Passionnée de sports cherche explications: Regard sur le cross-country

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Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante
Jessyca Marchand. Photo: Mathieu Plante

Mon but en faisant mes chroniques est de démystifier ce qui concerne les sports, plus précisément ceux qui se déroulent à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Cette semaine, je me suis intéressée à une discipline que je ne connaissais pas: le cross-country. 

Qu’est-ce que le cross-country? 

La première chose à laquelle j’ai pensé pour expliquer le cross-country, c’était la traversée d’un pays, mais je ne crois pas que le traduire de cette manière est la bonne chose à faire. Est-ce que le terme country désignerait plutôt des cowboys, des bottes et un chapeau? Je ne pense pas que ce soit le cas non plus. En fait, le nom proviendrait du terme «course à travers la campagne». J’y étais presque! Toutefois, en quoi cela concerne-t-il l’UQTR? À ce que je sache, nous sommes en ville et non à la campagne. J’avais donc besoin de quelqu’un qui s’y connait. 

La première chose à laquelle j’ai pensé pour expliquer le cross-country, c’était la traversée d’un pays ou encore des cowboys, des bottes et un chapeau.

Quoi de mieux qu’un athlète de ce sport pour m’en parler? Après une discussion avec Alban Ribouleau, étudiant en communication sociale à l’UQTR, je suis devenue une experte en cross universitaire, comme il appelle son sport. Comme vous le savez probablement, c’est de la course à pied. Eh oui! Par contre, il ne s’agit pas d’une course sur un terrain plat comme une piste d’athlétisme. En fait, c’est là que le nom s’explique bien. C’est une course qui traverse plusieurs types de sols, soit sur de l’herbe, de la terre ou de la boue, et même sur un peu de neige parfois en fin de saison de compétitions. Les distances sont de huit ou de dix kilomètres selon les épreuves. 

À l’UQTR, «la charge d’entrainement peut varier en fonction des semaines, selon s’il y a une compétition qui approche», me révèle Alban. En moyenne, il y a deux entrainements d’équipe obligatoires, qui se déroulent le matin très tôt. Ces entrainements se passent en deux temps, soit courir sur la piste et ensuite courir dans une côte, autrement dit sur un terrain en pente. Sinon, des entrainements de récupération et une «sortie longue en fin de semaine», m’explique le Patriote. 

Le calendrier des compétitions au Québec s’échelonne sur une courte période de temps, soit de la mi-septembre à la fin du mois de novembre. Pendant ces deux mois, plusieurs courses, dont le championnat provincial, ont lieu. Saviez-vous qu’en 2013, Sarah Bergeron-Larouche devenait la première athlète de l’UQTR à gagner le championnat universitaire québécois? En plus, cette année, deux coureurs masculins ont réussi à se qualifier pour le championnat canadien à Victoria, en Colombie-Britannique! 

Sachez que vous devez courir dix kilomètres sur des terrains inégaux, et ce, en dessous de la barre des quarante minutes. 

Un équipement particulier? 

C’est peut-être parce que je n’ai jamais couru, mais je ne croyais pas que le cross-country nécessitait un équipement particulier. Mis à part de bonnes espadrilles, de quoi les athlètes ont-ils besoin, me demanderez-vous? En fait, il faut des chaussures avec des pointes en métal un peu plus longues que les pointes utilisées pour les courses sur les pistes. Pour le cross universitaire, il faut donc se munir de pointes qui mesurent entre 9 et 15 millimètres. Sinon, des shorts et beaucoup d’endurance sont les seuls outils essentiels à avoir pour être un.e bon.ne athlète de cross-country. 

Si les entrainements tôt dans la journée ne vous font pas peur et que vous vous réjouissez de l’argent économisé en équipement, sachez que vous devez courir dix kilomètres sur des terrains inégaux, et ce, en dessous de la barre des quarante minutes. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je sais que je n’y arriverai jamais.  

J’espère avoir pu vous éclairer sur un sport plus méconnu pratiqué à l’UQTR. 

De plus, il faut de la rigueur pour venir à bout des nombreux entrainements chaque semaine. Sans compter que pendant deux mois, il y a plusieurs compétitions. J’ai rarement vu des sportifs qui souhaitent perdre la face dans des rivalités, pas vous? Il est évident que le désir de se surpasser et de battre les autres est présent, alors, il y a certainement un niveau de stress pour ces athlètes. Je souligne donc ces participant.e.s qui courent dans des conditions peu favorables et qui se dépassent de course en course pour faire briller les Patriotes de l’UQTR, et ce, partout au Québec! 

J’espère avoir pu vous éclairer sur un sport plus méconnu pratiqué ici à l’université. Je remercie Alban Ribouleau d’avoir répondu à mes questions et je vous invite aussi à ouvrir l’œil si jamais vous voyez passer des athlètes en shorts et espadrilles, car c’est peut-être un futur.e champion.ne de cross-country. Essayez de le ou la rattraper pour lui poser des questions sur son sport, je suis certaine qu’il.elle sera content.e de savoir qu’il y a des gens qui s’y intéressent. Et si le cœur vous en dit, lancez un défi à cette personne. Vous m’en donnerez des nouvelles, j’ai hâte de voir vos performances!

 

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