Les Mardis Live du Gambrinus : Tremblay, une poésie du quotidien

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Maxime Desbiens-Tremblay était de passage mardi 17 septembre dernier à la micro-brasserie le Gambrinus. Photo: Courtoisie
Maxime Desbiens-Tremblay était de passage mardi 17 septembre dernier à la micro-brasserie le Gambrinus. Photo: Courtoisie

Maxime Desbiens-Tremblay a livré une prestation intimiste dans la chaleur de la micro-brasserie Le Gambrinus, le mardi 17 septembre dernier. Il a présenté son projet musical solo Tremblay sur lequel il travaille ardemment depuis 2011.

Tremblay a foulé la scène accompagné d’un seul musicien, un guitariste. Il a offert au public la quasi-totalité de son album Ça va ça va sorti en septembre 2012. L’agencement et l’enchainement de ses chansons étaient justes, puisque toutes les ballades étaient immédiatement suivies de chansons plus rythmées et festives. Cela a donné de l’étoffe et du tonus à sa performance et a permis de capter l’attention de l’auditoire tout au long du spectacle.

Le son mélancolique de sa voix et des guitares donnaient à sa musique un style folk par moment et rock par d’autres. Il y a aussi un travail textuel apparent qui peut se constater dès la première écoute de ses chansons. Il chante la trivialité, une poésie du quotidien.

Lors de ses spectacles, le chanteur aime beaucoup interagir avec la foule. «Je croyais que ma formation d’acteur m’aiderait à parler devant un public, mais ce n’est pas le cas, lançait le jeune homme avec un sourire dans la figure. J’ai donc fait appel à un metteur en scène pour m’orienter et me donner de l’assurance sur la scène.» Son spectacle était effectivement bien rodé, et cela paraissait dans ses nombreux monologues.

«Je voulais surtout lire et chanter mes textes de la même manière que je parle, ce que l’anglais, par exemple, ne me permet évidemment pas.» – Maxime Desbiens-Tremblay

Un projet en langue française

Le jeune chanteur a fait le noble choix de pratiquer la chanson dans la langue de Molière. C’était important pour lui, mais ça allait de soi. «C’est ma langue maternelle, et c’est un beau défi de travailler la langue française. C’est compliqué de faire de belles phrases et de bien agencer les mots.» Il y a aussi une autre volonté dans ce choix de la langue: «Je voulais surtout lire et chanter mes textes de la même manière que je parle, ce que l’anglais, par exemple, ne me permet évidemment pas.»

L’amour de la musique

L’artiste originaire de Trois-Rivières pratique la musique depuis qu’il est tout jeune. Avant de faire carrière solo, il était le chanteur du groupe Éléphantine. Toutefois, il a rompu les liens avec la formation en raison des visions divergentes au sein de la formation.

Tremblay ne veut pas être la saveur du mois, et c’est véritablement le plaisir fou qu’il a de jouer de la musique qui l’anime. «Ma paye, c’est que les gens me découvrent, et surtout découvrent ma musique», disait-il d’un ton sincère. Il aime tellement la musique qu’il a déjà commencé à écrire son deuxième album.

Il se concentre peut-être plus sur son projet solo par les temps qui courent, mais il n’a pas délaissé sa carrière d’acteur pour autant. Il est possible de le voir dans le court-métrage Daytona, présenté à Cannes en mai dernier, réalisé par François Jaros, le même réalisateur que ses vidéoclips.

Pour en savoir plus sur le jeune chanteur, vous pouvez consulter le www.spheremusique.com/tremblay.

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