Exposition à la Galerie R3: La transparence est de mise

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La couleur et la composition de Reflets migratoires laisse la lumière faire son œuvre. Photo: M.-C. Perras
La couleur et la composition de Reflets migratoires laisse la lumière faire son œuvre. Photo: M.-C. Perras

Le Département de philosophie et des arts de l’UQTR présente, en collaboration avec le Groupe universitaire de recherche en arts (URAV) et l’Atelier Presse Papier, une exposition tampon pour amorcer le début de la session d’hiver. La Galerie R3 accueille donc le projet Trans-lucid(e) jusqu’au 15 janvier prochain. Quinze artistes sont réunis pour l’occasion, certains en duo, d’autres en solo.

Les travaux d’estampes en tous genres reviennent d’un périple en Chine pour lequel les œuvres avaient été conçues à l’origine. Inspirés d’abord par la problématique de la transparence, les artistes ont utilisé différents matériaux pour leurs impressions. Profitant de l’intérêt grandissant pour l’estampe, les créateurs ont aussi mis à profit les différentes techniques possibles. Allant de la traditionnelle sérigraphie à l’impression numérique, les œuvres présentées offrent une panoplie de textures et d’opacités diverses.

La translucidité se traduit parfois par l’utilisation d’un support acétate, mais aussi par un papier chiffon de type coton à fromage. Chaque artiste a créé de trois à quatre impressions qui sont superposées à distances égales afin de laisser une œuvre complète se révéler grâce à la lumière. Le tableau final est donc composé de plusieurs couches dans une accumulation plus ou moins opaque.

Ces installations modifient l’aspect bidimensionnel habituellement attribué au travail d’estampe pour le placer dans une possible lecture tridimensionnelle.

La composition, la couleur et la lumière sont au cœur de l’exercice, laissant au spectateur le soin de décomposer les plans distincts. «Par ces installations, vient l’idée de créer un espace où le spectateur peut véritablement investir le travail de l’artiste, où il peut pénétrer dans son monde. Un espace qui produit ainsi une atmosphère de proximité, et exalte les surfaces lisses et diaphanes que le regard traverse sans s’y accrocher, puisque l’essentiel est ici dans la communication, l’échange», précise l’organisation.

La transparence et la tridimensionnalité sont des éléments clés de l’exposition Trans-lucid(e). Photo: M.-C. Perras
La transparence et la tridimensionnalité sont des éléments clés de l’exposition Trans-lucid(e). Photo: M.-C. Perras

La disposition des œuvres dans l’espace donne une impression d’apesanteur. Les estampes sont suspendues et libèrent une légèreté presque spectrale pour certaines. Le public peut faire le tour des œuvres et ainsi découvrir les images selon l’angle qu’il choisit. Ces installations modifient l’aspect bidimensionnel habituellement attribué au travail d’estampe pour le placer dans une possible lecture tridimensionnelle.

Le professeur Philippe Boissonnet a réalisé une œuvre particulièrement réussie avec son alliée Lorraine Beaulieu. Le couple d’artistes a su optimiser la transparence et harmoniser les différents plans, donnant alors une densité à l’image globale. La chaleur pointée de mystère qui se dégage de Reflets migratoires rend noblement hommage à la triade composition, couleur et lumière. Duo AZed, composé de France Arseneault et d’Aimé Zayed, le directeur du Département de philosophie et des arts, offre une œuvre sensible. En plus de diminuer en opacité suivant les différentes couches, le corps représenté se décompose. La double transparence de Trans-fer permet une bonne résolution à la problématique de départ, à ce dialogue que les artistes ont opéré avec le translucide.

La composition, la couleur et la lumière sont au cœur de l’exercice, laissant au spectateur le soin de décomposer les plans distincts.

Parmi les autres exposants, les commissaires de l’exposition Mylène Gervais et Guy Langevin proposent des travaux intéressants. Valérie Morrissette et Jérémie Deschamps Bussières, deux anciens étudiants du département des arts, sont également de la partie. Le corps professoral est aussi bien représenté par Slobodan Radosvlajevic, Branka Kopéki et Jean-François Côté, ainsi que par The Two Gullivers, un duo de performeurs composé de Besnik Haxhillari et Flutura Preka. Le public est invité à venir rencontrer les artistes lors du vernissage qui a lieu ce mardi 12 janvier.

3 COMMENTAIRES

  1. Cet idée de superposition des images sur ce support a été inventé et utilisé déjà par un ancien étudiant de ce département et dans le même espace!!
    Rien d’original dans cet ensemble de travaux et même honteaux pour des gens qui se la jouent artistes en volant les idées d’autre artiste!! droit d’auteur ça vous dit quelque chose??un peu de respect!!

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