Spectacle d’improvisation vitrine de la LUITR pour la nouvelle saison 2022-2023

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Lundi le 26 septembre dernier avait lieu, au bar la Chasse-Galerie, le spectacle-vitrine (showcase) de la ligue d’improvisation de l’UQTR, la LUITR. Les quatre équipes s’y sont affrontées pour notre plus grande hilarité. Les nouvelles recrues, repêchées lors du camp de sélection du 19 septembre dernier, étaient de la partie. La LUITR promet cette année et ce sont 90 spectateurs insatiables qui peuvent le confirmer!

Quatre équipes équilibrées

L’équipe des Oranges. Crédits : Sophie Toutant-Paradis

Il est primordial de préciser d’abord en quoi la LUITR semble prometteuse pour cette saison 2022-2023. Ce ne sont pas seulement les rires de la foule. Ce ne sont pas seulement les capitaines qui ont toutes et tous la joute d’improvisation dans le sang. C’est surtout que nos quatre équipes semblent particulièrement équilibrées cette année.

En effet, les Oranges de Sophie Béland, les Bleus de Félix-Antoine Aubé-Lechasseur, les Verts de Jolaine Baril et les Rouges de Louis-Étienne Bellavance se tiennent parfaitement tête. Car toutes les équipes sont composées de membres complémentaires. Ainsi, l’on y trouve des puncher, des constructeurs, des joueurs/joueuses de soutien. Il y aura des équipes gagnantes et d’autres perdantes, tout au fil de la saison, certes; mais j’ose prédire que les finales seront rudes. Et ce, pour notre plus grande délectation.

Les alignements complets de la LUITR se trouvent sur leur page Facebook, juste ici.

Première partie : Rouges contre Oranges

Léa Pilote et Louis-Étienne Bellavance de l’équipe des Rouges. Crédits : Sophie Toutant-Paradis

Les équipes menées respectivement par Louis-Étienne Bellavance (Rouges) et par Sophie Béland (Oranges) se sont affrontées en première partie. Le tout sous l’arbitrage de l’officier maison, Frédéric Simon. Finalement, la sonorisation était assurée par Jolaine Baril et l’éclairage par Matthieu Valet.

La toute première improvisation vit les joueurs Oranges dans une comparée ayant pour thème « La foire ». Une machine surmenée y explose avant de laisser pour captifs deux joueurs à l’Expo de Trois-Rivières… Les Rouges, de leur côté, présentèrent un couple de parents invités à la même exposition trifluvienne par leur fils. Ce même fils, devenu sanguinaire, menaçait de les abattre avant de retourner l’arme contre lui.

Des mises en scène épiques

La troisième improvisation du match était de catégorie « inspirations musicale ». Les deux trames auraient pu être entendu dans une auberge médiévale, avec un caractère épique plus important pour la seconde.

Les Rouges présentèrent l’histoire d’un héro alcoolisé, mais prêt à défendre son village contre l’attaque d’un monstre. Alors que les Oranges mirent en scène une épopée navale, tous les joueurs étaient des membres d’équipage. Chapeau bas au duo technique Baril-Valet pour leur soutien sonore et visuel à ces improvisations.

Ce premier match fut remporté par l’équipe des Oranges avec la marque de 4 à 2. Rappelons que les Oranges n’avaient remporté aucun match lors de la dernière saison. C’est très bien parti pour eux. Les étoiles du match furent : Valérie Bettez pour les Rouges, Mégan Gervais pour les Oranges et l’étoile de l’arbitre fut décernée à Victor Pellerin des Oranges.

Frédéric Simon, arbitre de la première partie du spectacle. Crédits : Sophie Toutant-Paradis.

Éric Duhaime et le PCQ pour tête de turc

Deux des improvisations de cette demie virent le Parti conservateur provincial et son chef Éric Duhaime pour cible. Ainsi, un personnage était en thérapie, car il avait du mal dans ses relations amoureuses. Il manquait de confiance, trouvait son sexe trop petit et son apparence trop moche. Le thérapeute lui conseilla de respecter les femmes pour bâtir de meilleures relations. Le premier personnage, soulagé par ce conseil, s’exclama : « ben je ne voterai plus conservateur debord », au grand rire de la foule.

L’improvisation suivante avait pour catégorie « Pimp mon thème ». Les équipes se devaient de choisir parmi les extraits d’un discours d’Éric Duhaime pour développer leurs improvisations respectives.

De l’humour cabotin

Lors du match spectacle des capitaines, quelques blagues gratuites sur le chef du Parti conservateur du Québec ont également provoqué l’hilarité de la foule. Pourtant, il ne s’agissait ni de blagues recherchées, ni d’humour invité par le contexte d’une improvisation en particulier. On prend pour acquis que tout spectateur appréciera une chute humoristique en la mention du PCQ. Ainsi, le nom « Éric Duhaime » semble être uniquement utilisé comme une chute d’une tentative d’humour absurde.

Il est certain qu’un contexte culturel en milieu universitaire ne doit pas pulluler d’adhérents au Parti conservateur. Par contre, il est dommage qu’une ligne de pensée ridiculisant un parti politique, quel qu’il soit, soit présente à la LUITR (rappelons qu’il ne s’agit pas uniquement de blagues des joueurs, mais aussi de thématiques des impros), comme s’il était risible d’avoir une opinion divergente de la majorité. Et j’imagine un ou une spectatrice souhaitant voter pour ce parti, surprisE par le mépris lui étant réservé.

Les membres de la LUITR s’alarment probablement de la montée du PCQ dans les intentions de vote. Ils semblent en rire surtout. Par contre, ce n’est pas en ridiculisant une option politique divergente et marginalisée (et, pour le coup, contestataire) que la tendance pourra être renversée. Mais plutôt en contrant les idées d’un parti présent sur la scène démocratique avec des arguments – et non avec des tartes à la crème. Il est préférable de prendre le politique au sérieux, et ce, même dans l’humour.

Deuxième partie : Verts contre Bleus

L’équipe des Verts. Crédits : Valérie Bettez.

Le deuxième match du spectacle vitrine vit les Verts et les Bleus s’affronter sous l’arbitrage d’Alexandre Marchand. Léa Pilote et Alexandre Barbeau étaient respectivement à l’éclairage et à la sonorisation. L’animation était assurée par Louis-Étienne Bellavance et Sophie Béland.

La joute démarra d’emblée avec une improvisation baseball : un membre de chaque équipe est désigné pour faire une improvisation duo d’une minute avec trois joueurs de l’autre équipe, puis une improvisation solo. Le thème de cette baseball était « La machine ». Le joueur partant des Bleus était nul autre que le capitaine de la formation, Aubé-Lechasseur. Il s’imposa clairement comme un joueur structurant durant tous ses affrontements – et le match en entier. Son improvisation solo proposait d’ailleurs l’établissement du Parti politique UQTR. Ce parti construirait une machine pour prendre toutes les décisions à notre place. Une hilarante dystopie technocratique.

Accessoires à gogo

La troisième improvisation avait pour catégorie « avec accessoires ». Un balai et un seau à vadrouille devinrent tour à tour des armes, casques militaires et bâton de hockey. Ce fut probablement l’improvisation la plus intéressante sur le plan visuel : un excellent humour de vaudeville.

L’équipe des Bleus. Crédits : Valérie Bettez.

Une fin chantée ou horrifiante

La dernière improvisation avait pour catégorie « à la manière » d’une œuvre au choix des équipes. Les Verts choisirent une comédie musicale, alors que les Bleus préférèrent un film d’horreur. Il faut mentionner que ces deux genres sont en parfaite conformité avec le style de jeu respectif des capitaines Baril et Aubé-Lechasseur.

Pour les Verts, une mère épuisée laissait ses enfants aux bons soins de l’aïeule qui se voyait chanter un conte de Noël. Chez les Bleus, un couple emménagea dans un manoir pour se voir finalement croquer par un fantôme – le tout accompagné de la narration du capitaine.

Le score final vit les Verts victorieux avec la marque de 4 à 2. Les étoiles furent décernées à Sophie Toutant-Paradis pour les Verts, à Frédérique Hogue pour les Bleus et l’étoile de l’arbitre fut accordée à Nicolas Prévost des Verts.

Le premier match de la saison régulière aura lieu le lundi 17 octobre, 20h, à la Chasse-galerie.

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