Nouvel album: L’univers envoutant de Mark Berube

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L’artiste canadien Mark Berube a lancé son 5e album Russian Dolls. Photo: Courtoisie
L’artiste canadien Mark Berube a lancé son 5e album Russian Dolls. Photo: Courtoisie

Le 5 novembre dernier, l’auteur-compositeur-interprète Mark Berube a lancé son cinquième album en carrière, Russian Dolls.

Le nom peut être inconnu pour certains, mais dans la sphère musicale canadienne, Mark Berube a déjà fait son nom depuis plusieurs années. Armé de son folk rock mélodramatique, il a lancé quatre albums avant Russian Dolls. Alors qu’il était normalement accompagné du groupe The Patriotic Fews, il a décidé de faire cavalier seul pour son nouvel album. Ou presque, puisqu’il s’est allié à Kristina Koropecki, la violoncelliste du groupe, pour l’aider à faire les arrangements.

Bien qu’il soit maintenant établi à Montréal, ses racines sont prises autre part. Né au Manitoba, il a grandi de nombreuses années à Swaziland en Afrique, s’est établi à Vancouver, pour finalement s’installer définitivement dans la grande métropole québécoise. C’est d’ailleurs ce bagage touristique qui teinte les multiples styles que l’artiste utilise dans ses albums. Parfois folk, pop ou rock, il peut facilement s’aventurer vers le jazz ou des ambiances avec beaucoup de percussions.

Prendre le temps

Pour Russian Dolls, l’artiste s’est donné le luxe de prendre son temps. Grâce à une bourse, il a pu prendre du recul et se consacrer à l’écriture de son album dans un chalet à Banff. De plus, il a décidé d’enregistrer l’album en deux blocs, ce qui lui permettait de porter attention aux chansons et des les retravailler sans avoir trop de poids sur les épaules. C’est, selon lui, ce qui fait la particularité de cet album. Russian Dolls est plus raffiné, conséquence du temps pris pour s’assurer que toutes les chansons étaient à son gout.

De plus, il a fait appel à nul autre que Jace Lasek pour produire son nouvel album, celui-là même qui est derrière les albums de Wolf Parade et de Sunns. «Nous voulions aller dans des univers et des sonorités plus diverses que ce qu’on a fait auparavant. Et lui nous a aidés à raffiner tout ce qu’on faisait», enchaine-t-il. Jumelé avec l’expérience que Mark Berube a gagnée avec ses quatre autres albums, le résultat est agréablement étonnant.

Alors que certaines chansons sont plus calmes, telles que Carnival ou Russian Dolls, d’autres sont plus rock, voire électro.

Russian Dolls: musique hivernale

Dès la première écoute, il est clair que l’album sera le choix parfait pour la saison froide qui s’annonce. Loin d’être un défaut, les mélodies souvent faites au violoncelle paraissent lointaines, tout en étant chaleureuses. Il faut dire que la voix de Mark Berube y est pour beaucoup. Son ton feutré est un assemblage parfait avec les rythmes indie qui tapissent l’album.

Alors que certaines chansons sont plus calmes, telles que Carnival ou Russian Dolls, d’autres sont plus rock, voire électro. Des rythmes très entrainants s’y retrouvent, comme dans Confessions to a Streetlight ou encore The Good, the Bad and the Photograph, donnant un aspect plus pop à l’album. De plus, la belle voix de Katie Moore, grande collaboratrice de Socalled, teinte plusieurs chansons, donnant des harmonies délicieuses. Sans contredit, l’album Russian Dolls est un incontournable du mois de novembre qui en surprendra plusieurs.

Pour plus d’informations sur Mark Berube, visitez le www.markberube.com.

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