Ma thèse en 180 secondes: Étudiants et professeurs relèvent le défi

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Thalia Lapointe a brisé la glace de l'événement. Photo D. A. Ramisahanitra
Thalia Lapointe a brisé la glace de l’évènement. Photo D. A. Ramisahanitra

Le 3 avril dernier, la troisième édition de Ma thèse en 180 secondes s’est tenue à la Chasse Galerie de l’UQTR. Cette année, le concours de vulgarisation scientifique d’un projet de recherche a connu un record d’inscriptions et, pour la première fois, des professeurs ont pu y participer. Alexandra Carignan, Thomas Bibienne et Loïc Boulon ont reçu les grands honneurs de la soirée.

Cette année, au total, trente-trois étudiants se sont inscrits au concours. Ceci a conduit les organisateurs à faire des demi-finales sans public les 31 mars et 1er avril derniers. Ainsi, ce sont six étudiants à la maitrise et dix étudiants au doctorat qui ont présenté leur projet de recherche.

Trois minutes, soit 180 secondes, était le temps accordé à chaque participant pour faire sa présentation, et chacun n’a eu droit qu’à un visuel non animé pour appuyer son discours.  «Vulgariser la recherche, la rendre accessible à un public néophyte, susciter son intérêt en un court laps de temps est un véritable challenge», précise Nadia Ghazzali, rectrice de l’UQTR. Les membres du jury ont évalué chaque participant à travers sa capacité de vulgariser, sa capacité à communiquer des réflexions complexes et ses talents d’orateurs.

Étudiants sur la scène

Thalia Lapointe, du programme de maitrise en science de l’activité physique, a brisé la glace avec son projet «Effet du travail mental sur la réactivité cardiovasculaire de l’enfant avec ou sans trouble de l’attention». Alexandra Carignan, du programme de maitrise en études québécoises, a voulu faire connaitre aux gens l’utilité de l’histoire dans la société. Elle a rappelé celui qui a écrit la première pièce de théâtre canadienne française en 1791, Joseph Quesnels. «Mon but est de montrer à travers l’histoire du théâtre que dès le XVIIIe siècle se développe le multiculturalisme. Le théâtre français et celui en anglais cohabitaient ensemble, mais les historiens ont tendance à mettre l’accent sur la dominance de la culture anglaise», souligne celle qui a remporté le premier prix pour le programme de maitrise.

D’autres sujets comme la conquête préméditée d’un siècle du Canada ainsi que les relations entre le loisir d’un jeune avec une limitation fonctionnelle et la dynamique familiale ont été présentés.

De leur côté, les étudiants du troisième cycle ont enchainé des thèmes comme le traitement des cancers gynécologiques, les effets invisibles des commotions cérébrales et le perfectionnisme sain ou malsain. Thomas Bibienne, doctorant en sciences de l’énergie et des matériaux a à la fois conquis le public et remporté le premier prix de son cycle d’étude, avec son thème de l’hydrogène pour alimenter le cellulaire. En effet, il a axé ses recherches sur un projet qui pourrait révolutionner le monde en permettant aux usagers de recharger leur téléphone portable avec les molécules d’hydrogène de l’air courant sans être branché à une source électrique. Par ailleurs, Monsieur Bibienne représentera l’UQTR au concours national qui aura lieu à l’Université Concordia, le 14 mai prochain.

«Vulgariser la recherche, la rendre accessible à un public néophyte, susciter son intérêt en un court laps de temps est un véritable challenge.» – Nadia Ghazzali

Participation des professeurs

Cette première année de participation des professeurs au concours a permis à cinq professeurs de rendre compte de leurs projets dans les mêmes délais accordés aux étudiants. Durant ces interventions, les rôles ont été inversés alors que les seize finalistes jouaient le rôle de juges.

Loïc Boulon, professeur au Département de génie électrique et génie informatique, a remporté la catégorie professeur avec son thème «Les véhicules du futur en hiver». Le professeur Boulon rappelle que l’hiver est une réalité indissociable du Canada. « Les conditions hivernales sont un facteur influant sur les performances des batteries des véhicules», explique-t-il. Il poursuit ses explications en disant que «lorsqu’il fait -20°C, la batterie va produire deux fois moins d’énergie et mettra trois ou quatre fois plus de temps à charger». Dans son étude, il se concentre sur les solutions en examinant l’éventualité de modifier la structure interne d’une batterie.

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