Les Patriotes en confinement: Le hockey, sur la glace?

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Les Patriotes ne patinent plus ensemble depuis octobre. Crédit photo: Patriotes de l’UQTR

Le confinement strict a véritablement compliqué la vie des athlètes et entraîneurs et entraineuses des Patriotes de l’UQTR. Ayant déjà vu leur calendrier de compétition annulé pour le début de l’année, l’interdiction maintenant de s’entraîner en groupe dans les installations porte un dur coup à toutes les disciplines.

Zone Campus est allé aux nouvelles pour voir comment les troupes se débrouillent pour rester en forme, mais surtout motivéEs dans pareilles circonstances. Premier d’une série de deux textes. 

«Trois coups sur la tête»

Les Patriotes au hockey n’ont plus accès à la glace depuis la fin octobre. S’ils ont eu la chance de disputer des parties intra équipes à l’automne, ils ne peuvent toujours pas utiliser l’aréna du Colisée.

«C’est simple, la semaine du 16 octobre, on a eu trois coups sur la tête: la fermeture du Colisée, U SPORTS qui suspend le championnat et finalement, l’annulation de la saison», nous explique l’entraîneur-chef Marc-Étienne Hubert en entrevue téléphonique.

«Les joueurs sont retournés chez eux et s’entraînent individuellement avec le matériel qu’ils ont depuis», ajoute-t-il.

«On se retrouve à zéro»

Le défenseur Loïk Léveillé se fait à l’idée même si c’est difficile: «Je patine tous les jours depuis 16 ans et là, on se retrouve à zéro». Le numéro 77 continue toutefois de s’entraîner à la musculation et à la course à pied. «C’est que notre condition physique risque de baisser un peu, mais ça va revenir vite une fois de retour sur la glace. Pour ce qui est des habiletés, à notre calibre, ça ne se perd pas vraiment».

«C’est des hauts et des bas.»

-Zachary Lavigne

L’ailier gauche Zachary Lavigne a créé son propre gym dans le garage de la maison familiale, histoire de garder la forme. Avant le passage de la région du Centre-du-Québec au rouge, il louait même des espaces de glace sur des patinoires réfrigérées à Drummondville avec des amis.

«C’est des hauts et des bas. On avait encore espoir de faire au moins un match hors-concours, mais là, c’est fini… Pas grave, on va être prêts pour l’an prochain».

Avec davantage de temps libre, Zachary Lavigne en a profité découvrir un nouveau sport comme le ski alpin. Il aussi recommencé à faire du ski de fond. Même si suivre des cours à distance peut s’avérer difficile, l’étudiant en administration arrive à trouver des façons de se motiver malgré tout, nous assure-t-il.

Demeurer une équipe malgré tout

«On fait des activités par Zoom pour garder en vie l’esprit d’équipe : tournoi de poker, jeu en ligne et pool de hockey. On a également eu des conférences sur le leadership et la gestion de stress», relate l’entraîneur des Patriotes.

Il entre en contact avec ses joueurs sur une base hebdomadaire, soit par courriel ou textos. «Il faut être imaginatif», insiste Marc-Étienne Hubert.

Le pilote de la formation trifluvienne a profité du confinement pour observer les nouvelles tendances de jeu dans la LNH, en plus de participer à des ateliers avec des entraîneurs professionnels afin d’être prêt lorsque le moment sera venu.

«Il faut être imaginatif.»

-Marc-Étienne Hubert

L’organisation fait connaître son programme auprès de différentes équipes de Midget AAA, comme les Estacades par exemple, mais aussi dans les cégeps. Au travers d’une conférence de trois quarts d’heure, on y présente le produit et l’histoire de l’équipe afin que les jeunes joueurs élites puissent découvrir le hockey universitaire.

«On est pas mal occupés malgré tout», ajoute Marc-Étienne Hubert.

Une reprise bientôt?

À savoir s’il croit que l’équipe pourra patiner ensemble d’ici la fin de la session d’hiver, l’entraîneur affirme avoir toujours de l’espoir. «À l’heure où l’on se parle, on ne sait s’il va y avoir une saison l’année prochaine.»

Précisons à celleux qui l’ignorent que les Patriotes hockey évoluent dans une ligue ontarienne et que les déplacements entre les provinces compliquent les choses pour la reprise des choses.

«Je suis content pour les gars que je connais dans le junior majeur qui ont recommencé, mais ça me fait quand même quelque chose de savoir que nous, on ne peut pas encore», ajoute le vétéran Loïk Léveillé en terminant.

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