Les maux du rédactionnaire : Trois-Rivières capitale… du cinéma?

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Il faisait bon vivre, en cette fin du mois de septembre, dans la ville de Trois-Rivières. Nous avons eu droit à une grande journée de cinéma québécois mardi le 24 septembre. Puis ce fut le tant attendu Long week-end du court et sa pléiade de projections disséminées dans divers endroits de notre centre-ville. 

L’épicentre de ce phénomène est, sans l’ombre d’un doute, le cinéma Le Tapis Rouge. Sans lui, où pourrions-nous être plus confortable pour écouter un film? De mon humble avis, ce lieu est d’ors et déjà une institution ; en espérant que les nouveaux propriétaires soient à la hauteur du joyau qu’ils ont entre les mains. 

Une journée de film Québ

J’étais donc convié mardi matin à la projection du tout nouveau film de Louis Bélanger, Vivre à 100 milles à l’heure. Bélanger a notamment produit Gaz Bar Blues (2003) et Les Mauvaises Herbes (2016). J’ai trouvé son film divertissant, mais sans plus. Nous suivons le récit de quatre jeunes qui, sur plusieurs années, évoluent au rythme de leurs mauvais coups. Le récit au ton moraliste est du déjà-vu.

De plus, le film ne passe pas le test Bechdel. En effet, la majorité des personnages féminins sont accessoires. S’il existait une lueur d’espoir dans le personnage de Nathalie, c’est un échec. Du quatuor d’ami.e.s, Nathalie n’existe que dans le désir des trois autres garçons et on n’apprend rien à son sujet, si ce n’est qu’elle aime lire et qu’elle préfère se tenir loin de la drogue, pour un certain temps du moins. 

Des gars qui s’embrassent

En soirée, vient le tour de Xavier Dolan qui présentait en personne l’intimiste Matthias et Maxime. Moi qui n’avait aucune attente, force est d’admettre que j’ai été agréablement surpris. C’est le meilleur Dolan qu’il m’eût été permis de regarder. Il raconte l’histoire de deux amis, Matthias et Maxime, qui doivent s’embrasser, devant une caméra, pour le bien d’un devoir de cinéma d’une des soeurs de leur pote. S’ensuit une kyrielle de questionnements concernant l’amitié, l’amour et les différences intergénérationnelles. 

Cette journée de cinéma m’a permis de réfléchir à la (sous)représentation des femmes dans le cinéma ainsi que le changement rapide aux travers même des générations. Comme dans le cas d’un baiser entre deux gars. La tranche baby-boomer, représentée par les mères du groupe, voient cela comme une chose de jeune, quelque chose d’artistique, voir même cute. Pour la génération début trentaine, c’est tout un tas de questions qui s’imposent. Questions autours desquelles s’articule le film. Tandis que, pour la jeune étudiante en cinéma et son ami, avec qui elle réalise son court métrage, il s’agit uniquement d’un baiser entre deux êtres.

Pour ce qui est du Long week-end du court, je vous invite à lire Gabriel Senneville à ce sujet.

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