The Vasts et The High Dials à Trois-Rivières: La scène underground de Montréal débarque au Zénob

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The Vasts a été la grande révélation du concert au Zénob. Photo: Julie Artacho
The Vasts a été la grande révélation de la soirée. Photo: Julie Artacho

Le Café-bar le Zénob recevait deux formations montréalaises le vendredi 17 janvier dernier. Si The High Dials est une formation plus connue dans le monde de la musique émergente et indie rock anglophone, il en va tout autrement pour les Montréalais The Vasts. Par contre, ne laissez pas les apparences vous berner en ce qui concerne ce groupe méconnu, car leur talent est indéniable.

Fort d’une prestation d’envergure au festival M pour Montréal, The High Dials semble avoir le vent dans les voiles. Ce groupe aux allures folk et indie vient tout juste de lancer un EP intitulé Yestergraves. Le quatuor exploite les effets du numérique avec un son empreint d’écho électrique. Le groupe propose une pop psychédélique foisonnante. C’est une musique que le band qualifie d’épique et qui s’articule autour de mélodies à la fois douces et amères. Ils étaient de passage au Zénob afin de jouer leurs nouveautés: «Ce sont de nouvelles chansons», a lancé dans le micro Trevor Anderson, le chanteur du groupe. L’endroit était idéal pour voyager dans un haut lieu de la musique underground de Montréal.

La grande surprise de la soirée

The Vasts s’est formé autour du musicien, ou plutôt de l’artiste, Nicolas Carette, il y a plus ou moins cinq ans. «Ce projet est né dans mon ordinateur, dans ma tête», lance le chanteur et meneur de la formation. Historien de formation, Carette voit la musique comme un peintre voit un tableau. «Quand tu composes, tu essaies de trouver le riff qui fait vibrer et qui n’est pas supposé être là, poursuit-il. La musique, c’est comme une peinture, tu mets des couleurs un peu partout, tu essaies de trouver ce qui fonctionne et de faire un tableau.»

Leur son est unique et original. Au départ, le groupe se voulait plutôt près du style de Trip Hop en alliant des accords country et folk, mais l’indie rock est probablement le meilleur terme pour qualifier sa musique. Les textures sonores sont complexes et la mélodie est planante, voire aérienne. La trompette, jouée par la Pointe-du-Laquoise Josianne Rouette, met en relief la mélancolie ambiante.

Le processus de création de celui qui écrit et compose la musique pour le groupe indie rock est fragmenté. La recherche musicale transcende les sons musicaux et est palpable. «C’est des heures dans le studio à gosser, à trouver les bons sons, lance-t-il. Je pars d’une idée, d’un riff. En somme, je compose par couches.»

«La musique, c’est comme une peinture, tu mets des couleurs un peu partout, tu essaies de trouver ce qui fonctionne et de faire un tableau.» – Nicolas Carette

Premier album en vue

The Vasts, qui a participé au dernier Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, prépare en ce moment un premier album. Ils sont d’ailleurs en studio avec le réalisateur Serge Nakauchi Pelletier qui a déjà travaillé avec Pawa Up First et Beast. Ce nouvel album sera mixé par Mathieu Parisien qui a déjà œuvré avec Karkwa et Patrick Watson. Par contre, le groupe n’a pas encore arrêté son choix sur un nom en particulier. Le mystère plane toujours.

Pour en savoir davantage sur The High Dials et The Vasts, vous pouvez vous rendre au www.thehighdials.net et www.thevasts.bandcamp.com.

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