Fais pas tout foirer, James Becker : un roman absurde qui vous fera sourire

1
Publicité
Livre Fais pas tout foirer, James Becker de François Ulrich. Crédits: Site web des éditions Fides

Le 29 mars dernier est le jour de parution du roman Fais pas tout foirer, James Becker. Il s’agit du premier roman en format papier de François Ulrich. Le livre est publié aux éditions Fides, une maison d’édition québécoise. Un roman satirique qui nous remet en question : quelles sont les limites de l’art?

François Ulrich. Crédits: Site web des éditions Fides

L’auteur

François Ulrich est un auteur et un concepteur-rédacteur publicitaire. Il a écrit une cinquantaine de nanoromans numériques entre 2019 et 2021, illustrés par Laurent Pinabel et se nommant « C’est arrivé un lundi matin ». Les nanoromans sont disponibles sur sa page Facebook ici. Fais pas tout foirer, James Becker est son premier roman en format papier.

Un photographe en quête de gloire et de vengeance

Un résumé simple : James Becker, le personnage principal, est photographe et il hait sa mère. Cette dernière a toujours été froide avec lui, ne lui portant pas beaucoup d’amour lorsqu’il était jeune. Il est d’origine française, mais pour sa carrière artistique, il habite aux États-Unis où il est dirigé par son agente : Queen Allison. James cherche à prendre des photos pour développer sa création afin de se distinguer dans le milieu artistique. Lorsque sa mère meurt en France, James décide de se rendre à ses funérailles même si cela fait des années qu’il ne l’a pas vu. À ses funérailles, il souhaite se venger du comportement de sa mère donc, il sort son téléphone et un stylo rouge de sa poche. Il porte le stylo à la bouche de sa mère et prend une photo. Il retire aussitôt le stylo et décide de créer un compte Instagram qui le mènera à la gloire.

Alors il pianote sur son téléphone, ouvre un nouveau compte Instagram qu’il baptise That_Red_Pen, parce que ça lui vient comme ça, naturellement, en anglais, sa langue de travail, la langue de sa nouvelle vie (…) il y télécharge la photo, sans correction, sans commentaire mais avec une longue liste de hashtags : #naturemorte #mom #RIP #MalcourtenMeuse #Lorraine #SanFrancisco #RedPen #correction #maitressedecole #shameonyou #mereindigne. Il a failli ajouter #vachier.

Extrait de Fais pas tout foirer, James Becker de François Ulrich, p.31

L’art avec un grand A

La recherche de l’art avec un grand A hante constamment James Becker. Son compte Instagram That_Red_Ren fait crier au scandale et à l’admiration en même temps. Prendre la photo d’un cadavre n’est pas quelque chose de commun et fait beaucoup réagir. Il est au sommet de sa carrière et tout le monde veut le rencontrer et même acheter sa photo pour une immense somme d’argent. Mais James Becker n’en n’a pas fini avec That_Red_Pen et continue à prendre des clichés de San Francisco avec son stylo rouge.

Trop heureux de voir une suite à l’irrévérencieuse photo de sa mère, ses admirateurs d’Instagram endossent sa folie et gratifient la nouvelle publication de milliers de petits coeurs. Le doigt d’honneur devant The Light House a déjà fait un tabac auprès des fidèles de la première heure, et son Golden Gate Bridge est allé chercher un nouveau public constitués de touristes et d’inconditionnels de San Francisco. (…) That Red Pen est en mode récidive. Et ils ne veulent pas rater ça.

Extrait de Fais pas tout foirer, James Becker de François Ulrich, p.135

La critique

Ce roman est autant absurde qu’il laisse à réfléchir. Après tout, prendre une photo d’un cadavre et le déclarer une oeuvre d’art semble à première vue un acte immoral. Mais malgré cela, les personnages de l’histoire semblent presque tous du côté de James et le supportent dans sa création. Il y a aussi la relation compliquée entre James et sa mère qui, au début du roman, ne semble pas claire. Mais plus loin, il y a quelques chapitres montrant le point de vue de sa mère vivant Paris en 1969, juste avant qu’elle tombe enceinte de James. Grâce à cela, le lecteur comprend la suite des événements beaucoup plus facilement.

Fais pas tout foirer, James Becker est un livre que je vous recommande de lire cet été, car la suite d’événements est toujours de plus en plus improbable et réussit à nous faire sourire à la lecture. Il s’agit d’un roman parsemé d’une touche humoristique sur des sujets controversés, mais qui nous fait remettre en question les limites de l’acceptable dans le domaine artistique. Alors, si vous êtes à la recherche d’une lecture pour vous vider l’esprit et qui vous permet d’entrer dans un univers absurde, la plume de François Ulrich ne vous décevra pas!

Vous pouvez vous procurer le livre sur le site des libraires ici!

1 commentaire

  1. Fais pas tout foirer, James Becker » est une plongée audacieuse dans les limites de l’art et de la moralité. François Ulrich nous offre une histoire captivante sur la vengeance, l’identité et les relations familiales. La réaction du public face à l’art controversé de James Becker reflète notre société actuelle, où l’art est constamment redéfini. La complexité de la relation entre James et sa mère ajoute une profondeur émotionnelle. Un roman à lire pour ceux qui aiment être défiés intellectuellement. Merci pour cette critique éclairante !

REPONDRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici