Programme canadien de bourse de la francophonie: Les quatre stagiaires de l’UQTR font le bilan

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Les boursiers et les représentants de l'UQTR. Photo: Nicolas Lacoursière
Les boursiers et les représentants de l’UQTR. Photo: Nicolas Lacoursière

En aout 2013, l’UQTR a accueilli quatre stagiaires africains bénéficiaires du Programme canadien de bourse de la francophonie (PCBF). Venus pour se familiariser avec les pratiques académiques en Amérique du Nord, la plupart de ces boursiers sont en période de rédaction du rapport de stage.

Le PCBF a permis à quatre stagiaires – Koledzi Komi Edem, enseignant-chercheur, Lika Niang, chef de service des finances, Sidy Camara, chef de service du domaine sécurité et environnement, et Georgine Grésenguet, professeure de littérature et civilisation d’expression française – de réaliser un stage de plusieurs mois à l’UQTR. Ils étaient une centaine au Canada à avoir bénéficié du PCBF pour l’année 2013-2014. Le premier objectif de ce programme est d’étoffer les connaissances des stagiaires grâce à leur immersion dans leur domaine d’intérêt, de sorte à pouvoir faire profiter leur pays respectif à leur retour.

Komi Edem Koledzi

De nationalité togolaise, cet enseignant-chercheur fait un stage de post-doctorat en gestion des déchets au Département de génie chimique de l’UQTR. Interrogé sur son séjour sur le territoire canadien, Monsieur Koledzi a réitéré les opportunités du PCBF comme permettant aux étudiants et aux travailleurs dans un domaine spécifique de faire un séjour à l’étranger pour enrichir leurs connaissances.

Tous les boursiers sont tenus de fournir des résultats à la fin de chaque session, mais il précise que les stagiaires post-doctorat comme lui suivent le rythme de leurs recherches. «Je me retrouve bien dans le laboratoire Centre Afrique Canada pour le transfert et adaptation des technologies (CACTAT)», explique le docteur Koledzi. Son stage prenant fin en juin, celui-ci mentionne que cette expérience lui a permis de tisser des relations de travail qui lui serviront à son retour à faire avancer la recherche et le développement. Pendant son séjour, il a intégré l’Association des étudiants togolais de Trois-Rivières (AÉTTR).

Lika Niang

Chef de service des finances à la Faculté des lettres de l’Université Cheikh Anta Diop Dakar, Lika Niang, stagiaire en gestion et gouvernance universitaire, qualifie son expérience trifluvienne comme étant une expérience valorisante. «Ce stage m’a permis d’avoir un aperçu du fonctionnement du management de l’UQTR. J’ai pu comparer les pratiques d’ici et du Sénégal et j’espère pouvoir apporter mes acquis au service de l’université dans laquelle je travaille», confie Madame Niang. Celle-ci rappelle que le projet de réformes universitaires au Sénégal, élaboré par des experts sénégalais et canadiens, peut être réalisable compte tenu de ses observations.

Sidy Camara

Intéressé par une carrière internationale, ce chef de service du domaine de la sécurité et de l’environnement à l’université Alioune Diop de Bambey a effectué un stage en administration. «Mon séjour m’a permis de saisir les enjeux du fonctionnement et de l’organisation de l’administration de l’université canadienne, de développer de nouvelles compétences et de faire la comparaison avec mon lieu de travail», raconte Monsieur Sidy Camara.

Comme ses pairs, il souhaite voir dans quelles mesures ses acquis pourraient accompagner les universités sénégalaises dans leurs projets de développement. Monsieur Camara est convaincu que le développement des pays africains passe par la formation des cadres: «Mieux vaut apprendre à pêcher à quelqu’un plutôt que de lui donner du poisson».

Georgine Grésenguet

Originaire de la République centrafricaine, cette enseignante-chercheure titulaire d’un doctorat en littérature française de l’Université Paris IV Sorbonne évoque un bilan positif de son stage à l’UQTR. Après avoir réalisé son stage de départ qui a porté sur la langue française et la francophonie littéraire, Madame Grésenguet a aussi décidé d’intégrer la formation en gestion et gouvernance universitaire et a donc bénéficié de deux formations. «Cette période de stage a été une année sabbatique, qui signifie pour un universitaire le moment où il peut se consacrer uniquement à ses activités de recherche», insiste cette boursière.

Une fois de retour dans son pays, Madame Grésenguet envisage d’insérer dans son cours de francophonie littéraire la genèse de la littérature et de la civilisation québécoise et canadienne qu’elle a eu l’occasion de mieux approfondir grâce à ses travaux de recherche personnels.

Ces boursiers s’accordent à adresser leurs remerciements au PCBF, à l’UQTR et au Bureau international de recrutement (BIR) pour leur accueil et leur encadrement. Sur l’initiative des boursiers de l’Université de Montréal, un projet de création d’un réseau de compétences qui réunira toutes les générations du PCBF est en cours. Les lauréats profiteront de leur session de fin de séjour du 30 avril au 3 mai à Ottawa pour cogiter sur le projet.

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