Sortie d’album et spectacle: L’irrésistible ghetto d’Alexandre Désilets

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Alexandre Désilets a séduit le public de Trois-Rivières le 27 février dernier. Photo: A. Carignan
Alexandre Désilets a séduit le public de Trois-Rivières le 27 février dernier. Photo: A. Carignan

Le 27 février dernier, Alexandre Désilets était de passage à la salle Anaïs-Allard-Rousseau pour présenter le spectacle de son dernier album Fancy Ghetto. Celui qui a commencé en force l’année 2014 n’a pas terminé d’épater la galerie.

Changement de cap

C’est en 2008 qu’Alexandre Désilets est sorti au grand jour avec son premier album Escalader l’ivresse. Déjà prometteur, l’artiste a conquis bien des gens avec ses mélodies accrocheuses et sa voix si délicate et particulière. Avec La Garde, son deuxième album paru en 2010, il a exposé un côté plus dansant, montrant encore l’étendue de ses talents. Même si ce dernier était un peu plus rythmé, il gardait tout de même un pied dans la musique planante. Avec Fancy Ghetto, Alexandre Désilets a fait le grand saut vers la pop électro.

Son nouvel album, sorti en février dernier, a en effet une touche plus joyeuse et entrainante que ses précédents albums. C’est un changement auquel il pensait depuis déjà un bon moment. «Je savais déjà il y a trois ans que je m’en allais vers quelque chose qui bouge plus. J’en avais besoin pour la scène et pour faire autre chose avec la voix, faire des trucs plus soul et R&B. J’avais le gout de bouger plus sur scène, mais je n’avais pas une musique pour le faire. Donc je me suis muni d’outils pour pouvoir triper avec les musiciens», explique-t-il.

Recette gagnante

Déjà dans la liste des meilleurs albums de 2014, Fancy Ghetto plaira autant à ceux qui sont initiés au style d’Alexandre Désilets qu’à ceux qui ne le connaissent pas. Dès la première chanson, l’album dégage une joie de vivre et de l’énergie qui montrent un Alexandre Désilets plus qu’en forme. Ses mélodies entrainantes finissent souvent en vers d’oreille et se jumèlent à une musicalité recherchée et bien travaillée.

Il faut dire qu’Alexandre Désilets s’est encore une fois bien entouré pour mettre à terme ce nouvel album. Récidivant sa collaboration avec François Lafontaine (Karwa), il a ajouté à son équipe Olivier Langevin (Gros Méné et Galaxie), Sam Joly (Marie-Pier Arthur) et François Plante (Plaster) pour l’enregistrement de cet album. Avec une équipe aussi impressionnante, aucun doute à croire Alexandre Désilets lorsqu’il dit que l’album s’est enregistré en seulement 10 jours.

Ses mélodies entrainantes finissent souvent en vers d’oreille et se jumèlent à une musicalité recherchée et bien travaillée.

La fièvre de la danse

C’est avec charisme et mouvements qu’Alexandre Désilets s’est présenté devant la foule de la salle Anaïs-Allard-Rousseau le 27 février dernier. Accompagné de quatre musiciens, il abordait un habillement gentleman avec bretelles et nœud papillon défait. Au micro, il a ajouté à son interprétation quelques pas de danse, nouvel art qu’il a découvert lors de sa participation à Danse Lhasa Danse. Bref, tout pour plaire à son public.

Et c’est effectivement un spectacle plein d’énergie que présentait Alexandre Désilets pour la cinquième fois depuis le début de l’année. En plus de performer les entrainantes chansons de Fancy Ghetto, il a mis au gout du jour ses anciennes chansons telles que Fleur de peau, Si loin et La Garde. Mais la cerise sur le sundae a définitivement été le rappel où il a chanté Éphémère en version acoustique, sans micro, seulement accompagné de son guitariste. Nul besoin de dire que tous étaient sous le charme d’Alexandre Désilets à la fin de la soirée.

Pour plus d’informations, visitez le http://alexandredesilets.com/.

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