Profil de Jacques Brouillette, statisticien des Patriotes : «Je me souviens.»

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Jacques Brouillette est statisticien chez les Patriotes depuis 1986. Photo : Patriotes

Du haut de la galerie de presse des différents arénas à travers le Québec et l’Ontario, depuis 1986, Jacques Brouillette agit en tant que statisticien pour les Patriotes. Une tâche qui donne tout le poids et les arguments aux journalistes sportifs et aux amateurs de hockey de partout au pays. Dans le cadre d’une entrevue, l’homme aux mille et une histoires a accepté de partager ses souvenirs au lectorat de Zone Campus.

«J’ai commencé à travailler pour les Patriotes à la saison 86-87, après avoir été statisticien pour les Draveurs (l’équipe de Trois-Rivières déménagée à Sherbrooke en 1992 dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec), dans le temps où Michel Bergeron était coach ici à Trois-Rivières», raconte-t-il d’un ton nostalgique du temps où il prenait conscience de l’évolution de certains des meilleurs hockeyeurs au monde, dont Patrick Roy, Luc Robitaille et Vincent Damphousse.

L’importance des statistiques

Jacques Brouillette rappelle aussi l’importance de la précision des statistiques dans le monde du sport et de l’évolution des diverses méthodes d’acquisition de données: «Dans le temps où j’étais officiel mineur dans la LNH (il a été statisticien pour les Canadiens de Montréal), dans la série finale contre Los Angeles (où les Canadiens ont remporté leur 24e et dernière Coupe Stanley), une collègue avait des chronomètres de sprint devant elle et prenait manuellement les temps de glace de chaque joueur sur le jeu, je ne te dis pas qu’il n’y avait pas d’erreurs! Ça a tellement évolué, maintenant les juges de but vont disparaître avec la technologie vidéo. De nos jours, on a des reprises, c’est précis et on évite les erreurs. La statistique dans le monde du sport est indispensable pour les équipes qui veulent s’améliorer», soutient-il.

À l’UQTR

Brouillette se remémore aussi des joueurs de l’UQTR qui l’ont marqué : «Dans mon livre à moi, le meilleur de l’histoire des Patriotes a été Alexandre Tremblay, il a joué trois saisons de 2000 à 2003, a remporté deux championnats canadiens, amassé 32 buts en 21 matchs. Il y en a eu d’autres qui ont été excellents, je pense à Marc Beaucage en 1995-96 qui a amassé 66 points en 26 matchs. Je me souviens qu’une fois, les Stingers de Concordia étaient les derniers adversaires de la saison régulière des Patriotes, et Jacques [Laporte] craignait de se faire blesser ses joueurs d’impact avant les séries. Il avait fait jouer Tremblay sur deux avantages numériques et il a battu les records de Beaucage, c’est un très beau souvenir de hockey universitaire.»

«Il y avait 18 000 personnes dans la bâtisse, je voyais les spots, les jets de lumière sur la glace et dans les estrades, les bannières des coupes Stanley et les chandails retirés accrochés au plafond du forum. Il y avait de l’histoire comme nulle part ailleurs » -Jacques Brouillette

Souvenir du Forum

Le statisticien parle avec beaucoup d’émotions d’un moment privilégié : «C’est incroyable, une fois j’ai été m’asseoir sur le banc des juges de buts 20 minutes avant que la partie des Canadiens commence, il y avait 18 000 personnes dans la bâtisse, je voyais les spots, les jets de lumière sur la glace et dans les estrades, les bannières des coupes Stanley et les chandails retirés accrochés au plafond du Forum. Il y avait de l’histoire comme nulle part ailleurs, et c’était un feeling incomparable. Je m’imaginais juge de but et la pression qui vient avec ça, comme quoi une décision peut changer l’allure d’un match, voire d’une série.»

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