Premier de cordée: Ce coup de pédale qui a tout changé

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Antoine Lapointe-Ricard. Photo: Mathieu Plante
Antoine Lapointe-Ricard. Photo: Mathieu Plante

Vous souvenez-vous d’une époque où nous n’avions comme seul moyen de transport que notre fidèle monture à deux roues? Nous passions des après-midis à dos de bicyclette sans aucune destination précise. Beau temps, mauvais temps, nous avalions les kilomètres avec entrain sans même prendre conscience de l’importance que possédaient ces coups de pédale.

Depuis près de deux ans déjà, mon mode de vie a drastiquement changé. Arrivé dans un quartier où posséder une voiture rime avec ennuis (stationnements inaccessibles, achalandage constant, risques de vandalisme, etc.), il m’a fallu prendre le taureau par les cornes et trouver une solution de rechange mieux adaptée à ma situation. Voilà pourquoi j’ai tiré un trait sur ma vieille Volkswagen et que j’ai ressorti des boules à mites ma «bécane» de course. De nombreuses personnes m’ont fait savoir au fil du temps qu’il leur serait impossible d’adopter ce genre de mode de vie. Une automobile est désormais un prérequis au sein de notre société, perte d’autonomie me dit-on. Cependant, tout au long de cette chronique, je défendrai ardemment l’idée qu’il est possible, voire viable de se déplacer à bicyclette. Peut-être pourrons-nous qualifier ce texte de plaidoyer en faveur d’un mode de vie plus actif et écologiquement favorable. Gardez toutefois à l’esprit qu’il ne s’agit que d’un point de vue parmi tant d’autres.

Finies les excuses! Cette simple habitude permet de vous maintenir en bonne condition physique sans pour autant perdre un temps incommensurable dans une salle de sport.

Je ne surprendrai personne en présentant d’emblée l’impact bénéfique que possède l’activité physique sur le corps. Le vélo est dès lors une méthode efficace afin de maintenir une forme physique optimale. Cet argument semble anodin, mais qui n’a jamais entendu le contre-argument suivant: «Je n’ai pas le temps de faire du sport, je suis trop occupé.e… » ? Finies les excuses! Cette simple habitude vous permet de vous maintenir en bonne condition physique sans pour autant perdre un temps incommensurable dans une salle de sport. Les rabat-joies me diront qu’il est moins rapide de se déplacer avec cet engin archaïque. Nous y reviendrons !

Comme je l’ai mentionné précédemment, cette routine permet également de diminuer son empreinte écologique. Cessons de penser individuellement et projetons notre regard sur l’un des enjeux sociaux les plus en vogue ces jours-ci. Sans tomber dans le grand débat que représente le réchauffement climatique, tous et toutes seront d’accord qu’il y a une différence considérable d’émission de gaz entre une bicyclette et une machine à moteur. Je ne suis pas climatologue, ni environnementaliste, mais je crois cerner suffisamment cette situation précaire pour affirmer qu’il serait judicieux pour tout le monde de miser sur une société privilégiant les déplacements sans émission gazeuse. Bien qu’utopique, cette idée nous permet de définir un idéal de société et ainsi de nous y rapprocher.

Et qui n’a jamais vécu ce moment déconcertant où le monde entier semble s’être donné le mot pour accaparer tous les stationnements environnant votre destination ? Tourner en rond pendant près de vingt minutes afin de trouver une place décente ou pire, qui vous oblige à marcher une distance aberrante pour atteindre votre finalité. Bien que moins rapide au départ, le vélo possède alors une force indéniable: sa capacité à être barré pratiquement n’importe où. Évidemment, je conçois que sur de longues distances, ce discours est réfutable. Néanmoins, je martèlerai toujours, à qui veut bien l’entendre, l’idée qu’il est plus rapide pour un.e cycliste de se garer que pour un.e automobiliste. En plus, sachant que Trois-Rivières est une ville accessible, il est possible d’atteindre bon nombre des destinations désirées dans un rayon de moins de dix kilomètres. N’est-ce pas fantastique ?

Cessons de penser individuellement et projetons notre regard sur l’un des enjeux sociaux les plus en vogue ces jours-ci.

Enfin, vous ne pouvez imaginer à quel point il peut être économique de délaisser son engin à quatre roues. Les assurances, les plaques d’immatriculation, les paiements de la voiture, le gaz, les réparations quotidiennes, toutes ces petites sommes à l’unité deviennent une source considérable d’argent si elles sont juxtaposées les unes sur les autres. Une voiture, c’est un gouffre financier sans fond. Le vélo, par ailleurs, a l’avantage de ne pas être très onéreux à l’achat et ne nécessite que quelques ajustements en début et en fin de saison.

Récapitulons: cette simple habitude vous permettra d’améliorer ou d’entretenir votre forme physique actuelle et vous permettra également d’effectuer des économies importantes sur le plan financier et plus encore, elle vous permettra de jouer un rôle bien actif dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est une belle manière de joindre l’utile à l’agréable, ne trouvez-vous pas?

Une voiture, c’est un gouffre financier sans fond.

Je ne remets pas en doute l’importance de posséder une voiture. Natif de Repentigny, mes déplacements sont souvent restreints et je ne peux me permettre de retourner dans mon coin de pays aussi fréquemment que je le souhaiterais. Je crois qu’il s’agit alors de faire des compromis. Que sommes-nous prêts à sacrifier pour une meilleure santé financière et physique, ainsi que pour un avenir écologiquement viable ?

Alors, pourquoi ne pas revenir à cette époque où le désir d’embarquer sur son vélo était aussi intuitif que de mettre la clé dans le contact ?

Psst, en passant, il vous est possible de louer un vélo à très peu de frais pour cet été! L’organisme Vélos de quartiers est une initiative citoyenne visant à améliorer la qualité de vie et la mobilité de la communauté trifluvienne.

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