Ligue d’improvisation mauricienne: Whose LIM is it anyway? Du rire à coup sûr

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La LIM a donné un spectacle des plus mémorables en s’inspirant de l’émission américaine. Photo: Lauréanne Daneau
La LIM a donné un spectacle des plus mémorables en s’inspirant de l’émission américaine. Photo: Lauréanne Daneau

Le 29 octobre dernier, la LIM a offert au Zénob un spectacle adapté de l’émission Whose Line is it Anyway. La soirée, maintenant devenue un classique chaque année, a encore une fois séduit le public.

La LIM version américaine

Depuis maintenant quelques années, la LIM prend le modèle de la célèbre émission Whose Line is it Anyway et se l’approprie en faisant une version trifluvienne. Pour les non initiés au concept de l’émission, il faut savoir que c’est globalement de l’improvisation, mais beaucoup plus encadrée que le style gravélien que nous avons au Québec. Les acteurs de l’émission sont invités à créer des sketchs avec les différentes catégories mentionnées par l’animateur.

Ce qui différencie ce style de l’improvisation québécoise, c’est qu’il n’y a pas d’équipe, et qu’il y a toujours des contraintes. Bref, les situations sont déjà mises en place pour les improvisateurs et il ne leur reste qu’à placer les blagues. La LIM l’a d’ailleurs fait avec brio lors de son spectacle. Pour l’occasion, des joueurs des équipes régulières de la ligue ont été choisis pour la soirée. Nous y retrouvions donc Alexandre Gauthier, Guillaume Cholette-Janson, Louis-Étienne Villeneuve et Jocelyn Garneau, sous la tutelle d’Alex Drouin comme animateur.

Place au gag

Avec un concept où les improvisations sont toutes encadrées, il faut s’attendre à ce que les improvisateurs soient drôles au maximum. À ceux qui diront que le scénario est presque déjà tout écrit et qu’il est facile de placer des blagues au bon moment, il est aussi facile d’en douter. Pour bien performer à Whose Line is it Anyway, il faut posséder un sens de la répartie irréprochable et surtout saisir l’occasion de placer un gag dès qu’on la voit, et ce, sans hésitation.

Pour bien performer à Whose Line is it Anyway, il faut posséder un sens de la répartie irréprochable et surtout saisir l’occasion de placer un gag dès qu’on la voit, et ce, sans hésitation.

C’est toutes ces compétences que les joueurs de la LIM avaient le 29 octobre dernier. Il faut dire que certaines catégories n’étaient pas des plus faciles. C’est particulièrement dans la catégorie «Avance-recule» que le talent des joueurs a été mis à rude épreuve. Alors qu’ils construisaient une improvisation, ils devaient obéir à Alex Drouin quand celui-ci demandait de reculer l’improvisation, et ensuite de l’avancer.

Mais ce n’est pas parce que la blague est reine que la construction est absente. Alexandre Gauthier et Louis-Étienne Villeneuve ont réussi à faire une très belle improvisation à la manière d’un film noir. Bien sûr, il y avait un élément comique, puisque le tout se déroulait dans une pharmacie, mais le ton a toujours été gardé. Les deux joueurs ont su jouer avec finesse les deux univers si contrastants.

Comme il n’y a aucune limite dans ce jeu, le public a été sollicité à plusieurs reprises dans le spectacle. Non seulement c’est souvent lui qui lançait les idées pour les lieux ou les thèmes, mais il a participé à deux improvisations avec les joueurs. Deux personnes devaient bruiter une improvisation, et plus tard, c’est encore deux spectateurs qui devaient faire bouger les improvisateurs comme s’ils étaient des poupées. Cela a d’ailleurs été deux moments complètement hilarants.

C’est au final une soirée plus que réussie que la LIM a donné le 29 octobre dernier. À voir l’acclamation du public, c’est avec impatience qu’ils attendront la prochaine édition de Whose Line is it Anyway.

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