Politique de non-sollicitation : une première rencontre entre l’AGE et l’UQTR

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Crédit : NéoUQTR

Au mois d’octobre, le président de l’association générale des étudiants de l’UQTR, Philippe Dorion, a rencontré des représentants de l’UQTR, notamment le recteur M. Christian Blanchette, afin de discuter de la politique de non-sollicitation. Celle-ci empêche, notamment, la sollicitation commerciale, religieuse ou politique, même en période électorale. Les dirigeants de l’UQTR ont fait preuve d’ouverture.

Les dirigeants ne ferment pas la porte

Lors de la rencontre des représentants de l’AGE ainsi que du comité de régie de l’université (ceux-ci se réunissent une fois par session), les personnes qui représentaient l’administration de l’UQTR se sont montrées ouvertes et à l’écoute. Ils ont entendu les points apportés par les représentants de l’AGE et ont accepté de se pencher davantage sur le dossier afin que peut-être, ultérieurement, le règlement soit modifié.

L’association générale des étudiants (AGE) aimerait modifier la politique afin de surtout permettre aux divers partis politiques de venir se faire entendre lors des campagnes électorales. « Ceux-ci aimeraient peut-être également étaler cette permission durant toute l’année, cela reste à statuer », nous indique au téléphone le conseiller à l’exécutif, Frédérik Farid Borel.

Nous avons souligné à M. Borel que certains pensent que l’université devrait rester un lieu neutre. Il répond à cela que, justement, l’AGE désire présenter à la communauté uqutérienne une mosaïque d’idées et de positions politiques. Il faut ajouter que l’AGE désire seulement modifier la politique de non-sollicitation et non leur politique d’affichage.

Nous sommes justement neutre si nous permettons à tous de prendre la parole

Frédérik Farid Borel, conseiller à l’exécutif à l’association générale des étudiants

Samuel Dembélé, le vice-président aux communication de l’association générale des étudiants, nous informe que l’AGE n’affiche pas de banderoles, d’affiches ou de dépliants liés au religieux, aux produits commerciaux ou encore aux idéologies des partis politiques du Québec. C’est donc lui qui a la délicate tâche de filtrer et de décliner toutes les affiches des partis politiques afin que l’AGE reste impartiale.

La politique en tant que telle

Selon l’article 5 du règlement relatif à la sécurité sur le campus, le point m) stipule qu’il est interdit de : « distribu[er], fai[re] commerce, sollicite[r] ou vend[re] sur le campus de l’Université, quoi que ce soit et pour quelques fins que ce soit, auprès des membres de la communauté universitaire sans avoir obtenu l’autorisation prescrite par les règlements adoptés à cet effet par le conseil d’administration ou le comité exécutif de l’Université ». L’UQTR considère qu’une personne qui ne respecte pas cet article met en péril le bon fonctionnement et porte atteinte aux droits et libertés d’un individu qu’ils soient moral ou physique. Ainsi, le 7 septembre dernier, Québec Solidaire n’aurait pas fait suffisamment de démarches afin d’être légitime sur le campus.

Capture d’écran de la première page du règlement relatif à la sécurité. Crédit : site web de l’UQTR https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/vrsg/Reglementation/122.pdf

Toutefois, l’UQTR semble être l’une des seules universités à avoir ce type de règlement. En effet, Gabrielle Arguin, l’attachée de presse de Manon Massé, co-porte-parole de Québec Solidaire, a affirmé au Nouvelliste, la journée même de l’incident, que le parti avait pris la précaution de demander des avis juridiques afin d’éviter ce genre de situation. On enchaîne en disant qu’aucun autre évènement du genre ne s’est produit dans une autre université québécoise. Cette politique propre à l’UQTR semble avoir été adoptée en 2006 après que des raéliens soient venus sur le terrain de l’UQTR afin de récolter des fonds pour Clitoraid.

Retour sur les faits du 7 septembre

Le mercredi matin du 7 septembre dernier, Manon Massé accompagnée par les candidats Simon Piotte (Maskinongé), Marjolaine Trottier (Champlain) et Steven Roy Cullen (Trois-Rivières) se sont fait exiger de quitter le site de l’université. Les agents de sécurité de l’UQTR ayant reçu comme consigne interne de leur dicter de quitter les lieux.

L’équipe de Québec Solidaire se trouvait près de l’arrêt d’autobus sur l’avenue Gille-Boulet, près des cubes. Ils distribuaient des dépliants et incitaient les gens à signer une pétition concernant la crise du logement. Après quelques argumentations, ceux-ci ont décidé de quitter les lieux.

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