Les troupes mobilisées ne sont toujours pas rassurées : L’AGE UQTR attend des changements concrets avant de se réjouir

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Les carrés rouges sont encore présents sur le campus de l’UQTR. Photo : Maxime Tanguay

Date fatidique, le 4 septembre était attendu par bien des étudiants. À l’UQTR, le «printemps érable» s’était manifesté par la première grève générale illimitée de son histoire et par les pressions exercées par les différentes associations étudiantes. La poussière étant retombée quelque peu, il est déjà temps pour l’AGE UQTR de se positionner face aux résultats des scrutins.

La population du Québec a choisi le Parti québécois comme nouveau gouvernement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les mobilisations étudiantes ne considèrent pas cela comme une victoire. Au lendemain de l’annonce du gouvernement péquiste minoritaire, de nouveaux carrés rouges sont apparus sur le campus, prouvant que les mobilisations ne sont pas terminées.

C’est dans son bureau de l’AGEUQTR que Ann-Julie Durocher, vice-présidente aux affaires sociopolitiques, nous a fait part de ses réactions face à la nouvelle situation politique au Québec. Mme Durocher s’est empressée dès le départ de transmettre la satisfaction de l’AGE UQTR quant à l’implication et la participation de la population étudiante aux élections de 2012. Elle rappelle cependant qu’il ne s’agit pas d’une victoire, mais plutôt d’une autre étape. Malgré les promesses d’abolition de la hausse des frais de scolarité et de la loi 12, ce ne sont que les gestes directs qui pourront rassurer les officiers.

Elle croit également que la démission de Jean Charest, déclaré ennemi public numéro un par plusieurs dans les derniers mois, n’a pas le mouvement étudiant comme cause directe. Cependant, le vote étudiant dans Sherbrooke a probablement fait pencher légèrement la balance. La responsable des affaires sociopolitiques souligne cependant la déception de l’AGE face à la décision de l’Université de maintenir ses activités d’accueil le jour d’une élection. Certains étudiants n’ont eu d’autre choix que d’être présents aux différentes activités de la journée, pouvant ainsi compliquer la tâche d’aller voter. Une annulation aurait assurément permis à davantage d’étudiants de faire entendre leur voix.

Mme Durocher s’est empressée de transmettre la satisfaction de l’AGEUQTR quant à l’implication et la participation de la population étudiante aux élections de 2012.

La solution pour l’avenir

Bien qu’une indexation de la hausse ait été suggérée, l’idée semble toutefois encore nébuleuse pour certains. François Landry, prédécesseur de Mme Durocher, nous indique qu’on n’a pas parlé de «quelle indexation il s’agit». Il se demande sur quelle base le gouvernement va se fier pour une telle solution. Il souligne également que même si elle est atténuée, il s’agit tout de même d’une hausse.

Lorsqu’il est question d’un sommet sur l’éducation, on craint qu’un tel événement soit écrit d’avance et ne contribue pas à l’avancement de la situation. En bref, la position de l’AGE UQTR n’a toujours pas changé quant aux espérances qu’elle a face au gouvernement. L’AGE UQTR croit que seuls des États généraux sur l’éducation au Québec pourraient régler la question définitivement et permettre l’avancement de l’éducation.

Il faudra donc s’attendre à voir encore quelques gestes de mobilisation au courant de la session d’automne sur le campus trifluvien. Tant que la situation ne sera pas réglée, l’AGE UQTR ne ménagera pas les efforts afin de faire entendre sa voix et son avis.

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