Inside Out/Sculpter le social: conférences et discussions

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Inside Out / Sculpter le social, projet présenté dans le cadre de la 9e Biennale nationale de sculpture contemporaine (BNSC) sous la thématique Croire, se poursuit. Le 23 octobre dernier, la phase un débutait. Deux conférences/discussions données par Caecilia Alexandre, doctorante aux Facultés de droit de l’Université Laval et l’Université de Montréal, et Adis Simidzija, doctorant en littérature à l’Université de Montréal, ont eu lieu sur la plateforme Zoom.

Inside Out / Sculpter le social est née d’une collaboration entre l’artiste français JR et la BNSC. Au projet Inside Out, aujourd’hui international, de l’artiste JR s’est ajouté Sculpter le social par la BNSC. Dans le cadre de l’ouverture de la biennale en août dernier, plus de 200 portraits se sont déployés sur un bâtiment industriel du centre-ville de Trois-Rivières et au Carré 150 de Victoriaville. Aujourd’hui, certains portraits y sont encore.

sculpter le social

La Galerie d’art du Parc présentait l’œuvre vidéographique Femme Héros de JR. Bien que le titre de la vidéo contient le mot «femme» au singulier, l’oeuvre présente plusieurs témoignages de femmes qui luttent pour l’égalité et le respect des droits humains. Alors que leur travail peut parfois sembler invisible, JR le met en lumière. Elles sont à la fois anonymes et héroïques. Une question me reste: pourquoi ne pas avoir mis le titre au pluriel et, dans le même état d’esprit, ne pas avoir inscrit «héroïnes» au lieu du mot «héros»?

Conférences et discussions: bienveillance

Audrey Labrie, directrice artistique de la Biennale nationale de sculpture contemporaine, animait l’événement. Le mot d’ordre de ces conférences et discussions était la «bienveillance», rappela-t-elle. Les auditeur.trice.s pouvaient réagir en direct à ce qui était dit lors des conférences en utilisant l’onglet «converser» sur la plateforme Zoom. Les commentaires, comme les questions, s’inscrivaient ainsi dans un désir de dialogue.

Caecilia Alexandre: diversité culturelle et racisme systémique

La première conférence fut donnée par Caecilia Alexandre, doctorante aux Facultés de droit de l’Université Laval et l’Université de Montréal, chercheuse à la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles. Elle a d’abord défini les termes «racisme systémique» et «diversité culturelle». Ensuite, elle a montré en quoi le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada pourraient mettre en œuvre des stratégies afin de respecter les droits de chacun.e.s.

Adis Simidzija: témoigner

La deuxième conférence fut donnée par Adis Simidzija, doctorant en littérature à l’Université de Montréal et directeur général chez Des livres et des réfugié-e-s. De son côté, il a fait sa conférence sous forme de témoignage. La conférence se divisait en trois parties : mise en contexte («d’où je viens») (1), son arrivée au Québec et le dilemme identitaire (2) et des pistes de solutions pour un vivre-ensemble (3).

Une des solutions a été de créer des ateliers d’écriture organisées par Des livres et des réfugié-e-s. «Nous nous sommes donnés pour mission de faciliter l’intégration scolaire et sociale des personnes immigrantes en misant sur trois vecteurs d’intégration ayant faits leurs preuves : l’art, la culture et la langue» peut-on lire sur le site DL&DR. «Il faut arrêter de donner la parole. Il faut donner des moyens pour que ces gens [les personnes issues de la diversité et/ou marginalisées] puissent la prendre», affirme Adis Simidzija.

Ouvrir le dialogue: est-ce suffisant?

Ces conférences et discussions participent ainsi, selon moi, à des micro-actions qui visent à poursuivre un dialogue qui est déjà enclenché. Le point de départ est d’ouvrir le dialogue, mais il est légitime de se demander: est-ce suffisant? Bien évidement, non. Il est essentiel de continuer de réfléchir aux manières d’engager le dialogue et aux paramètres qui peuvent être mis en place pour réunir un plus large point de vue. Adis Simidzija a souligné un point important: il faut arrêter de simplement inviter des théoricienNEs pour traiter de ces enjeux, il faut aussi inviter les personnes qui vivent ces enjeux au quotidien.

Les conférences seront disponibles d’ici une à deux semaines sur le site de la BSNC. La phase deux du projet – le slam de poésie de Moe Clark, Paul Dallaire et quatre jeunes de la relève – sera diffusée en novembre. La date n’a pas encore été annoncée.

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