Mamane Bachir Moustapha Brah: Construire des ponts

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mamane bachir moustapha brah
Le vice-président à la vie Associative Mamane Bachir Moustapha Brah. Crédit photo: AGE.

Zone Campus poursuit sa série de textes sur l’équipe de l’AGE-UQTR. Ces portraits nous permettront d’en apprendre davantage sur ses membres, mais aussi de connaître leur point de vue sur différents enjeux. Aujourd’hui, nous donnons la parole au Vice-président à la vie associative Mamane Bachir Moustapha Brah.

Le rôle du vice-président à la vie associative consiste à faire le pont entre les diverses associations de programmes et l’AGE. Il peut les assister pour l’attribution d’un local ou pour de l’aide financière, par exemple. De plus, il met sur pied des séminaires de formation pour les nouveaux officiers et nouvelles officières de ces associations afin de les initier à leur rôle et aux procédures officielles. Le V.P. s’efforce également de créer des liens entre les diverses associations et de désamorcer les conflits.

C’est donc dans cette optique que l’AGE organise la Coupe des Associations chaque année. Il s’agit d’une compétition amicale, entre les différentes associations de programmes et d’intérêts qui se déroulent sur toute l’année scolaire. Les équipes accumulent des points à chaque épreuve et l’une d’elles se voit couronnée championne à la toute fin.

«Ça crée un certain dynamisme dans la communauté étudiante», nous explique Mamane Bachir.

«Je suis l’ami de toutes les associations».

-Mamane Bachir Moustapha Brah

«Beaucoup d’étudiants ne savent même pas qu’ils ont une association de programme qui les représente». Cet événement leur procure donc une très belle vitrine pour se faire connaître et recruter éventuellement de nouveaux et nouvelles membres.

Savoir communiquer

En poste depuis le printemps, Mamane Bachir Moustapha Brah explique l’importance de posséder des qualités de communicateur pour tenir le rôle de V.P. à la vie associative. «Ça prend une personne qui n’a pas peur d’aller vers les gens pour créer des liens». Celle-ci doit aussi gagner la confiance de l’ensemble des associations pour que son rôle soit efficace.

«Je suis l’ami de toutes les associations et je leur dis qu’ils ont intérêt à m’appeler quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien!» ajoute le V.P.

Lorsque nous lui faisons observer que des talents de diplomate sont également requis pour cette mission, Mamane Bachir éclate de rire : « Mon grand-père maternel était justement diplomate pour le Niger! Il a exercé ses fonctions un peu partout en Afrique.» Comme chez plusieurs personnes engagées, le V.P. a donc trouvé sa source d’inspiration au sein du cercle familial.

«J’ai toujours voulu aider ceux qui étaient marginalisés».

-Mamane Bachir Moustapha Brah

Un militant de longue date

Mamane Bachir a commencé à s’impliquer dans son lycée au Niger.

«C’était une école privée et les associations étudiantes étaient interdites. J’ai eu des problèmes avec l’administration et mes parents qui n’étaient pas d’accord avec ce que je faisais. Mais j’ai toujours été rebelle. J’ai toujours voulu aider ceux qui étaient marginalisés, sans rien demander en retour».

Son engagement à l’UQTR, quant à lui, remonte à ses études au baccalauréat alors qu’il était Président de l’Association des Étudiants nigériens de Trois-Rivières (AENTR), de 2014 à 2016. Aujourd’hui, en plus de ses fonctions à l’AGE, il siège au conseil d’administration de la Jeune chambre de commerce de la Mauricie.

Recruter des étudiantEs étrangers et étrangères

Mamane Bachir veux convaincre les étudiantEs étrangers et étrangères de s’impliquer au sein des diverses associations de programmes.

«Il faut casser le stéréotype que c’est seulement pour les étudiants québécois. Les étudiants étrangers à temps plein paient 10 000$ par session. Ils ont leur place comme tout le monde et même plus, je dirais»!  

«Ils doivent s’impliquer s’ils veulent connaître leurs droits et quels intérêts ils peuvent en tirer. C’est fondamental».

Il note toutefois une amélioration significative à ce sujet: «Ce n’est pas évident d’arriver dans un nouvel endroit et de faire ses marques. En plus, ils doivent apprivoiser l’hiver», ajoute le V.P. en riant. «Mais éventuellement, il faut vaincre cette gêne».

L’implication comme philosophie

Mamane Bachir a créé sa propre vision pour expliquer l’importance de l’implication étudiante : «C’est l’école de la vie! À chaque fois que l’on milite, on le fait pour la communauté. On apprend ainsi à vivre en harmonie avec les gens. Ça développe de la facilité pour s’intégrer dans un nouveau milieu, même lorsqu’on est en minorité».

Pour le futur

Étudiant à la maîtrise en gestion de projets, Mamane Bachir aimerait bien se joindre à un organisme international à la fin de ses études. «Nous sommes à une époque de grands changements et il y a plusieurs chantiers sociaux et économiques devant nous».

S’il ne disait pas non à travailler au Québec une fois diplômé, Mamane Bachir souhaite toutefois rentrer dans son pays lorsqu’il pense à sa carrière sur le long terme. «Je suis le fruit de l’éducation du Niger. Par reconnaissance, je crois que ce serait nécessaire de retourner servir ma population».

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