OFF-Festival de poésie de Trois-Rivières : La poésie, le lieu de la liberté

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Hélène Martin, membre de Partie intime, effectue une lecture de poésie dans le milieu de son numéro. Photo: F.-A. Désilets-Rousseau
Hélène Martin, membre de Partie intime, effectue une lecture de poésie dans le milieu de son numéro. Photo: F.-A. Désilets-Rousseau

Pendant que le Festival international de la poésie grondait et embellissait la région trifluvienne, la septième édition de l’OFF-Festival de poésie de Trois-Rivières faisait quant à elle parler la poésie en attirant plusieurs fidèles des mots les 5,6, 11 et 12 octobre dernier au café bar Le Mot-Dit situé en plein cœur du centre-ville.

La soirée du 5 octobre a été une soirée poétique survoltée, car plusieurs poètes de la relève en provenance des quatre coins du Québec ont pris le micro pour faire parler la langue de Molière. L’ambiance du Mot-Dit café était bruyante et propice au développement des émotions que véhicule l’art de la langue. Le café était plein à craquer et rassemblait des gens de tout âge. En effet, plusieurs générations étaient réunies pour entendre les poèmes colorés des auteurs.

L’ambiance du Mot-Dit café était bruyante et propice au développement des émotions que véhicule l’art de la langue.

Avant de lancer officiellement le festival, Érika Soucy a mentionné qu’il manquait une poète de taille à l’évènement, c’est-à-dire la défunte romancière Vickie Gendreau qui était une habituée de l’OFF-Festival. Ces mots de l’animatrice et organisatrice ont ouvert le festival le 5 octobre dernier sous le thème de «La soirée de pouels», thématique qui encourage à découvrir la poésie qui est cachée dans les endroits les plus obscurs comme le fait, par exemple, la musique heavy métal. Plusieurs lectures de poèmes ont eu lieu, quelques-unes étaient comiques et d’autres plus sérieuses. Le poète Mathieu Arsenault y est allé d’un texte engagé qui parlait du néant qu’a laissé le dernier référendum perdu, tout en évoquant plusieurs intellectuels qui ont marqué l’histoire du Québec. Simon Dumas, auteur originaire de Québec, a opté pour l’humour en traduisant deux textes phares de la musique rock, Hells Bells et Back in Black, pour se les réapproprier et les tourner dans tous les sens. Cela a été une soirée où l’ambiance des mots a bercé le public pour faire naitre, l’instant d’une veillée, une lueur poétique.

Partie intime, le théâtre spontané à son meilleur

La soirée du 6 octobre a attiré moins de fidèles de la poésie, mais ce n’est pas en raison du manque de talent. Partie intime, un groupe de théâtre spontané extrêmement talentueux qui œuvre depuis sept ans, a foulé les planches du Mot-Dit pour offrir à la mince foule une solide prestation d’improvisation théâtrale. Le thème des lectures de poésie a servi d’élément fondateur pour les nombreux sketchs qui ont fait craquer l’auditoire. Ils ont impressionné par leur style libre et éclaté ainsi que par leur ingéniosité qui donnait de l’étoffe au spectacle. Les numéros étaient exceptionnellement bien joués et partaient dans tous les sens, car plusieurs personnages voyageaient entre les improvisations. La prestation des improvisateurs a grandement plu à l’auditoire, malgré qu’ils auraient mérité un plus grand public.

Partouze, Barbara Cartland et YOLO

Trois thèmes totalement différents ont accueilli les adeptes de poésie les vendredis et samedis 11 et 12 octobre dernier. Le thème de la partouze proposait une soirée où la débauche gestuelle, oratoire et sensorielle était à l’honneur. La formule 5 à 7 a été adoptée pour montrer un regard caricatural sur la vie et l’œuvre de Barbara Cartland, la célèbre romancière de la littérature sentimentale du XXe siècle. Pour clôturer le festival, les poètes de Poème sale de Montréal ont opté de vivre à fond le moment présent en ce thème YOLO (révolution).

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