La série Feux de forêt dans le désert au Zénob: Une soirée back to the ‘50s

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Bloodshot Bill arborait un look rétro des années 50 avec un veston brun de crooner sur le dos et les cheveux plaqués à l’aide d’un gel.
Bloodshot Bill.

Les années 50 étaient à l’honneur le samedi 15 février dernier au café-bar le Zénob dans le cadre de la série Feux de forêt dans le désert. Les Babalooneys et l’homme-orchestre Bloodshot Bill ont fait sauter les quatre murs de cet endroit mythique le temps d’une soirée.

La soirée était propice à la fête et l’ambiance était survoltée. Les cinq membres des Babalooneys sont débarqués sur la scène habillés de vêtements rétro: complet gris, chemise et cravate sur le dos. Bref, ils arboraient et assumaient aisément le look typique des années 50.

Leurs accords simples et la rapidité du rythme de leur musique rockabilly ont donné d’emblée le ton à cette soirée dansante. La formation originaire de Québec a su démarrer le spectacle du bon pied en reprenant quelques chansons de ce genre musical qui semble retrouver un regain de vie par les temps qui courent, comme Farmer John de The Searchers. «Les reprises, on prend le temps de bien les choisir», mentionne Richard Bourque, le chanteur de la formation. Toutefois, il faut rappeler que son répertoire est majoritairement formé de compositions personnelles.

L’homme-orchestre

Bloodshot Bill était de toute évidence la tête d’affiche de la soirée. Comme dans tous ses spectacles, il s’est présenté seul sur la scène, assis sur une chaise avec une guitare, un bass drum et des cymbales charleston (hi-hat); cet homme forme son propre orchestre.

Ce soir-là, tout comme les Babalooneys, il arborait un look rétro avec un veston brun de crooner sur le dos et les cheveux plaqués à l’aide d’un gel. C’était à se demander s’il n’était pas sorti directement de cette époque.

Bloodshot Bill arborait un look rétro des années 50 avec un veston brun de crooner sur le dos et les cheveux plaqués à l’aide d’un gel.

Le rockabilly

La musique de Bloodshot Bill est de toute évidence liée à celle des Babalooneys, puisqu’on pourrait aussi la qualifier de rockabilly. En effet, elle est très rythmée, la voix du chanteur est enrouée, les mélodies sont faciles, mais tout de même très intenses et, surtout, c’est une musique qui invite à faire la fête et à danser. C’est un cas typique de musique confectionnée presque sur mesure pour une soirée qui veut se terminer le plus tard possible.

Toutefois, la voix particulière et rauque de Bloodshot Bill rend les paroles inaccessibles, par moment incompréhensibles. C’est à se demander si sa voix a pour but de chanter des paroles ou si elle ne fait pas que râler comme un animal sur le son de la musique. Cela fait en sorte que sa musique s’écoute difficilement en dehors d’un cadre spécifique comme lors de la soirée au Zénob. Il s’agit d’une déception sur ce plan, puisque ses mélodies sont très bien ficelées et permettent de revisiter joliment cette période phare de la musique rock.

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