Slam Poésie Trois-Rivières: Soirée de poésie virtuelle

0
57
L’événement Slam Poésie est diffusé chaque dernier jeudi du mois à 20h sur Facebook et YouTube. Crédit: Laurence Gaudreault (visuel) via la page Facebook de l’événement

Le 30 avril 2020 avait lieu la première édition virtuelle de l’événement Slam Poésie Trois-Rivières. Les trois organisatrices de la soirée, qui devait initialement avoir lieu au café Estrade populaire, se sont vues dans l’obligation de repenser le format de l’événement à la suite de la pandémie de la COVID-19. Joliane Dufresne, Coralie Gagnon et Annick Grégoire, les trois esprits derrière le chaleureux concept, ont introduit la soirée virtuelle armées de charmants micros en plastique, rappelant par le fait même que l’événement se veut être une occasion ludique de se rassembler pour partager cet amour des mots.

Les trois organisatrices de Slam Poésie Trois-Rivières lors de la soirée du 30 avril. Capture d’écran

Les critères de participation

Diffusée en direct sur Facebook et YouTube à partir de 20h, les organisatrices ont mentionné qu’adapter l’événement en format virtuel en fonction de la crise sanitaire actuelle avait été un défi de taille, mais qui leur permettaient néanmoins d’atteindre un plus grand public et d’avoir une plus grande visibilité. Ces dernières ont ensuite expliqué à la cinquantaine de spectateur.rice.s présent.e.s les critères auxquels devaient se conformer les poètes et les poétesses: même si les thèmes abordés étaient libres, dans la mesure où tous.tes pouvaient lire des poèmes traitant de sujets divers, les participant.e.s devaient se limiter à une lecture d’une durée de quatre minutes.

L’événement se veut être une occasion ludique de se rassembler pour partager cet amour des mots.

Bien que les organisatrices s’adressaient aux spectateur.rice.s en direct, les poèmes avaient toutefois été préenregistrés par les poètes et les poétesses. Pour demeurer authentique au concept de l’événement, Dufresne, Gagnon et Grégoire ont ensuite laissé le hasard parler pour choisir l’ordre des lectures lors du montage de la vidéo finale.

Créativité et humanité mises de l’avant

Après l’introduction emplie d’enthousiasme, ce fût le moment de laisser place aux poètes et aux poétesses; en tout, une vingtaine de personnes ont partagé avec le public leurs écrits. La soirée a commencé avec le slam de Dany Carpentier qui a scandé «j’te mitraille comme je t’aime» et avec la poésie d’Alexy Rhéaume-Ducharme qui a bercé les spectateur.rice.s en intégrant à ses mots des effets sonores qui rappelaient l’eau. Ensuite, Annick Grégoire, l’une des trois organisatrices, mais aussi poétesse, a lu des vers à saveur féministe, la caméra en plongée sur son calepin de note. Constance Chevrette et Ulysse Gagnon Plouffe ont, par la suite, lu leurs mots à l’audience qui ne faisait que partager son appréciation via les commentaires Facebook.

Marjolaine Tremblay-Paradis lors de sa lecture du 30 avril. Capture d’écran

Après le slam de Gagnon Plouffe, Marjolaine Tremblay-Paradis a récité sa douce poésie, qui combinait nature et tendresse, en lisant de son cahier de notes, le tout contribuant à rendre sa performance encore plus intime. Les mots de Coralie Guerlach, sous la forme d’une vidéo où fleurs et poésie dansaient harmonieusement, et de Chloé Rousseau se sont enchaînés au plus grand plaisir du public. Rousseau, avec son poème «Scintillant» a présenté une poésie à la fois sensible et relatable.

Un peu plus tard, la caméra fixée vers les nuages, sous une musique aérienne, Laurence Gaudreault a partagé ses écrits avec l’audience; la sensibilité et la douceur des mots de Gaudreault ont réussi, l’espace de quelques minutes, à nous transporter dans un univers de légèreté et de beauté. Joёlle Côté, Kim Lafortune et Lysandre Jobin ont ensuite livré leurs poèmes, suivi de Motojiro Pedro qui a récité quelques haïkus tirés de sa série «Impossible».

Les organisatrices ont invité le public à leur envoyer leur propre vidéo en préparation de la prochaine soirée de Slam Poésie.

Anick Martel, Roger Kemp et Gabriel Mondor ont aussi partagé leurs mots au public qui, après prendre quarante minutes de lecture, demeurait toujours aussi enjoué par la soirée. À ce moment, environ 70 personnes étaient présentes pour la première de l’événement en direct; c’est à cet instant que les vidéos de Marie-Andrée Fortin, Joliane Dufresne et Charles-Érick Matton ont été présentées. Finalement, la soirée s’est terminée avec les poèmes d’Élise Rivard, qui a lu un texte intitulé «Gaétan ou pourquoi toute pète le vendredi soir », et de Pierre Brouillette Hamelin, qui a présenté une performance qui rappelait l’ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response).

Le mot de la fin

Après une cinquantaine de minutes de lecture, les organisatrices sont réapparues dans nos écrans pour s’adresser au public qu’elles ont remercié chaleureusement de «s’être déplacé». Elles ont invité le public à leur envoyer leur propre vidéo en préparation de la prochaine soirée de Slam Poésie qui aura lieu le jeudi 28 mai à 20h; les intéressé.e.s ont jusqu’au 14 mai pour soumettre leur vidéo.

Chose certaine, même si une soirée virtuelle ne permet pas de vivre cette chaleur humaine propre aux soirées en présentiel, l’édition virtuelle de Slam Poésie a permis au public de visionner des lectures hétéroclites, diversifiées, mais surtout créatives. On pouvait presque, le temps de quelques poèmes, oublier la situation de crise actuelle.

Il est possible de visionner les lectures de la soirée du 30 avril sur la chaîne Youtube de l’événement ou encore via leur page Facebook.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here