L’AGE UQTR dans les rues de Montréal : 1625$ de hausse, ça ne passe pas!

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Une vue d’ensemble de la marche, haute en couleurs. Photo : Courtoisie

Le 10 novembre dernier avait lieu, à Montréal, la manifestation nationale (sans bannière) contre la hausse des frais de scolarité. L’AGE UQTR y était, comme la grande majorité des associations étudiantes québécoises, mais sans mandat de grève de la part de ses membres.

Déroulement de la journée et participation

Environ deux cents étudiants de l’UQTR se trouvaient à la Place Émilie-Gamelin, dans la foule évaluée entre vingt et trente mille personnes selon les sources, au moment du départ de la marche aux alentours de 14h45. Certains d’entre eux avaient même participé au «bed-in» organisé la veille devant les bureaux de Jean Charest. Il semble qu’une bonne variété de programmes était représentée, quelques-uns plus que d’autres, dont les cycles supérieurs en Études québécoises. Mentionnons d’ailleurs que cette association s’était votée une «grève» spécifique à leur programme pour l’occasion, de leur propre initiative.

La manifestation a débuté avec un peu de retard sur l’horaire prévu, à la suite des allocutions des représentants des grandes associations nationales. La marche a duré environ deux heures, le tout dans une ambiance survoltée, mais calme, selon les témoins. Plusieurs médias ont même décrit la manifestation étudiante comme l’un des plus gros mouvements de foule à Montréal depuis 2005, toutes causes confondues. Selon Sébastien Guertin, vice-président aux affaires sociopolitiques de l’AGE, c’est la motivation de faire bouger les choses qui a réuni autant de gens en cette journée pluvieuse. «Les gens étaient là avec sérieux, je n’ai pas l’impression qu’il y avait du cabotinage là-bas», a-t-il déclaré.

Le vp sociopolitique est satisfait de la participation des étudiants considérant le fait que l’UQTR était la seule université n’ayant pas obtenu de mandat de grève. En fait, si on fait un calcul rapide, il y avait deux fois plus d’étudiants à la manifestation qu’à l’Assemblée Générale spéciale (AGS) où la grève devait se voter. Comment expliquer ce constat? Peut-être que l’AGS a été faite trop tôt. Selon M. Guertin, Trois-Rivières (et plus généralement la Mauricie) est une région baromètre au niveau politique et est connue pour suivre la tendance. Puisque l’UQTR a été une des premières universités à prendre position sur une grève, les étudiants trifluviens n’ont vraisemblablement pas voulu prendre l’initiative du mouvement.

Néanmoins, le travail d’information a été poursuivi sur le campus après l’Assemblée Générale par les officiers de l’AGE et le comité de mobilisation, ce qui explique sans doute comment deux autobus ont pu être remplis pour se rendre à Montréal.

Le message

Le message de l’AGE UQTR était fort simple : on veut un vrai débat en éducation! Cela correspond en fait à la position de l’Association étudiante qui est, rappelons-le, en faveur de la tenue d’états généraux en éducation. Les derniers états généraux remontent à 1964, lors de la création du Ministère de l’Éducation.

L’AGE bénéficiait de l’appui symbolique de deux partenaires non négligeables pour soutenir son message : le Comité de Solidarité de Trois-Rivières et le Syndicat des professeurs de l’UQTR. Précisons également que certains grands syndicats ont appuyé le mouvement contre la hausse à l’échelle nationale : la Fédération des Travailleurs et Travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) et la Centrale de l’Enseignement du Québec (CEQ), notamment.

À venir…

Si certains cégeps et universités disposent déjà de mandats de grève générale illimitée pouvant être utilisés cet hiver si le gouvernement ne recule pas, il n’en est rien pour l’AGE UQTR. Les officiers se donnent présentement un temps de réflexion pour la suite. «C’est certain que, pour l’instant, on va se concentrer sur l’information de nos membres et la recherche d’appuis au niveau régional», conclut Sébastien Guertin. Il n’y a donc aucune date à l’agenda pour une autre Assemblée Générale spéciale à la prochaine session. À suivre…

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