Les jeunes dragons: Amélie Trottier-Lacombe et Jenefittepas.com

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Amélie Trottier-Lacombe. Crédit photo: Gracieuseté de l’AGE. Crédit illustration des Jeunes dragons: Sarah Gardner.

Il n’est pas toujours facile d’être entrepreneur ou entrepreneure. Malgré leurs insécurités, leurs faiblesses et leurs peurs, ils et elles se lancent dans la gueule du loup avec pour seul but la résolution du problème identifié; des véritables dragons, finalement.

Alors, le Zone Campus lance avec ce premier article sa recherche de potentiels dragons qui étudient à l’UQTR. Nous faisons cette fois la rencontre d’Amélie Trottier-Lacombe grâce au Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins.

Amélie Trottier-Lacombe, touche-à-tout impliquée

Amélie Trottier-Lacombe, c’est une entrepreneuse sociale diplômée aux baccalauréats en administration et management de l’UQTR et fondatrice de l’OBNL Jenefittepas.

Amélie, avant d’être entrepreneuse, était une étudiante impliquée dans son milieu scolaire. Par exemple, Amélie s’est impliquée au Carnaval (organisé par l’AGE), notamment en tant que membre et coordonnatrice du Carnaval. Par la suite, elle s’est également impliquée comme officière de l’AGE UQTR comme vice-présidente aux affaires socioculturelles, dans un premier temps, et par la suite comme présidente de l’AGE UQTR. Nous lui avons posé quelques questions par rapport à son projet entrepreneurial Jenefittepas.com.

Zone Campus : Amélie, pourquoi l’entrepreneuriat social?

Amélie : J’ai adoré m’impliquer et cela me manque beaucoup. En fait, je suis quelqu’un qui aime des choses concrètes et j’aime poser des actions concrètes. Durant mon implication à l’AGE UQTR, je pouvais faire des choses concrètes et j’avais arrêté parce que j’étais épuisée. Cependant, j’ai ressenti le besoin d’en faire plus parce que cela me manquait. Alors j’ai démarré Jenefittepas.com.

ZC : Comment t’est venue l’idée Jenefittepas.com?

A : Quand j’étais au secondaire, j’avais beaucoup de problèmes d’attention et je n’étais pas très bien organisée, et j’associais cela au fait que mon père était malade. Mais après le décès de mon père, j’avais toujours ces difficultés-là. Alors, je commence à me dire il me semble que «Jenefittepas». Aussi, beaucoup plus tard à l’université, j’ai aimé l’ambiance et l’atmosphère universitaire, mais je trouvais insurmontables les cours de trois heures ; ma limite d’attention est de 20 minutes. Ainsi, j’ai commencé à dire à mes amiEs et à moi-même, qu’il me semble que «Jenefittepas».  Et un bon nombre d’entre eux partageaient cette idée qu’eux non plus ne se sentaient pas à leur place, pour des raisons différentes des miennes. C’est alors qu’est venu le déclic, et le constat «qu’on est une méchante gang et on ne fitte pas». Je pense que c’est de là qu’est vraiment partie l’idée.

ZC : Quels sont les objectifs de ton organisme?

A : Dès la concrétisation du projet, il y avait eu toujours pour principal objectif la sensibilisation. La sensibilisation sur les différents cas de troubles mentaux et autres déficiences afin que les personnes atteintes se sentent moins mises à part, et sensibiliser également l’entourage globalement afin que l’idée de l’existence de tels cas et profils soit plus intégrée dans la société.

En effet, il existe beaucoup de ressources, mais les ressources ne sont pas adaptées, ainsi Jenefittepas.com a aussi pour objectif de parler de ces problématiques afin de tenter de proposer des ressources plus adaptées. Par exemple, pour moi qui a un problème d’attention, je suis allée pour écouter une vidéo qui prétendait m’aider là-dessus, mais je n’étais pas capable de rester concentrée après la première minute.

ZC : Quelles ont été les difficultés de démarrage?

A : C’est vrai que je ne suis qu’au début et que je fais face aux difficultés comme la plupart des entrepreneurs. Par exemple, au tout début, on doit créer du contenu pour intéresser les gens, mais en même temps il faut avoir de l’expertise pour créer du contenu. Ainsi, il faut être patient, pour quelqu’un comme moi qui est diagnostiqué TDAH. Ce n’est vraiment pas évident.

ZC : Comment as-tu surmonté tes difficultés?

A: J’ai compris que je ne pouvais pas être parfaite, mais qu’il fallait que je démarre mon projet quand même et s’il y a des points à améliorer, je le ferais à la suite des commentaires, qu’ils soient positifs ou négatifs.

ZC : A quoi doit-on s’attendre concrètement de Jenefittepas.com?

A : Il y aura un podcast sur le TDAH et un autre podcast lié à d’autres déficiences liées à la santé mentale. Les podcasts seront en partenariat avec ; des professionnelLEs de la santé mentale, deux personnalités publiques et mes professeurEs, car ce projet est la base d’un projet d’étude.  Les noms des partenaires seront divulgués à la sortie du podcast.

ZC : As-tu des petites astuces à partager de ton expérience?

A : En tant que débutante, ce que je peux partager à d’autres qui ont des idées de projets comme moi, c’est de ne pas avoir peur de tester des choses et d’aller voir les gens qui vont nous donner des commentaires constructifs sur nos projets.

Zone Campus ira à la rencontre d’autres entrepreneurs et entrepreneures étudiantEs. Si vous connaissez une personne étudiant à l’UQTR qui fait des vagues avec des projets, contactez-nous!

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