Entre les deux pôles: Faire partie de quelque chose de plus grand que soi

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Le besoin d’appartenance fait partie des besoins incontournables chez l’être humain. Depuis la nuit des temps, l’espèce humaine a pu survivre par sa reproduction, son alimentation, ses soins hygiéniques et ses phases de récupération. Toutefois, elle a pu évoluer en raison de sa grande intelligence, mais aussi par son appartenance à différentes sources relationnelles, matérielles et/ou spirituelles.

Maslow a proposé de classifier les besoins fondamentaux en différentes catégories, en commençant par les besoins les plus pressants pour la survie: physiologiques, sécuritaires, d’appartenance (et d’amour), d’estime et d’accomplissement. Comme il est possible de constater, le sentiment d’appartenance fait partie des besoins prioritaires, afin de favoriser une vie comblée. Ce dernier peut être trouvé de différentes façons. À la base, la famille peut être un élément majeur de satisfaction. Le sentiment d’être accueilli par des membres de la famille et de la parenté peut favoriser un sentiment d’appartenance au milieu familial. La même chose peut se produire au sein d’un cercle d’amis, autour d’un repas partagé, ou d’un rassemblement quelconque.

Prenons l’exemple d’une personne faisant partie d’un groupe artistique ou d’une équipe sportive. L’esprit d’équipe, les encouragements entre partenaires et les épreuves parcourues par les membres peuvent alimenter un sentiment de fierté et d’appartenance au groupe. Nous pouvons suggérer que ceci aide à ressentir une impression de faire partie de quelque chose de plus grand que soi et reliant plusieurs personnes entre elles à partir d’un élément commun.

Au niveau individuel, le sentiment d’appartenance peut diminuer la solitude et augmenter le bien-être.

Cela peut également se produire dans le cheminement scolaire. À partir de l’école primaire, les élèves font partie d’une classe où se développe de la camaraderie et également des amitiés. Dans plusieurs cas, les groupes se suivent au cours des années, et en viennent à solidifier les liens entre les élèves au sein du groupe. Ils vivent les épreuves académiques ensemble, les spectacles artistiques auxquels ils participent, les activités sportives qu’ils partagent, les sorties (voyages ou activités parascolaires) qu’ils font ensemble et les lieux qu’ils habitent communément.

Un sentiment d’appartenance peut se créer pour l’école, grâce aux liens qui peuvent s’y consolider et à la signification que l’endroit en est venu à représenter aux yeux des enfants. D’ailleurs il n’est pas rare que d’anciens élèves désirent retourner sur les lieux de leur ancienne école primaire ou secondaire, lorsqu’ils en ont retenu de bons souvenirs et qu’ils gardent une affection toute particulière pour l’endroit et les gens qu’ils ont côtoyés.

Dans la même voie, le sentiment d’appartenance peut aussi être vécu pour le milieu de travail. Les gens passent beaucoup de temps à pratiquer leurs occupations professionnelles au cours d’une vie. Différentes compagnies utilisent des stratégies pour tenter de favoriser le sentiment d’appartenance au milieu afin d’améliorer les relations entre les employés, le service à la clientèle et les revenus financiers. Quelques employeurs peuvent organiser des réunions d’équipe en début de journée, participer à des projets rassembleurs ou des activités de loisirs en dehors des heures de travail, utiliser le port d’uniformes ou vêtements particuliers, participer à la création d’une musique ou d’une publicité, etc. Dans la carrière il est possible que les gens puissent s’y identifier et se sentir à leur place. Dans ce sens, il arrive aussi que des personnes portent les vêtements au logo de leur employeur durant leur carrière et qu’ils continuent à les porter au moment de la retraite.

Nous ne pourrions pas évoquer le sujet de l’appartenance sans mentionner les racines originaires. Faire partie d’une culture natale, avec ses particularités et couleurs distinctes, implique une dose significative d’appartenance. La fierté de faire partie et d’appartenir à un peuple ou d’un lieu d’origine est possible. Par exemple, au Canada, nous pouvons avancer que nous faisons partie d’un endroit où la liberté d’expression est davantage possible qu’à certains autres endroits. Ce pays aux couleurs rouges et blanches, est aussi caractérisé par la présence de la langue française dans l’une de ses provinces, au Québec. Cette caractéristique de notre pays peut être un élément encourageant le sentiment d’appartenance lorsqu’il est temps de voyager dans le monde, et qui peut même relier des inconnus qui partagent cette caractéristique en terre étrangère.

Le sentiment d’appartenance tisse des liens entre les gens et peut les réunir à partir d’un élément commun. Que ce soit à partir d’un terrain sportif, d’un groupe d’entraide quelconque, d’une église ou d’un temple, d’une troupe de théâtre… faire partie d’un regroupement ayant des intérêts, buts ou objectifs semblables, favorise le sentiment d’appartenance. Au niveau individuel, ce sentiment d’appartenance peut diminuer la solitude et augmenter le bien-être.

Au niveau collectif, l’appartenance à la planète chez l’espèce humaine pourrait être ce qui fera la différence pour sa survie au cours des futures générations. Les catastrophes naturelles ou humaines et les moments de crises peuvent nous amener à nous rassembler, car avant tout, nous avons quelque chose en commun: nous appartenons à la même espèce et nous habitons tous et toutes sur la même planète.

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