La Mauricie se mobilise contre les féminicides après un 16e meurtre

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Joanne Blais ainsi que les participants à la mobilisation contre les féminicides à Trois-Rivières, le 20 novembre 2025. Crédits : Journaliste.

Un rassemblement a eu lieu jeudi dernier à midi, au coin de la rue Laviolette et du boulevard Saint-Maurice, à Trois-Rivières. Il s’agissait d’un évènement ayant pour but de dénoncer le 16e féminicide survenu au Québec récemment. La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM), a organisé cette mobilisation pour sensibiliser la population. Inspirée par la région de la Capitale-Nationale, l’organisme mauricien prévoit maintenant sortir dans les rues chaque jeudi suivant l’annonce officielle d’un nouveau féminicide au Québec.

La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie s’implique

Rassemblement contre les féminicides à Trois-Rivières, le 20 novembre 2025. Crédits : Journaliste.

À 12h30, jeudi dernier, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie a choisi de passer à l’action en organisant son tout premier rassemblement public contre les féminicides. Selon la directrice de l’organisation, cette initiative répond à un besoin urgent de dénoncer les féminicides. Le déclencheur de cette mobilisation est survenu il y a quelques jours avec l’annonce du 16e féminicide au Québec cette année.

« C’est vraiment l’acte le plus violent » souligne Joanne Blais, directrice du TCMFM

La formule est claire et l’engagement est pris pour la suite. L’objectif principal demeure l’éducation et la sensibilisation de la population. D’ailleurs, Joanne Blais insiste sur « l’importance de rappeler constamment cette réalité tragique : des femmes meurent aux mains d’hommes simplement parce qu’elles sont des femmes ».

La Capitale-Nationale de Québec : un modèle pour la TCMFM

La table s’engage maintenant à répéter l’exercice chaque jeudi après qu’un nouveau féminicide soit officiellement recensé au Québec. Cette formule de mobilisation régulière n’est pas une invention mauricienne.

 « On s’inspire de la région de Québec, de la capitale nationale qui fait ça depuis un certain temps ». Exprime l’organisatrice de l’évènement, Joanne Blais.

Ils ont plutôt choisi de s’inspirer directement des rassemblements hebdomadaires qui se déroulent depuis un moment déjà à Québec. Joanne Blais explique que ces sorties publiques demeurent avant tout pédagogiques. Ces évènements visent à garder vivante la mémoire des victimes, et à maintenir l’urgence d’agir face à cette violence extrême envers les femmes.

Des militantes de passage se joignent à la mobilisation

Trois-Rivières, coin boulevard Laviolette et de la rue Saint-maurice le 20 novembre 2025. Crédits : Journaliste

Mélanie Lamoureux et sa collègue Stéphanie, travaillent toutes les deux pour le Regroupement des cuisines collectives du Québec. C’est un organisme national dont le siège social se trouve à Montréal. Les deux femmes étaient de passage à Trois-Rivières jeudi passé pour rencontrer des membres locaux, lorsqu’elles ont appris qu’un rassemblement contre les féminicides se tenait pas très loin du centre-ville. C’est alors qu’elles ont décidé d’y participer sans hésiter, manifestant leur intérêt.

« On étaient en rencontre de travail. puis, on nous a annoncé qu’il y avait cette mobilisation, c’est donc pour ça qu’ont s’est déplacées pour venir participer. » Exprime Stéphanie, son siège étant basé en Outaouais.

Lors de l’entrevue, Mélanie explique ouvertement que les violences faites aux femmes, peuvent prendre différentes formes et différents degrés de gravité. Il y a oui, des micro-violences quotidiennes, mais cela peut bien aller jusqu’aux féminicides… De son point de vue, le spectre reste large:

« C’est fou comment il y a de femmes qui sont tuées au Québec, parce qu’elles sont des femmes. » dit-elle

Ce qui touche Lamoureux, c’est l’ampleur du phénomène au Québec concernant ces meurtres. Pendant le rassemblement qui a eu lieu près du Séminaire Saint-Joseph, des adolescents s’approchaient du groupe pour poser des questions en lien avec le terme féminicide. Tel que : Qu’est-ce qu’un féminicide? Pourquoi manifestez-vous? Ces interrogations démontrent selon elle, l’importance de l’éducation dans tout ça et de la sensibilisation publique. Bref, un lien avec leur travail s’y retrouve également, exprimetelle, car une autonomie alimentaire peut sembler indirecte, mais cette dernière le trouve pertinent :  

« Historiquement, ce sont les femmes qui nourrissent les populations, et elles sont victimes de plusieurs types de discrimination. » Lance mélanie

Cette première mobilisation marque le début d’un engagement durable de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie. Un rendez-vous chaque jeudi suivant un féminicide, est prévu. L’organisme vise à effectuer une prise de conscience et contribuer pour briser le cycle de violence qui coûte la vie à de nombreuses femmes.

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