La climato-réaliste: Des vacances écoresponsables et pas « plates »

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Magali Boisvert. Photo: David Ferron.

Bon, je vous embarque encore dans mes petites démarches de vie. Cette fois, accompagnez-moi, Mag l’exploratrice, alors que je tente de planifier des vacances vertes qui auront le moins d’impact possible avec le plus grand plaisir possible.

Un trajet écoresponsable

Je vais être « plate » et vous mentionner, dès le départ, que le plus gros impact négatif que nous pouvons avoir sur l’environnement en voyage, c’est de prendre l’avion. L’avion est le moyen de transport le plus polluant; un aller-retour vers la France coûte à la planète 1.33 tonne de CO2, c’est-à-dire l’équivalent de 8000 kilomètres — deux fois le trajet Vancouver-Montréal — avec une Corolla[1].

Mais ne vous culpabilisez pas trop, car vous avez plusieurs options devant vous. D’abord, vous pouvez prendre l’avion moins souvent (pourquoi pas un an sur deux au lieu de chaque année?). Dans mes démarches personnelles, j’ai décidé de ne pas prendre l’avion cet été. Bon, c’est aussi pour des raisons financières, mais vous voyez, c’est écono être écolo. Je voudrais explorer un peu le Québec, qui est si vaste après tout.

Le plus gros impact négatif que l’on peut avoir sur l’environnement en voyage, c’est de prendre l’avion.

Si vous décidez, tout de même, de prendre l’avion ou si vous allez à Gaspé aller-retour, comme moi , il y a la compensation carbone, un outil très simple qui calcule les tonnes de CO2 produites et qui vous propose de financer quelques plantations d’arbres afin de compenser[2]. Ça fait des miracles pour la culpabilité post-voyage, je parle d’expérience! Par exemple, pour mon voyage vers Gaspé en Prius, je devrai débourser 7,95$ pour un arbre afin de compenser 0,16 tonne de CO2.

Une destination écoresponsable

Nous parlons peu du style de vie des destinations voyage. Trop souvent, on ne se questionne pas sur les déchets qui seront produits dans un tout-inclus à Varadero ou lors d’une journée touristique à New York. Nous ne pensons pas vraiment qu’à Disney World, vous serez tenté.e d’acheter dix mille objets inutiles à l’effigie de votre personnage favori.

Pour mon voyage à Gaspé, je devrai débourser 7,95$ en compensation carbone.

Pourquoi ne pas sortir des sentiers battus et vous laisser totalement dépayser par une randonnée en forêt ou encore une balade sur une plage déserte dans une petite ville côtière méconnue ? Et tant que vous y êtes, vous pouvez participer à la mission 1000 tonnes[3] et ramasser des déchets sur une berge ou sur des sentiers.

Un dodo écoresponsable

Lorsque vous choisissez votre hébergement, la même logique s’applique. Pourquoi voudrais-je dormir dans un hôtel Hilton blanc édulcoré pareil aux autres quand je pourrais dormir dans un ancien bateau de pêche au crabe, dans une maison de Hobbit, une caravane gitane, une yourte ou une cabane dans un arbre écoresponsable ?

Pourquoi voudrais-je me réveiller avec une vue sur un stationnement et des conteneurs quand je pourrais me réveiller dans un parc national magnifique alors qu’un raton laveur aura volé mes bananes et mon pain!  Histoire vraie, les ratons sont des créatures incroyablement débrouillardes; rangez votre bouffe dans des bacs étanches.

Un sac à dos écoresponsable

J’écrirai peut-être un jour une chronique plus étoffée sur le sujet, mais voici quelques-uns de mes trucs pour un sac à dos écolo, qui vaut aussi pour tout type de déplacement. D’abord, une brosse à dents en bambou ne fait pas de mal, et pour la transporter, je la laisse dans son emballage de carton d’origine.

Côté dentifrice, j’achète le mien dans un contenant en plastique de petit format pour pouvoir le recycler par la suite. Dans un monde idéal, j’utiliserais un dentifrice en vrac, comme avant, mais ma dentiste m’a grondée due à l’absence de fluor sur mes dents qui se faisait sentir. Ensuite, savon et shampooing en barre dans un petit contenant en métal (croyez-moi, il m’a fallu un peu de temps pour trouver le shampooing en barre de mes rêves, mais une fois trouvé, je ne m’en séparerai plus jamais).

Pourquoi dormir dans un Hilton quand je pourrais dormir dans un ancien bateau de pêche?

Je me suis également procuré un déodorant mini format (de la grosseur d’un baume à lèvres) de Kali Déo. D’une part pour tester son efficacité sans être prise avec le gros tube et d’autre part parce que ça prend une place ridiculement petite dans mon sac.

Pour les personnes dotées d’utérus, je ne pourrais pas recommander davantage la coupe menstruelle. C’est vraiment facile d’utilisation après une période d’adaptation, et une fois que c’est acquis, vous ne voudrez plus jamais utiliser autre chose. D’autant plus que ça ne produit pas le moindre déchet et que ça dure des années.

Se dépayser en gardant ses habitudes écoresponsables

L’important, à mes yeux, est de se laisser dépayser par une destination inattendue, en bonne compagnie, mais sans pour autant mettre de côté les bonnes habitudes que vous avez déjà acquises. Si vous vous servez déjà d’un rasoir en métal, par exemple, il suffit de l’amener avec vous, mais peut-être pas dans votre bagage à main dans l’avion, vous risquez de vous faire sévèrement réprimander par les agents.es de sécurité.

Sur ce, bon voyage mes « écocos » !


[1] https://calculcarbone.org/

[2]http://www.compensationco2.ca/

[3] http://www.mission100tonnes.com/

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