Parlons de sexe : Différences et rôles sexuels

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Certaines personnes croient encore que les rôles sexuels sont des constructions sociales ou culturelles. Je ne nie pas que chaque culture apporte ses particularités, sexuelles ou non. Cependant, il n’est plus possible de se fermer les yeux plus longtemps sur les différences complémentaires entre hommes et femmes et de leur impact inévitable sur les rôles que la personne va jouer une fois adulte.

La testostérone

Sachons que dans les premières semaines de la vie, c’est-à-dire au stade d’embryon et durant les premières semaines du stade de fœtus, il n’y a pas encore de différence sexuelle entre nous (les humains). Ce n’est qu’aux semaines 6, 7 et 8 de la grossesse que certains fœtus reçoivent des doses de testostérone qui en feront des personnes de sexe masculin.

Il serait trop réducteur de dire qu’au départ, nous sommes tous de sexe féminin, car il faudrait adopter plusieurs suppositions. Cependant, il est juste de dire qu’au départ, nous sommes tous pareils, mais qu’après 8 semaines, les différences sexuelles sont déjà irréversibles.

La testostérone a été largement testée, autant sur des fœtus (de façon illégale) que  sur des femmes volontaires. Il en ressort que la testostérone influence de nombreux systèmes et organes. Le développement du cerveau n’échappe pas à l’influence de la testostérone. Sans entrer dans les détails, il apparaît que la testostérone ait une influence sur certaines capacités et habiletés mesurables. Il est tout à fait logique de penser que cela peut avoir un impact sur la façon de percevoir le monde, de voir les choses et de trouver des solutions.

Les rôles physiologiques

Seuls les hommes peuvent ensemencer une matrice, et seules les femmes peuvent offrir au zygote l’espace nécessaire à son développement jusqu’à ce qu’il puisse respirer et digérer. Voilà deux rôles sexuels clairement résumés, essentiels à l’espèce et sur lesquels on ne peut pas argumenter. Ceci est inscrit dans nos gènes, et c’est notre origine à tous.

L’homme et la femme sont différents, complémentaires et nécessaires pour notre existence même. C’est déjà une raison suffisante pour qu’une personne qui a un profond respect pour la vie voie l’union sexuelle de l’homme et de la femme comme un acte sacré.

La complémentarité ne s’arrête pas là. Lorsque l’enfant vient au monde, la femme a déjà les seins gorgés de lait. Croyez-le ou non, les glandes mammaires des hommes ont tout ce qu’il faut pour produire du lait. En les stimulant de façon adéquate pendant un mois, les hommes peuvent faire suffisamment de lait pour assurer la survie du nourrisson.

Je ne crois pas que ce soit une simple construction sociale si ce sont majoritairement les femmes qui allaitent. Les hommes sont physiquement plus forts que les femmes, et la grossesse est une étape cruciale dans la vie de la personne qui va naître. La responsabilité de la femme est de prendre soin d’elle et de prendre soin de l’enfant qui se développe en elle. La responsabilité de l’homme est de prendre soin de la femme pour qu’elle ait tout ce dont elle a besoin.

Lorsque l’enfant vient au monde, la femme doit se reposer et allaiter. Les besoins de l’enfant grandissent et se diversifient. Avec leurs différences physiologiques, avec l’impact que cela a sur leurs habiletés et sur leur façon de voir le monde, avec leur complémentarité, l’enfant profite des différentes choses que les parents peuvent lui apporter.

Les rôles sexuels

Les rôles physiologiques basés sur le sexe sont nécessaires à la vie. Si on a du respect pour notre vie, il est logique de penser que des conditions de vie sont préférables à d’autres. La capacité d’une personne d’assumer son rôle sexuel devrait être un avant-goût de sa capacité à fournir les conditions optimales à la vie d’un futur être humain.

Si je reste dans le vague, c’est volontaire. Premièrement, parce que certaines différences culturelles ou contextuelles peuvent être des sources mineures d’influences. Deuxièmement, parce que l’acte sexuel et le don de la vie doivent être faits dans l’amour et qu’on ne peut pas embouteiller l’amour dans des prescriptions. Troisièmement, parce que nous sommes dans une société où règne la confusion sexuelle à tous les niveaux. Il serait donc illusoire de dresser un portait précis et recevable des rôles sexuels.

De façon générale, on peut dire que chaque parent doit avoir un profond respect pour l’autre sexe et pour ses différences de façon à ne pas empêcher d’aucune façon l’enfant de profiter de ce dont il a besoin pour son développement physique, social, émotionnel, mental, etc. Il est donc clair que la femme et l’homme doivent assumer leurs rôles respectifs et s’y développer, bien avant de tenter de former un couple ou une famille.

Tout le monde a besoin d’un homme et d’une femme pour exister. Le couple arrive à faire des choses qu’il serait impossible de faire autrement. La vie, l’union sexuelle, les différences sexuelles et les rôles sexuels devraient être des raisons de célébration des plus touchantes et des plus respectées.

4 COMMENTAIRES

  1. Il est totalement aberrant de lire de tels propos masculinistes! Car il faut remettre les choses à l’ordre: 1) l’entièreté des différences entre les sexes ne se réduit pas aux différences organiques, mais bien, contrairement au chroniqueur, à des rôles que la société nous attribuent à notre naissance selon notre sexe. À sa naissance, une fille ne sera pas éduquée socialement comme un garçon. On ne naît pas fille, on le devient (Beauvoir) 2)Qu’advient-il alors des couples homosexuels? Des parents, de même sexe certes, ne peuvent élever un enfant? Il manquerait une partie?

  2. J’ajouterais aussi que la vision de l’auteur des rôles de l’homme et de la femme selon leurs caractéristiques physiologiques est tout-à-fait préhistorique et ne tient aucunement compte du fait que l’être humain ne vit plus dans des cavernes. « Lorsque l’enfant vient au monde, la femme doit se reposer et allaiter »? « La responsabilité de l’homme est de prendre soin de la femme »? Non monsieur, nous vivons dans un âge où nos besoins primaires ne dépendent plus de la quantité de caribous qu’on a pu abattre ou de la quantité de bois qu’on peut ramener au campement pour se réchauffer pendant la nuit.
    À notre époque, l’homme ou la femme peut tout aussi bien (pas aussi bien en fait, mais c’est un autre débat) subvenir à ses propres besoins, ceux de son enfant et de sa famille. Ce n’est plus, à présent, une question de physiologie, mais bien une question de choix et de volonté.

    Déterminer le rôle social de l’homme et de la femme revient un peut à accepter que le premier ministre soit celui qui aura pu tabasser tout ses adversaires à coup de massue.

  3. Cette « chronique » est un peu décevante du point de vue biologique de la chose. D’une part, il ne s’agit là d’une perspective qui ne relate que les opinions du chroniqueur orientés par ses valeurs et croyances propres en appuyant celles-ci avec des pseudo-explications scientifiques de la dualité sexuelle de l’espèce humaine en n’y énonçant uniquement une partie des faits de façon un peu trop sélective. Bref, on n’y présente une version biaisé de l’endocrinologie humaine. D’autre part, on essaie d’implanter ou de justifier une norme « naturelle » en faisant abstraction des exemples bien connus des autres organismes vivants qui ne fonctionnent pas sur le même modèle de dualités sexuelles. En somme, une chronique maladroite, voire de la propagande, par mauvaise foi ou par ignorance.

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