Portrait d’un Patriote : Félix Boivin, esprit de famille et persévérance  

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Félix Boivin en est à sa quatrième campagne au sein de l’équipe de hockey des Patriotes. Le défenseur, qui a d’ailleurs contribué au triomphe du Championnat canadien l’année dernière, s’avère une pièce maîtresse de la formation de Marc-Étienne Hubert. Le Zone Campus est allé à sa rencontre afin d’en apprendre davantage sur l’homme et le joueur de hockey qu’il est devenu aujourd’hui.

Félix Boivin, défenseur pour l’équipe de hockey des Patriotes de l’UQTR. Crédit photo: Patriotes UQTR

De ses premiers coups de patin jusqu’à aujourd’hui

Félix est originaire de Québec, où il grandit en compagnie de son frère Christophe, de deux ans son aîné. Le défenseur des Patriotes débute la pratique du hockey à l’âge de quatre ans. Il évolue notamment pour les Citadelles de Québec au niveau Peewee AA ainsi que Bantam AA. L’étudiant-athlète complète son secondaire au Séminaire St-François, lui qui joue par le fait même pour le Blizzard, équipe évoluant dans la ligue Midget AAA (à présent la Ligue de Développement du Hockey M18 AAA) de l’établissement.

À la fin de sa première saison avec l’équipe, Félix est repêché par le Titan d’Acadie-Bathurst en troisième ronde (44e au total) au repêchage de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il est retranché après le camp d’entraînement, mais l’équipe le rappelle ensuite pour le dernier droit de la saison. Le jeune homme évolue pour cette organisation à ses saisons de 17 et 18 ans. Félix doit donc, par le fait même, effectuer son cégep à distance.

À sa saison de 19 ans, il est échangé aux Tigres de Victoriaville, endroit où il continue également son parcours scolaire au cégep de Victoriaville. Lors de sa dernière année au sein du junior majeur, Félix se voit échangé aux Foreurs de Val-d’Or et complète du même coup son diplôme d’études collégiales au cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Le natif de Québec se dirige ensuite à l’Université du Québec à Trois-Rivières en administration des affaires, concentration marketing, lui qui en est présentement à sa dernière session avant l’obtention de son baccalauréat. 

« Je suis un défenseur à caractère un peu plus offensif, mais qui défend bien également dans sa zone. J’ai un bon lancer que j’utilise beaucoup. Je patine bien, j’ai une bonne mobilité ».

Félix Boivin
Félix lorsqu’il portait les couleurs du Titan d’Acadie-Bathurst. Crédit photo: Site officiel des Tigres de Victoriaville

Une famille soudée

Le fait de quitter le nid familial assez jeune pour rejoindre les rangs du Titan d’Acadie-Bathurst s’avérait en quelque sorte une épreuve pour Félix : « On est une famille proche. J’appelle mon frère et mes parents en FaceTime tous les jours et je suis un gars très émotif qui s’ennuie beaucoup, donc cela a été difficile de partir de la maison ». Toutefois, Christophe, le frère de Félix, jouait déjà à l’époque pour le Titan, ce qui a grandement facilité la chose : « Le fait que mon frère était déjà au Nouveau-Brunswick m’a grandement aidé. On habitait ensemble dans la même pension. D’ailleurs, je ne remercierai jamais assez ma famille d’accueil à Bathurst, elle qui permettait notamment à mes parents de venir rester à la maison lorsque ceux-ci venaient nous voir jouer certaines fins de semaine ». 

Félix ou Tiger ?

Outre le hockey qui occupe une place importante de sa vie, Félix a, dès un jeune âge, eu la piqûre pour un autre sport : « Depuis que je suis jeune, je joue beaucoup au golf l’été. Étant enfant, à la place d’aller dans les camps de jour organisés, j’étais membre d’un terrain de golf avec mon frère et on passait nos étés complets à pratiquer ce sport ».

Pourquoi avoir choisi l’UQTR ?

Pour Félix, choisir l’UQTR pour poursuivre sa carrière de joueur tout en complétant ses études s’avérait un choix logique : « J’ai toujours entendu de bons mots par rapport à cette organisation. Oui, j’ai eu quelques appels de différentes universités lorsqu’est venu le temps du recrutement, mais ce qui a pesé dans la balance aussi est le fait que mon frère portait déjà les couleurs des Patriotes. Ça me permettait donc de pouvoir jouer avec lui ». Il réitère également l’importance pour lui d’obtenir un diplôme universitaire : « Quand je suis sorti du junior, c’était important pour moi de compléter mon baccalauréat. Je voulais également choisir un programme d’excellence qui connaissait du succès au niveau du hockey ».

Félix et son frère Christophe portant tous deux les couleurs des Patriotes. Crédit photo: NEO UQTR

Fier d’être un Patriote

Le mot fierté représente bien comment Félix se sent par rapport au fait de porter les couleurs des Patriotes de l’UQTR : « Je suis vraiment reconnaissant, je suis tellement fier de dire que je suis un Patriote, de dire que je performe pour l’Université du Québec à Trois-Rivières. En plus, on connait du succès dernièrement. On a eu une grosse saison l’année passée et cette année ça va bien aussi. C’est une fierté ».  

L’union fait la force

Lorsque questionné sur l’ambiance qui règne au sein de l’équipe, Félix mentionne à quel point les Patriotes forment un groupe soudé : « Chaque fois que j’entre à l’aréna ou au gym, je réalise à quel point on est un beau groupe. On vit tellement des beaux moments ensemble. On a du plaisir, mais on aime également travailler fort ensemble. L’année passée, notre chimie était notre plus grande force et c’est ce qui nous a permis de connaître beaucoup de succès. C’est la même histoire qui se répète cette année avec un beau groupe ». 

Habitudes et superstitions

Comme c’est le cas pour plusieurs joueurs de hockey, Félix a sa routine bien à lui lors des jours de match :

« Ça commence le matin quand je me lève. Je bois mon petit café et je me dirige pour mon activation au gym vers 10h. J’y fais du vélo et je fais quelques étirements. Je joue aussi au soccer avec les gars. Je reviens ensuite chez moi où je prends un petit repas léger et je me lance par la suite dans ma sieste d’avant-match. Normalement, je vais me coucher vers 13h30 et je me réveille vers 15h. Aux alentours de 15h30, je vais manger mon spaghetti. Ma mère m’envoie des pots de sauce, car je mange toujours la sauce à spaghetti de ma mère. Une fois arrivé à l’aréna, je prends mes bâtons et je leur mets du ruban. Je m’assure toujours que mon équipement est prêt et je nettoie ma visière ».  

Le défenseur se considère d’ailleurs comme quelqu’un de superstitieux : « Je vais souvent faire les mêmes choses aux mêmes moments et je regarde l’heure régulièrement. Je commence toujours à m’habiller lorsqu’il reste 12 minutes et je vais toujours à la salle de bain avant le match. Je dis les mêmes choses à mes coéquipiers et j’ai des routines avec différents gars dans la chambre. De plus, j’attache toujours mon patin gauche en premier. Ce sont toutes des routines qui me mettent en confiance ».  

Le Championnat canadien, un moment marquant

L’étudiant-athlète a vécu plusieurs réussites au cours de sa carrière d’hockeyeur jusqu’à maintenant, mais le triomphe du Championnat canadien de l’année dernière représente énormément pour lui : « Mon plus beau moment est le championnat canadien qu’on a gagné l’année passée. C’était tellement une belle saison avec un beau groupe. J’ai connu de beaux moments au fil de ma carrière. J’ai gagné les Jeux du Québec lorsque j’étais plus jeune, et également des tournois ici et là, mais mon plus bel accomplissement demeure le Championnat canadien ». 

« C’était la plus belle saison de ma vie. C’est le plus gros championnat que j’ai gagné ». 

Félix Boivin

Un avenir chez les professionnels ?

Étant à sa dernière session du baccalauréat et à sa dernière saison avec les Patriotes, il est certain que le jeune homme de 24 ans réfléchit à son avenir au hockey et à la possibilité de suivre les traces de son frère aîné : « Oui, j’y pense souvent. Voir mon frère évoluer où il est présentement, c’est sûr que ça donne envie. Il me dit que le mode de vie est incroyable. Tu peux être avec tes proches et d’ailleurs, sa blonde est là-bas avec lui. À la fin de la saison, je vais regarder les opportunités et les options qui s’offrent à moi pour la suite des choses ».

Questions en rafale

(Q) : Une journée avec une célébrité, laquelle? :

(R) : « J’aimerais passer du temps avec Tiger Woods pour qu’il me montre certains trucs et pour que je puisse discuter avec lui afin de comprendre sa mentalité ».

(Q) : Un film à regarder pour le restant de tes jours? :

(R) : « Mes coéquipiers rient de moi lorsque j’en parle,mais je suis obligé de dire que mon film préféré est Happy Gilmore. C’est tellement un film qui me fait rire, ça peut faire 30 fois que je l’écoute et je vais quand même continuer de rire ».

(Q) : Athlète fétiche? :

(R) : « Mon frère. Simplement le fait de le voir performer autant. Il évolue présentement au niveau professionnel en France donc, c’est lui mon idole. Je suis vraiment fier de dire qu’il est mon frère et de voir tous les sacrifices qu’il fait pour pouvoir performer à ce niveau. C’est un exemple à suivre pour moi ».

(Q) : S’il y avait un livre sur toi/ta vie, quel en serait le titre? :

(R) : « La persévérance. Cela a débuté au hockey mineur. Souvent les gens disaient que j’étais trop petit pour pouvoir percer dans le sport, mais j’ai réussi à me rendre où je suis maintenant. Dans la vie en général, lorsque j’ai un objectif à atteindre, je vais faire les sacrifices pour pouvoir l’accomplir et atteindre mes buts ».

(Q) : Un défenseur que tu voudrais à tes côtés lors d’un match? :

(R) : « Je dirais Jared Spurgeon, le capitaine du Wild du Minnesota. C’est un défenseur auquel je peux facilement me comparer. Il n’a pas le plus gros gabarit, mais il est intelligent sur la patinoire, il patine bien et il a un bon lancer, en plus d’avoir du leadership. Je me suis toujours inspiré de ce défenseur ». 

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