Étudier à Trois-Ri: Hiverner en Mauricie

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Parc national de la Mauricie l’hiver – Crédits photo : Tourisme Shawinigan

La Mauricie, qu’est-ce que ça mange en hiver1 et qu’est-ce qu’on y fait l’hiver? Dans la chronique de cette semaine, je vous parle de la région où se situe Trois-Rivières, et d’une toute petite sélection de grands attraits naturels dans les environs où vous pouvez bien profiter de la saison hivernale.

Faits généraux sur la Mauricie

Tout d’abord, il faut dire que la Mauricie renvoie à la fois à une région administrative et à une région touristique de même nom et de même territoire au Québec. Elle doit son nom à la rivière Saint-Maurice, qui la sillonne sur 381 km.

En 2022, la Mauricie comptait 3,23 % de la population québécoise avec ses 281 163 habitants. Elle couvre 35 447 km² et sa population est plus rurale qu’en moyenne dans la province (27,4 % contre 18,3 %). Trois-Rivières est tout au sud de la région et Rikitakikok, le village le plus éloigné de Trois-Rivières au nord, se situe à plus de 6 heures 30 minutes de route de nous. Bref, la Mauricie, c’est grand en s’il-vous-plaît!

Divisions territoriales

La région se divise en six parties, qu’on voit sur la carte ci-dessous.

Carte des six divisions territoriales de la Mauricie – Crédits : Affaires municipales et Habitation Québec

La ville de Trois-Rivières, située sur le bord du fleuve Saint-Laurent, est la ville la plus populeuse de la Mauricie. Elle est suivie par la ville de Shawinigan, surnommée le plus souvent « Shawi », juste au nord. Environ 25 minutes de route séparent les deux villes, et je dois dire qu’il s’agit d’un de mes trajets d’autoroute favoris en raison de la faible circulation et des arbres qui longent la route.

La Mauricie compte aussi trois MRC : la MRC de Mékinac (au nord de Shawinigan avant La Tuque), la MRC des Chenaux (majoritairement au nord-est de Trois-Rivières), qui comprend notamment la municipalité de Champlain, et la MRC de Maskinongé (majoritairement au nord-ouest de Trois-Rivières), qui commence juste après Berthierville et englobe notamment Louiseville et Yamachiche. Les MRC ou municipalités régionales de comté sont des entités administratives qui visent à rendre plus faciles le regroupement de services et la gestion des territoires.

Enfin, la Mauricie compte une agglomération : celle de La Tuque, qui doit son nom à une montagne en forme de chapeau d’hiver triangulaire. Le territoire de cette agglomération est tellement étendu qu’il s’agit de la ville ayant la plus grande superficie au Québec. L’agglomération compte aussi trois réserves autochtones – Wemotaci, Coucoucache 24A et Obedjiwan 28 – ainsi que le Conseil de la Nation atikamekw. Ma mère vient de La Tuque et je peux vous dire que, si la ville en rebute certains avec ses odeurs de pâtes et papiers, elle en attire d’autres par sa nature sauvage et ses chutes. Et même si la route qui y mène est longue, elle est de toute beauté.

La route vers La Tuque longe des montagnes et des rivières – Crédits photo : Magdaline Boutros, Le Devoir

Quelques attraits naturels mauriciens

La Mauricie, on l’a établi, couvre un énorme territoire peu habité qui comporte donc beaucoup de zones naturelles. Pour des raisons pratiques, abordons-en quelques-unes à une heure de voiture ou moins de l’UQTR : le parc national de la Mauricie, le parc récréoforestier Saint-Mathieu, le parc nature La Gabelle et le parc de la rivière Batiscan.

Le parc national de la Mauricie est un des rares parcs nationaux du Canada au Québec. À noter : dans la province, les parcs provinciaux s’appellent aussi des parcs nationaux, mais ils sont gérés par la Sépaq (Société des établissements de plein air du Québec) et non par Parcs Canada. En hiver, il est possible d’y faire de la randonnée, du ski de fond ou de la raquette (vous pouvez d’ailleurs louer des raquettes sur place!) sur les 54 km de sentiers qui s’y trouvent. Les activités d’été sont bien plus diversifiées. L’entrée pour la journée coûte 9 $ par adulte.

Voici le parc de la Mauricie en hiver – Crédits photo : Tourisme Mauricie

Le parc récréoforestier Saint-Mathieu, dont l’accès est gratuit, se trouve près du parc national de la Mauricie, tout contre la municipalité de Saint-Mathieu-du-Parc. Le parc couvre 123 km2 et comporte un sentier de 11 km qui a presque eu raison de moi l’été dernier. C’est plus spécifiquement la descente très à pic vers la rivière, qui doit difficilement être praticable en hiver, qui m’a fait la démonstration absolue que je ne suis pas en forme. Néanmoins, ce fut une expérience délicieuse de survivre à la randonnée et d’aller me réfugier dans la charmante petite localité de Saint-Mathieu-du-Parc, où on trouve du bon café et des gens sympathiques.

Le belvédère du parc récréoforestier Saint-Mathieu en hiver – Crédits photo : Plein air à la carte

À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, on trouve le parc nature La Gabelle, qui propose des parcours de 1 à quelque 13 km. Pour accéder au site, il faut traverser un pont sur un barrage d’Hydro Québec, ce qui donne une vue superbe sur la rivière Saint-Maurice. Après ce qui m’a semblé être 800 000 marches, il y a aussi une plateforme qui donne un point de vue, tout aussi magnifique, sur la rivière. Est-ce que ça vaut les marches? Même moi, je dirais que oui.

Le barrage à traverser (à pied ou en auto) pour entrer au parc – Crédits photo : site Web du parc nature La Gabelle

Le parc de la rivière Batiscan, pour sa part, comporte plus de 20 km de sentiers balisés dans trois secteurs proposant des ambiances différentes. Une récente visite m’a laissé l’impression, après une bonne bordée de neige qui m’a fait caler jusqu’aux genoux à plusieurs reprises (et sortir tout un éventail de mauvais mots), que des raquettes auraient pu être une bonne idée. La passerelle ainsi qu’une piste d’hébertisme que j’ai hâte de faire essayer à ma fille sont malheureusement fermés pour la saison. L’entrée coûte 9 $ par jour pour les adultes suivant, l’hiver, un système basé sur l’honneur (les visiteurs déposent volontairement leurs frais d’entrée dans une enveloppe à la guérite d’accueil inoccupée).

Passerelle dans le parc de la rivière Batiscan – Crédits photo : Arpenter le chemin

Trois-Rivières et Shawi comportent tous deux des sites où il fait bon se promener. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter ce lien pour la région shawiniganaise et celui-ci pour Trois-Rivières. Pour en savoir plus sur ce que les deux villes offrent et sur ce que la région a comme activités en général, consultez le portail de Tourisme Mauricie.

  1. « Qu’est-ce que ça mange en hiver? » : expression québécoise qui signifie « Qu’est-ce que c’est? » ↩︎

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