Le revers de la médaille : C’est pas naturel

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Par Michaël Magny, chroniqueur

Il y a en ce moment, en Europe et aux États-plus-ou-moins-Unis d’Amérique, une immense montée de lait contre l’homosexualité. Je m’en fouts, de l’homosexualité comme de la montée de lait, mais je fais une véritable obsession sur l’argument «ce n’est pas naturel». Vous allez assez rapidement comprendre pourquoi.

Pour diverses raisons (que j’expliquerai peut-être en détails le jour où je jugerai pertinent d’attaquer ou de défendre des gens qui ne pratiquent simplement pas la même gymnastique que moi dans leur chambre à coucher),  je crois qu’effectivement, l’homosexualité n’est pas naturel. Le but «naturel» du sexe, c’est de faire des enfants. C’est tout. Libre à vous de le contester : la contraception n’est pas plus naturelle que l’homosexualité. Ni plus mal, d’ailleurs.

Ce qui se passe entre deux adultes consentants dans un endroit privé ne me concerne que si je suis l’un des deux adultes. J’ai donc un bon conseil pour celles et ceux qui craignent une épidémie d’ITS causée par des rapports homosexuels ou non-protégés : n’en ayez pas.

Voulez-vous une énumération de ce qui n’est pas naturel et représente une problématique sociale bien plus urgente que quelques sodomies, par-ci, par-là? La cigarette, l’utilisation outrancière de pétrole, l’arme nucléaire, le suicide des 18-35 ans et les couch potatoes : des populations entières qui s’auto-détruisent dans la joie, l’allègresse, le pain et les jeux. La famine et la maladie, ça, au moins, c’est naturel.

Nous sommes trop nombreux à vivre trop vieux. Une pyramide démographique inversée ( a.k.a, une population comptant plus de vieillards que d’enfants), ça, ce n’est pas naturel. Les homosexuels n’aideront pas à remédier à la situation en ne procréant pas, c’est sûr, mais les couples de carriéristes qui ne veulent pas d’enfants pour jouir d’une plus grosse retraite ne sont pas moins coupables.

Travailler la moitié de sa vie comme fonctionnaire (donc ne rien produire dont les générations futures puissent profiter, ne fut-ce qu’un poème), passer la seconde moitié de cette vie à consommer, benoîtement, temps plein, et ne même pas offrir un poupon qui saurait se montrer utile dans la génération suivante, c’est se comporter en véritable parasite écologique et social. «Je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu. Merci, bonsoir.», dirait aujourd’hui Jules César.

Mourir, c’est naturel. Les êtres humains n’ont pas une date de péremption précise, un âge à partir duquel ils représentent un fardeau social qui justifie qu’on les élimine au nom de la nation et des générations futures. Reste que nous ne devrions pas, sur nos vieux jours, nous acharner à vivre sur le bras de la prochaine génération comme si elle nous le devait. Reste qu’après 60 ans, il est peut-être temps d’avoir la maturité de céder la place, de consommer moins, de se départir tranquillement de nos possessions, de transmettre nos connaissances au maximum de nos capacités, et, plutôt que de partir jouer les touristes dans des Clubs Med, de payer le billet d’avion à quelques jeunes bohèmes révolutionnaires, question qu’ils aillent dépenser leur énergie à faire de l’humanitaire en Afrique, là où ils ont de véritables problèmes.

L’égoïsme, la liberté et la compétition, c’est bon pour les jeunes. Quand les vieux sont égoïstes, ça oblige les jeunes à l’être encore plus, et ça donne… le Québec moderne.

Au final, non seulement « à 20 ans, si t’es à droite, t’as pas de cœur, à 60 ans, si t’es à gauche, t’as pas de tête », mais j’ajouterais « à 20 ans, si t’es à gauche, t’as pas de tête, et à 60 ans, si t’es à droite, t’as pas de cœur ». L’égoïsme, la liberté et la compétition, c’est bon pour les jeunes. Quand les vieux sont égoïstes, ça oblige les jeunes à l’être encore plus, et ça donne… le Québec moderne.

Puisque je vous encourage (je m’adresse ici aux gens intelligents, les imbéciles peuvent cesser leur lecture) à avoir plus d’enfants, je pourrais passer pour un prêtre catholique de la Grande Noirceur. Puisque je demande aux gens âgés de céder leur place, je pourrais passer pour un nazi. L’un et l’autre serait très mal me lire, et, m’accusant de l’un comme de l’autre, vous rateriez l’enjeu principal : comment arriverons-nous à cesser notre lent et douloureux suicide collectif?

6 COMMENTAIRES

  1. ‘Se comporter en véritable parasite écologique et social’ ne serait pas, au contraire, le fait d’ajouter, égoïstement, par sa progéniture, d’autres êtres humains sur une planète déjà surpeuplée, pillée, et, selon mon humble opinion, ayant déjà dépassé le point de non-retour de sa destruction? Les homosexuels, par leur non-reproductivité (je te remercie, monsieur auto-correct, je n’ai pas besoin de ton aide) allègent le poids démographique qu’impose au monde la famille moyenne et sa manie de se multiplier sans conscience globale , de mettre au monde 2 ou 3 futurs-adultes, consommateurs irresponsables et producteurs de déchets.
    Ça doit être pour ça que j’aime autant les gays, ça et leurs comédies musicales!

  2. Quand un étudiant en philosophie est trop inculte pour différencier « ce qui est naturel » d’un utilitarisme haineux, homophobe, gérontophobe et sexiste, on peut se demander s’il mérite d’être pris au sérieux.

    Il ne sait apparemment rien de la nature alors qu’elle est son appui principal. Je trouve révoltant qu’aucune tentative d’information sérieuse n’ait été faite de la part de l’auteur pour comprendre le fonctionnement de celle-ci étant donné l’importance qu’il lui donne.

    Ça n’a pas sa place dans un journal étudiant, une telle institution devrait avoir un minimum d’éthique professionnelle.

    De plus, cet article n’a même pas la vertu d’être original, on n’y voit qu’une autre « attention whore » qui reprend maladroitement un sujet controversé avec des arguments dépassés, chose qu’on voit trop souvent dans le Zone Campus.

    Même pas digne d’un bon vieux « hater youtubien ».

  3. Quand un étudiant en philosophie est trop inculte pour différencier « ce qui est naturel » d’un utilitarisme haineux, homophobe, gérontophobe et sexiste, on peut se demander s’il mérite d’être pris au sérieux.

    Il ne sait apparemment rien de la nature alors qu’elle est son appui principal. Je trouve révoltant qu’aucune tentative d’information sérieuse n’ait été faite de la part de l’auteur pour comprendre le fonctionnement de celle-ci étant donné l’importance qu’il lui donne.

    Ça n’a pas sa place dans un journal étudiant, une telle institution devrait avoir un minimum d’éthique professionnelle.

    De plus, cet article n’a même pas la vertu d’être original, on n’y voit qu’une autre « attention whore » qui reprend maladroitement un sujet controversé avec des arguments dépassés, chose qu’on voit trop souvent dans le Zone Campus.

    Même pas digne d’un bon vieux « hater youtubien ».

  4. Quand un étudiant en philosophie est trop inculte pour différencier « ce qui est naturel » d’un utilitarisme haineux, homophobe, gérontophobe et sexiste, on peut se demander s’il mérite d’être pris au sérieux.

    Il ne sait apparemment rien de la nature alors qu’elle est son appui principal. Je trouve révoltant qu’aucune tentative d’information sérieuse n’ait été faite de la part de l’auteur pour comprendre le fonctionnement de celle-ci étant donné l’importance qu’il lui donne.

    Ça n’a pas sa place dans un journal étudiant, une telle institution devrait avoir un minimum d’éthique professionnelle.

    De plus, cet article n’a même pas la vertu d’être original, on n’y voit qu’une autre « attention whore » qui reprend maladroitement un sujet controversé avec des arguments dépassés, chose qu’on voit trop souvent dans le Zone Campus.

    Même pas digne d’un bon vieux « hater youtubien ».

  5. « Le but «naturel» du sexe, c’est de faire des enfants. C’est tout. Libre à vous de le contester : la contraception n’est pas plus naturelle que l’homosexualité. » (extrait de l’article)

    Je pense que le l’auteur n’a visiblement aucune connaissance des Bonobos d’Afrique – donc des bases de l’anthropologie et des animaux proches de l’homme – pour parler d’une telle façon! En effet, les singes Bonobos font l’amour (le sexe), principalement pour le plaisir et non pas pour la procréation, de plus, l’homosexualité est tout-à-fait intégré à leur mode vie… Donc, si un tel mode de vie est « naturel » pour le primate le plus proche de l’humain, pourquoi ne le serait-il pas pour ce dernier?

    Malheureusement, l’auteur de cet article, monsieur Michael Magny, n’a pas fait de grandes recherches ni comparaisons basées sur la science et l’évolution naturelle pour étayer ses dires… J’espère sincèrement qu’il corrigera le tir dans une prochaine chronique et, du même coup, qu’il révisera sa définition trop étroite du terme « naturel » utilisé dans une perspective anthropologique.

  6. Ce texte part dans tous les sens et ne semble rien dire du tout, n’avance aucun sujet et ramène des idées rétrograde et beaucoup trop remâché à mon goût. Freud pensait que les menstruations étaient une maladie. Ben non, on le sait, on a pas revenir là-dessus. Ce qui provient de la nature est une chose naturel. Parce que t’es gai, t’es pas en plastique, tu reste un être naturel. Ce que tu fais de ta sexualité vient de tes pulsions, de tes désirs corporels, c’est naturel. Sinon, on peut aller ben loin, le 69 n’est pas naturel, porter des lunettes c’est pas naturel, manger du kraft diner n’est pas naturel, se masturber en regardant du porno n’est pas naturel. Des fois dans la vie, aller trop loin, c’est comme triper à se masturber intellectuellement sur le magnifique vide de mot qu’on est capable de créer.

    Sinon, je comprends quand même les idées émis dans le texte, mais c’est dur de comprendre où l’auteur veux en venir. Le contenu est mal servi. À mes yeux, ça n’apporte pas grand chose, encore moins quelque chose de nouveau.

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