Home Arts et spectacles Le boss est mort : «Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade.»

Le boss est mort : «Vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade.»

0
Benoît Brière joue l’œuvre d’Yvon Deschamps dans Le boss est mort. Photo : Courtoisie

La pièce de théâtre Le boss est mort tirée de l’œuvre d’Yvon Deschamps s’est arrêtée en sol trifluvien les 7 et 8 février à la salle J.-Antonio-Thompson. C’est le comédien Benoît Brière qui assure le rôle du protagoniste; une prestation haute en émotions.

En salle depuis novembre dernier, l’équipe de la pièce Le boss est mort est en tournée à travers le Québec. C’est donc des milliers de personnes qui revivront ou qui découvriront les monologues du populaire humoriste Yvon Deschamps. Ce sont des gens qui représentent une moyenne d’âge plus élevée qui étaient présents aux deux spectacles présentés à Trois-Rivières, par contre c’est une œuvre qui peut assurément plaire à tous, elle est touchante, comique et réfléchie.

Selon Dominic Champagne, metteur en scène : «Benoît Brière fait renaître ce personnage unique créée par Yvon Deschamps il y a maintenant quarante ans, dans un texte inspiré de ses premiers monologues, miroir éloquent d’une société sortant de sa misère pour affirmer sa liberté autant que sa fragilité.» La pièce de théâtre a d’ailleurs débuté avec le monologue le plus connu de l’humoriste, Les unions qu’ossa donne, créé en 1968 au Théâtre de Quat’Sous, dont il a été le co-fondateur.

Visiblement, une majorité de spectateurs reconnaissaient ce texte et pouvaient même en citer certaines parties. C’était également le cas pour le monologue sur le bonheur qui faisait beaucoup jaser à l’entracte. C’est après tant d’années que les gens ont pu mettre un visage sur le personnage qu’ils s’imaginaient. La pièce Le boss est mort est un bijou, la performance de Benoît Brière est d’une qualité exceptionnelle en plus des textes qui méritent d’être applaudis.

Yvon Deschamps, l’auteur de la pièce, a fait en sorte de lier les différents monologues avec beaucoup de finesse, ce qui propose une œuvre avec un fil conducteur cohérent du début à la fin. On reconnaît son style d’humour dès les premières phrases du spectacle et il présent dans toute la pièce, souvent sous forme de sarcasme. «En utilisant l’humour par l’absurde, je cherche à provoquer des réactions. En montrant un personnage qui a l’air tellement niaiseux, qui se laisse faire, qui ne bouge pas. Je ne voulais pas faire la morale aux gens, mais plutôt leur montrer un personnage ou une situation qui peut les réveiller ou provoquer des petits changements chez eux», explique Yvon Deschamps.

La tournée se terminera le 4 mai prochain à Lévis. Toutes les dates sont disponibles sur lebossestmort.com, vous y trouverez aussi des extraits vidéo et des entrevues exclusives.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here