, accueillie par Perry Bellegarde, chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), a déclaré aux médias que «mon message à tous les politiciens de partout à travers le monde est le même: écoutez-nous, agissez concrètement et que vos actions soient basées sur la science. Écoutez les scientifiques et agissez en vous basant sur la science».

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