Étudier à Trois-Ri : Des trucs pour garder le cap et ton calme en fin de session

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Crédits : Camille Ollier.

La fin de session est à nos portes, ce qui est synonyme de grande anxiété et d’un sentiment d’être submergé. On n’y échappe pas : cela fait malheureusement partie de l’expérience universitaire. Je t’offre ici quelques recommandations tirées de ma longue carrière d’étudiante pour te gérer, au-delà de « mange bien », « dors mieux » et « reste actif ».

Le meilleur conseil que j’ai reçu

Pour prendre soin de toi en période de grand stress, je t’offre le meilleur conseil de santé mentale que j’ai reçu de ma vie :
Si tu te détestes, prends une douche;
Si tu détestes tous les autres, mange quelque chose;
Si tu détestes tout, sors dehors.

Prendre l’air aide à ne pas virer sur le top – Crédits photo : Pixabay.

Parfois, quand on est trop occupés ou absorbés, on oublie nos besoins humains de propreté, d’alimentation et de mouvement, ce qui peut nous causer de la frustration ou de la détresse émotionnelle. La petite phrase que j’ai mise plus haut peut donc nous aider à nous souvenir de l’importance de se sentir propre, d’avoir mangé suffisamment et de prendre l’air.

Mieux on se sent, mieux on travaille

On est parfois tentés, en fin de session, de travailler sans cesse. On peut donc oublier que lorsqu’on est épuisés, on perd grandement en efficacité. Prendre soin de soi est très important à part entière, mais c’est donc aussi une façon de demeurer productifs.

Ironiquement, quand on se sent submergés, on peut en venir à procrastiner, c’est-à-dire, selon Antidote, « à remettre au lendemain ce que l’on doit faire, par paresse, négligence, manque d’intérêt, etc. » Je dois avouer ne pas aimer cette définition parce que selon moi, quand on procrastine à l’université, c’est parce qu’on est trop stressés et que notre cerveau essaie de nous sauver de cette panique en évitant ce qui nous fait paniquer. Le problème, bien entendu, c’est que les responsabilités ne s’évaporent pas parce qu’on les a ignorés. Au contraire, elles s’accumulent. Mieux vaut donc apprendre à maîtriser cette tendance très humaine qu’est la procrastination.

Les stratégies ci-dessous peuvent toutes t’aider à éviter ce piège.

Comment gérer l’anxiété? – Crédits photo : Atul Choudhary.

Appuyer sur le frein

On veut toujours avoir le pied sur l’accélérateur, mais ce n’est ni sain ni productif, comme on l’a vu. Il peut donc être intéressant, parfois, de se forcer à s’arrêter.

Mieux vaut bouger pendant ses pauses, par exemple sortir prendre l’air. On le sait. Cela dit, si on finit par avoir les yeux rivés sur notre écran, mieux vaut essayer d’écouter des trucs légers qui font rire. Pour ma part, par exemple, je troque mon true crime pour des séries humoristiques quand la vie est stressante, histoire de garder le moral.

Dans les moments de grand stress, comme tout le monde, j’ai tendance à procrastiner, donc à remettre ce que je dois faire à plus tard pour aller me perdre dans les méandres de TikTok. En dernier recours, j’applique donc cette stratégie : me demander « Quel est le minimum que je peux faire aujourd’hui? », et alors, c’est tout ce que je fais. Faire un peu, c’est mieux que ne rien faire.

Si on regarde quelque chose, autant regarder quelque chose qui nous fait sourire! – Crédits photo : Görken Cetinkaya.

Favoriser l’organisation

T’organiser peut t’aider à garder en tête tes objectifs. Cela peut prendre plusieurs formes : te faire un horaire ou des listes, par exemple. Des temps de travail définis permettent d’éviter d’avoir l’impression de travailler constamment. Pour créer un horaire de travail efficace, j’ai déjà adopté une technique qui fonctionnait bien pour moi : j’ai écrit toutes mes tâches sur des post-it, puis j’ai créé un tableau avec tous les moments dans ma semaine où je voulais travailler, puis j’ai agencé et réagencé les post-it en les collant sur le tableau. Cela me permettait d’avoir une idée réaliste de ce que je pouvais accomplir en une journée et en une semaine.

Petite parenthèse : Les post-it sont, dans tous les cas, d’excellents compagnons d’organisation. Quand j’étudiais au certificat en droit, il y a plusieurs années, j’étais très confuse par tous les concepts abordés et j’avais donc redécoré ma salle à manger avec de petits papiers que je déplaçais régulièrement, au grand dam de ma colocataire si tolérante.

Des post-it couvraient mes murs, ce qui m’a permis d’organiser mes idées! – Crédits photo : Isabelle Cossette.

Faire des tomates est aussi une bonne façon de se prévoir des temps de travail définis tout en évitant de s’épuiser. Les tomates sont une technique de travail qui consiste en une alternance de périodes de travail suivies de périodes de pause, généralement 50 minutes/10 minutes. Donc, si on prévoit faire quatre tomates, cela signifie qu’on prévoit faire quatre séquences 50 minutes de travail-10 minutes de pause de suite. Il existe un endroit à la bibliothèque pour les tomates ; j’en ai parlé dans cet article.

En tant que personne qui a donné des cours, je te recommanderais aussi de faire un survol de toute la matière que tu devras étudier ou que tu devras utiliser pour faire un travail, et d’écrire tout de suite à ton prof pour demander des précisions ou une rencontre pour en parler. Évite d’attendre à la dernière minute : les profs aussi nagent dans le surplus de travail en fin de session et il se pourrait qu’ils aient moins de temps pour leurs courriels.

Y a-t-il d’autres stratégies hors de l’ordinaire que tu utilises?

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