Les festivités de fin d’année sont lancées : Wonka, au cinéma

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Sortie en salle du film Wonka ouvrant le bal pour les festivités 2023

Le 15 décembre dernier sortait en salles Wonka, reprenant l’histoire du célèbre chocolatier. Incarné par l’acteur franco-américain Timothée Chalamet, le film est réalisé par Paul King et se veut être un préquel du Charlie de Mel Stuart de 1971.

Affiche Wonka
Affiche officielle du film.

La magie de Wonka

Willy Wonka (Timothée Chalamet), tout juste sorti de l’enfance, débarque avec pour seul bagage sa fabrique à chocolats de voyage, ainsi que 12 sous. Première étape pour concrétiser son rêve de devenir un chocolatier de renom, il se heurte à la grande ville et sa rudesse : la pauvreté ouvrière, les lois absurdes (« interdit de rêvasser »), la corruption policière, et pire encore, le monopole des trois grands chocolatiers. Ces derniers écartent tout compétiteur potentiel à force de soudoiements des pouvoirs publics et de coups bas.

Willy se retrouve très rapidement sans le sou, sans logement, et face à un mur d’oppression l’empêchant de se réaliser. Il se lie d’amitié avec cinq personnages qui se sont fait prendre comme lui à une supercherie, et qui vont l’aider à mettre à jour le cartel du chocolat.

Gros moyens et beau casting

Mettant à l’affiche le jeune et talentueux Timothée Chalamet, on retrouve également un beau panel d’acteurs tel que la toute jeune Calah Lane (Noodle). Parmi leurs compagnons d’aventure, on retrouve Rekhee Thakrar, Natasha Rothwell, Rich Fulcher, et Jim Carter. Le réalisateur Paul King (Paddington), voulant rester fidèle au film de 1971 Charlie et la Chocolaterie et le plus proche possible du livre de Roald Dahl, a également mis en scène dans les conspirationnistes chocolatiers l’envieux Slugworth, interprété par Paterson Joseph.

Les images sont belles, le jeu de la plupart des acteurs est bon, et on sentirait le réconfort du chocolat dans la salle de cinéma que cela ne serait pas étonnant. Les connaisseurs du premier Charlie seront ravis de retrouver les chansons iconiques Pure imagination ou celle des Oompas-Loompas (joué par Hugh Grant).

Un petit goût amer

Les rappels sont là, mais sont-ils suffisants pour immerger le spectateur dans l’univers farfelu et magique de l’auteur britannique Roald Dahl? Il faut savoir tout d’abord que le film n’est disponible qu’en Version Française (doublée) ou en Version Originale… non sous-titrée, et cela entraîne quelques faux raccords visuels. D’autres faux raccords sauront sauter aux yeux quand dans une même scène des éléments ou suites d’évènements ne feront pas vraiment de sens entre eux. Par ailleurs, vous retrouverez les éléments de la future usine, avec sa légendaire fontaine à chocolat, mais elle sera située en haut d’une colline, et non en pleine ville.


Les décors sont magnifiques, mais on s’attend à comprendre le caractère de Wonka, ses particularités, ses origines, sa genèse. Sa figure maternelle est présente, écho d’un passé encore plus passé, et le focus est davantage éparpillé que ce qu’on pourrait espérer. Entre autre, on voit de nombreuses scènes avec le chef de la police corrompu (Keegan-Michael Key), et avec lui également quelques remarques teintées de grossophobie qui ne sont ni pertinentes, ni appréciables.

Ainsi, c’est un film à visionner en famille, en ayant préalablement revu Charlie et la chocolaterie de 1971 pour avoir les clins-d’œil bien en tête, et prévoir de belles tasses de chocolat chaud en sortant. Pour un film qui était très attendu pour les fêtes, c’est une dose de magie dont on peut tous avoir besoin après l’année qui s’achève, mais ce n’est pas une œuvre qui devrait laisser son empreinte pour les Noëls à venir.

Bande annonce officielle du film Wonka. Crédit : Warner Bros Canada.

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