L’envers du décor de Société-écran : conférence de l’artiste

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Le mercredi 31 janvier 2024, la galerie R3 de l’UQTR organisait une conférence de l’artiste Étienne Tremblay-Tardif. Ce dernier est derrière l’exposition Société-écran qui est présentée actuellement à la galerie et ce, jusqu’au 16 mars prochain. Après le vernissage du 25 janvier dernier, la galerie située au Pavillon Benjamin-Sulte a organisé cette conférence axée sur la sérigraphie. Durant celle-ci, l’artiste a présenté certains de ses projets pour montrer les liens à établir dans son travail. Cela permettait aussi de mieux comprendre l’exposition actuelle : Société-écran.

Etienne Tremblay-Tardif lors de la conférence. Crédits : Journaliste.

Un artiste qui aime jouer avec les images

Une quinzaine de personnes étaient réunies à la galerie pour écouter Étienne Tremblay-Tardif. Des étudiants en art assistaient à la conférence dans le cadre de leur cours Sérigraphie 2. Et pour cause : c’est une technique qui revient fréquemment dans les travaux de l’artiste. La conférence s’est donc déroulée sous les regards attentifs de ces étudiants, et de personnes extérieures. Effectivement, la conférence était ouverte au public en plus d’être gratuite.

La présentation de l’artiste permettait au public d’en apprendre davantage sur son parcours artistique. Celui qui est passé par l’Université Concordia pour sa formation en arts visuels s’est découvert une passion pour la reproduction du texte et de l’image. Sa démarche artistique s’articule selon ses dires autour de « l’histoire des images et des images de l’histoire ». Son travail s’inscrit aussi dans le montage et la dialectique, l’artiste cherchant constamment la mise en rapport entre différents éléments.

L’exposition Société-écran à la galerie R3. Crédits : Journaliste.

La réputation d’Étienne Tremblay-Tardif dans le milieu de l’art n’est plus à faire. Cela fait une dizaine d’années qu’il expose ses œuvres dans diverses galeries au Québec. Il a aussi été l’heureux récipiendaire de divers prix et bourses récompensant la qualité de son travail. Actuellement, il est chargé de cours à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, en plus d’être un artiste accompli.

Des projets de textes et d’images inspirants

Afin d’expliciter la démarche qui se cache derrière l’exposition Société-écran, Étienne Tremblay-Tardif a eu l’occasion de présenter différents projets de recherche artistique qui ont été décisifs dans son parcours. Son projet de maîtrise sur l’échangeur Turcot à Montréal lui a permis de préciser son intérêt pour l’impression sur différents supports, mais aussi la dénonciation de la modernité. Ce journal de bord sur un symbole de l’architecture urbanistique moderne du Québec lui a permis de se faire largement connaître.

L’artiste a ensuite pu largement expliciter son projet Société-écran, en exposition à la Galerie R3. L’exposition présente différents supports où sont imprimés des journaux couverts de lignes noires. À travers cela, Étienne Tremblay-Tardif nous offre une métaphore de la condition contemporaine avec les contradictions de notre société. Les lignes noires entravent la lecture complète des journaux, dénonçant ainsi la fausse transparence de nos sociétés.

L’artiste présentant son projet sur l’échangeur Turcot. Crédits : Journaliste.

L’explicitation des choix de l’artiste

La conférence de l’artiste s’est terminée par une période d’échange et de questions. À cette occasion, le public a pu notamment interroger l’artiste sur ses choix d’éclairage pour son exposition à la galerie R3. Ce dernier a justifié son choix de néons par la recherche d’un espace froid, rappelant l’ambiance des espaces commerciaux. L’on constate à quel point tout est pensé pour dénoncer notre société.

Après des interrogations sur ses sources de financement provenant de subventions, mais aussi de sa propre poche, l’artiste a été interrogé sur ses choix de journaux. Car cela saute aux yeux : les journaux dont il est possible d’apercevoir le titre sont de grands journaux internationaux. Étienne Tremblay-Tardif a pu réaffirmer la forte dimension politique de son travail, arguant à cette occasion que cette idée politique était mieux véhiculée par ce genre de journal.

Retrouvez l’exposition Société-écran à la Galerie R3 de l’UQTR jusqu’au 16 mars 2024.

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