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Hausse des frais universitaires pour les Français: Des études trois fois plus couteuses pour les nouveaux arrivants

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Hausse des frais universitaires pour les Français: Des études trois fois plus couteuses pour les nouveaux arrivants
À 25 ans, Alban, étant libre de toute charge, a décidé de tenter l'aventure. Photo: G. Le Bomin
À 25 ans, Alban, étant libre de toute charge, a décidé de tenter l'aventure. Photo: G. Le Bomin
À 25 ans, Alban, étant libre de toute charge, a décidé de tenter l’aventure. Photo: G. Le Bomin

Alban fait partie des nombreux étudiants français inscrits en premier cycle qui ont vu les frais universitaires tripler à la rentrée. Les frais d’inscription sont passés ainsi de 2200$ à 6650$ par année environ, mettant fin à l’entente franco-québécoise de 1978.

Les Français nouvellement inscrits à la session d’automne payent dorénavant les mêmes droits de scolarité que les étudiants venus des autres provinces canadiennes. Inscrit au baccalauréat en communication sociale, Alban a dû repousser son projet d’études de quelques mois. En effet, prévoyant son voyage depuis janvier 2015, il est resté un peu plus longtemps en France afin de faire un crédit à la banque.

Cette augmentation des frais universitaires fait réfléchir à deux fois avant de venir étudier sur le sol québécois. L’étudiant fait part de ses réticences:«J’ai effectivement hésité à abandonner, car cela devenait assez cher de venir ici». De plus, n’étant plus rattaché à la France, son nouveau statut ne lui permet pas de recevoir d’aides ou autres subventions. Il pense néanmoins se renseigner à propos des concours de bourses au Québec sur le site de l’université.

Motivation toujours présente

Originaire de Tours (centre de la France), mais ayant étudié et travaillé à Paris, Alban rappelle que la situation n’est pas plus facile là-bas, le chômage des jeunes diplômés restant élevé. Il a d’ailleurs préféré Trois-Rivières à Montréal, car le cout de la vie est moins élevé et le loyer est moindre. Même si l’on constate déjà une baisse des inscriptions de Français dans certaines universités québécoises comme à l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal, la province reste une destination privilégiée. Actuellement, 12 000 Français viennent étudier sur le sol québécois.

À 25 ans, Alban, étant libre de toute charge, a décidé de tenter l’aventure. Pour le nouvel arrivant, le Canada est avant tout un pays qui l’attire beaucoup par son histoire et ses paysages magnifiques. Il apprécie également les relations que la France entretient avec le Québec.

Avantages des deux côtés de l’Atlantique

Cet accord signé entre la France et le Québec représente un revenu non négligeable pour les universités québécoises en déficit et permet de maintenir la décision budgétaire du gouvernement de Philippe Couillard. Cet ancien tarif préférentiel coutait 120 millions de dollars chaque année et, de plus, le nombre d’étudiants français inscrits n’a cessé d’augmenter. Les nouveaux tarifs permettraient alors une économie de 30 millions de dollars par année.

Cependant, cette mesure ne touche pas ceux qui sont déjà inscrits depuis l’année passée au premier cycle, ni ceux qui étudient au deuxième et troisième cycle. L’entente continue de favoriser les étudiants français par rapport aux autres étudiants étrangers qui, eux, doivent débourser entre 12 000 et 16 000$ par année.

En échange, la France conserve la quasi-gratuité des études dans ses universités pour les Québécois. Toutefois, on peut déjà penser que cette nouvelle entente pourra attirer moins de Français à venir étudier au Québec, au risque de privilégier les familles les plus aisées.

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