Prévention du suicide : Les sentinelles à l’UQTR

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Lancement du projet Les sentinelles à l'UQTR. Photo: A.-J. DuRocher
Lancement du projet Les sentinelles à l’UQTR. Photo: A.-J. DuRocher

C’est à l’atrium C.E.U. que plusieurs membres du personnel de l’UQTR se sont réunis le 19 septembre dernier afin de donner le coup d’envoi au projet Les sentinelles à l’UQTR. Pour le lancement de ce nouveau projet, élaboré en collaboration entre le Centre prévention suicide les Deux Rives et des membres l’UQTR, un diner-conférence était organisé en compagnie de Bruno Marchand, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Ce nouveau projet prendra forme prochainement et compte bien faire la différence sur le campus.

L’idée lancée à l’hiver 2013 par Daniel Lepage, chargé de projet informatique et technologique à l’UQTR et président de l’Association des endeuillés par suicide (AES) de La Traverse, vise à outiller les membres du personnel de l’UQTR désirant agir sur la prévention du suicide auprès des étudiants et des employés. À Monsieur Lepage s’ajoute l’aide de Carole Mallette, infirmière, Sylvie Robidoux, psychologue, Chantal Turgeon et Nathalie Cardinal, conseillères en gestion des ressources humaines, ainsi que le Programme d’aide aux employés (Impact Mauricie).

En plus de Bruno Marchand et Daniel Lepage, Fannie Lacerte du Centre de prévention suicide les deux Rives et Mariette Tardif, directrice d’Impact Mauricie, étaient présentes lors de la conférence afin de sensibiliser les employés à l’importance de la prévention du suicide.

L’activité-conférence permettait d’en apprendre davantage sur le rôle des sentinelles. Comme le mentionnait Monsieur Marchand, «on n’aborde plus la prévention comme avant. La prévention du suicide n’est plus une question individuelle». C’est dans cette optique que les sentinelles sont invitées à s’impliquer. Au Québec, chaque jour, trois personnes s’enlèvent la vie et c’est par la «mobilisation autour du suicide» qu’il est possible de faire la différence. Le groupe d’âge le plus touché par le suicide est celui des jeunes de 15 à 29 ans; les membres du personnel de l’UQTR sont donc susceptibles d’être en contact avec des personnes suicidaires. Bien que les statistiques se stabilisent depuis quatre à cinq ans, le travail reste grand.

Le rôle des sentinelles

Cette nouvelle initiative a pour objectif de former une sentinelle afin qu’elle soit en mesure de reconnaitre les comportements suicidaires et les messages. N’ayant guère la volonté ni la prétention de remplacer un intervenant professionnel, la mission du projet est plutôt de permettre aux sentinelles de venir en aide aux personnes qui auraient des idées suicidaires en assurant le lien entre ces personnes et des intervenants. Les sentinelles seront à même de dépister, guider et orienter les personnes en détresse vers les ressources adéquates.

Pour ce faire, les personnes désirant devenir sentinelle doivent se sentir disposées à écouter et à entendre les confidences de leur entourage. C’est par le biais de ses capacités d’écoute qu’une sentinelle pourra accueillir les personnes ayant des pensées suicidaires et leur venir en aide. Les personnes sélectionnées à devenir sentinelles suivront une journée de formation, ce qui leur permettra d’apprendre à établir le contact avec une personne en détresse, en plus d’obtenir des informations sur les ressources d’aide sur le territoire de la Mauricie.

«On n’aborde plus la prévention comme avant. La prévention du suicide n’est plus une question individuelle.» – Bruno Marchand, directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS)

Les sentinelles agiront comme bénévoles dans le cadre de leurs fonctions habituelles, c’est-à-dire que les membres du personnel de l’UQTR qui auront suivi la formation de sentinelle continueront d’occuper leur poste et de remplir leurs tâches. Elles auront cependant développé des compétences leur permettant de repérer et d’être à l’écoute des gens ayant des pensées suicidaires. C’est en apprenant sur le suicide, l’influence des valeurs et des croyances sur la façon de réagir, les indices de détresse, l’évaluation de l’urgence de la situation ainsi que les bases de l’intervention que les sentinelles pourront effectuer leur nouveau rôle. Du soutien sera offert aux sentinelles par l’organisme afin de leur permettre d’évacuer le stress vécu par leur rôle.

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