
Le projet écopasse à l’Université du Québec à Trois-Rivières a récemment fait l’objet d’un référendum étudiant. Le 27 mars dernier, les résultats ont été annoncés et ils ont mené à une situation plutôt inattendue. En effet, même si plus de mille étudiants ont participé au vote, le projet est actuellement mis sur pause en raison d’un manque de participation.
Un manque de mobilisation étudiante

Au total, 1109 personnes étudiantes ont pris part au scrutin, soit environ 10 % de la population étudiante visée. Or, pour que le référendum soit jugé valide, un minimum de 15 % de participation est requis. Comme ce seuil n’a pas été atteint, les résultats sont considérés comme non valides, ce qui empêche toute décision officielle concernant la mise en place de l’écopasse.
Malgré cela, les résultats du vote restent révélateurs des opinions étudiantes. Le camp du non l’emporte légèrement avec 50 % des voix, contre 47 % en faveur du projet, tandis que 3 % des participants se sont abstenus. Ces chiffres montrent une communauté très polarisée sur la question du transport collectif et de son financement.
Les raisons du vote

Pour plusieurs, l’écopasse représentait une solution intéressante pour réduire les coûts de transport et favoriser des habitudes plus écologiques. D’autres, toutefois, percevaient cette mesure comme une dépense obligatoire supplémentaire, surtout pour ceux qui n’utilisent pas les autobus.
Ce résultat met surtout en lumière un enjeu important : la faible participation étudiante. Même si le projet suscitait des débats, une majorité d’étudiants ne s’est pas exprimée, ce qui limite la portée démocratique du processus.
Et maintenant ?
Dans les prochaines semaines, l’Association générale étudiante (AGE) devra analyser la situation et déterminer les suites à donner. De son côté, l’université devra aussi se positionner rapidement, notamment en ce qui concerne les frais de stationnement et les titres de transport pour la rentrée 2026.




